Quand le CESE joue les architectes de l’avenir : un projet en vase clos ?
Le CESE promet une vision d’avenir, mais se contente de co-construire des résolutions dans une bulle. Qui a vraiment voix au chapitre ?
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Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a récemment annoncé une résolution qui, selon ses dires, ne peut se construire « en vase clos ». Pour ce faire, il a fait appel aux contributions des Conseils économiques, sociaux et environnementaux régionaux (CESER) et des Conseils de développement (Codev). Mais à quel point cette démarche est-elle réellement représentative des préoccupations des Français ?
Ce qui se passe réellement
Parce qu’une vision d’avenir ne peut se construire en vase clos, cette résolution s’est nourrie d’une démarche de co-construction inédite. Pour garantir un ancrage au plus près des réalités territoriales, le CESE s’est appuyé sur les contributions des CESER et des Codev. En parallèle, des journées délibératives réunissant un panel de citoyennes et citoyens tirés au sort ont permis de confronter ces réflexions aux préoccupations, aux inquiétudes et aux aspirations directes des Français. Ce dialogue continu entre le terrain, les citoyens et l’institution a été une boussole indispensable pour éclairer les 9 arbitrages portés par le CESE.
Pourquoi cela dérange
La promesse d’une co-construction semble séduisante, mais elle soulève des questions. Qui sont ces citoyens tirés au sort ? Sont-ils vraiment représentatifs de la diversité des opinions, ou s’agit-il d’un échantillon soigneusement sélectionné pour éviter les vagues de mécontentement ? Le CESE semble jouer à l’architecte d’un avenir radieux, tout en négligeant les fissures qui menacent le bâtiment.
Ce que cela implique concrètement
Les décisions prises par le CESE, en théorie, devraient répondre aux préoccupations des citoyens. Cependant, la réalité est souvent bien différente. Les 9 arbitrages, censés éclairer l’avenir, pourraient bien se transformer en promesses non tenues, laissant les Français dans l’expectative.
Lecture satirique
Le CESE nous promet un avenir radieux, mais n’est-ce pas là une belle ironie ? Alors que les citoyens sont invités à participer, les véritables décisions semblent déjà prises. C’est un peu comme si l’on demandait à un enfant de choisir son dessert, tout en lui offrant uniquement des brocolis. La déconnexion entre les discours politiques et la réalité est frappante.
Effet miroir international
En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec des régimes autoritaires qui prétendent consulter le peuple tout en imposant des décisions unilatérales. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont leur propre manière de « co-construire » des résolutions, souvent au détriment de la démocratie. Le CESE ne serait-il pas en train de prendre un chemin similaire, en se contentant d’une façade de participation ?
À quoi s’attendre
Si cette méthode de co-construction se poursuit, on peut s’attendre à un avenir où les décisions sont prises dans des cercles restreints, tout en prétendant consulter le peuple. Les promesses de dialogue pourraient bien se transformer en une simple illusion, laissant les citoyens sur le bord de la route.
Sources





