Deux anciens salariés du CHU de Toulouse ont inventé une solution pour mieux gérer le matériel médical et le mobilier dans les grosses structures comme les hôpitaux. En trouvant plus rapidement la ressource disponible et en la réutilisant, cet outil permet d’économiser des centaines de milliers d’euros.
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Pourquoi jeter du matériel en bon état ? Comment trouver rapidement une table de chevet ou un chariot de soins sans passer par la case achat ? Comment utiliser tout ce qui dort en réserve ? Ces questions, Audrey Bellan et Adrien Lefèvre, les co-fondateurs de CEVEOP se les sont posées dans leur précédente vie professionnelle. Ils occupaient alors des fonctions de support au CHU (Centre hospitalier universitaire) de Toulouse.
Témoins de la recherche constante de matériel du côté des soignants, des difficultés budgétaires de l’hôpital et du nombre important de départs à la benne de matériel inutilisé, ils ont imaginé, pendant la crise du Covid-19, une solution de mise en relation de l’offre et de la demande. « Le bon coin du CHU », surnommé ainsi en référence au site bien connu du grand public, montre rapidement son efficacité.
600 000 € d’achats évités en deux ans au CHU de Toulouse
« En deux ans, 600 000 € d’achats ont été évités avec une réduction de l’empreinte carbone équivalent à 350 tonnes de CO2. Cela nous a valu un prix de la Fédération hospitalière de France », raconte Audrey Bellan, co-fondatrice de CEVEOP et directrice générale de la société Performaa, éditrice de logiciels.

Le petit outil Excel fait parler de lui et les besoins se font ressentir hors du CHU de Toulouse qu’Audrey Bellan et Adrien Lefèvre quittent pour lancer CEVEOP, en décembre 2024, à Montrabé. « Il nous fallait quelque chose de plus puissant, nous avons imaginé un logiciel capable de piloter tout le cycle de vie des ressources matérielles, de tracer ces ressources pour qu’elles puissent aller de service en service jusqu’à leur sortie définitive », explique encore Audrey Bellan.
Grâce à l’utilisation d’un QR code couplé à de l’intelligence artificielle pour identifier et tracer le matériel, CEVEOP veut se démarquer des inventaires classiques et fastidieux et renforcer la collaboration entre services.
Banques, administrations, universités : les prochains clients à séduire
Le centre hospitalier de Metz est le premier à signer un contrat, ce qui lui permet de réaliser 100 000 € d’économies. Aujourd’hui, après une première année complète d’exploitation, le logiciel a séduit une douzaine de clients dont le groupe hospitalier AP-HP Sorbonne Université. CEVEOP ambitionne d’atteindre 60 contrats d’ici deux ans et un chiffre d’affaires de 1,3 million d’euros.
« Nous sommes en train d’étendre la proposition aux consommables biomédicaux, comme les masques à oxygène, les compresses encore sous protection stérile. On sait qu’on peut éviter un gros gaspillage et générer d’énormes économies. L’hôpital reste notre cœur de cible, c’est notre histoire. Mais nous visons aussi les administrations, les banques et toutes les grosses structures qui disposent de matériel en nombre », poursuit Audrey Bellan qui indique avoir récemment signé avec l’Université de Toulouse.
Quand le Bon Coin des Hôpitaux Révèle l’Incompétence des Décideurs
Deux anciens salariés du CHU de Toulouse ont créé un outil pour gérer le matériel médical, évitant ainsi des centaines de milliers d’euros de dépenses. Une solution qui soulève des questions sur l’inefficacité des politiques publiques.
Dans un monde où l’on jette encore des équipements médicaux en bon état, deux anciens employés du CHU de Toulouse, Audrey Bellan et Adrien Lefèvre, se sont demandé : pourquoi ne pas réutiliser ce qui est déjà là ? Pendant la crise du Covid-19, ils ont imaginé un système de mise en relation pour éviter le gaspillage. Ce « Bon Coin du CHU » a rapidement prouvé son efficacité, mais il soulève une question cruciale : pourquoi les hôpitaux doivent-ils compter sur des solutions innovantes de leurs propres employés pour résoudre des problèmes que les décideurs semblent ignorer ?
Ce qui se passe réellement
Au cœur de cette initiative, un constat alarmant : les soignants peinent à trouver le matériel nécessaire, tandis que des budgets serrés poussent à jeter des équipements encore utilisables. En deux ans, le CHU de Toulouse a évité 600 000 € d’achats, tout en réduisant son empreinte carbone de 350 tonnes de CO2. Un prix de la Fédération hospitalière de France a même récompensé cette initiative. Mais pourquoi attendre qu’un petit outil Excel devienne une solution miracle pour un problème aussi évident ?
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière l’absurdité d’un système où les hôpitaux doivent innover pour compenser les lacunes des politiques publiques. Pendant que des millions sont gaspillés dans des projets inefficaces, des solutions simples et efficaces émergent de la base. Cela remet en question la compétence de ceux qui prennent les décisions. Pourquoi des millions d’euros sont-ils investis dans des technologies inutiles alors qu’une simple réutilisation du matériel pourrait faire l’affaire ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette innovation sont significatives. En évitant le gaspillage, CEVEOP ne se contente pas de faire des économies, mais contribue aussi à une gestion plus responsable des ressources. Cela soulève une question : si des solutions aussi simples peuvent être mises en œuvre par des employés, pourquoi les décideurs ne prennent-ils pas ces initiatives au sérieux ?
Lecture satirique
Il est ironique de constater que ce sont des employés, et non les décideurs, qui trouvent des solutions aux problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés. Pendant que les politiciens se battent pour des postes et des budgets, des innovations comme celle-ci montrent que la vraie créativité se trouve souvent là où l’on s’y attend le moins. La promesse d’une gestion efficace des ressources semble être un discours déconnecté de la réalité, où les véritables héros sont ceux qui travaillent sur le terrain.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas unique à la France. Dans des pays comme les États-Unis ou la Russie, des systèmes de santé en crise montrent également que l’innovation vient souvent de la base. Pendant que les gouvernements se concentrent sur des politiques autoritaires, les véritables solutions émergent des citoyens qui cherchent à améliorer leur quotidien. Une leçon à méditer pour tous ceux qui croient que le changement doit venir d’en haut.
À quoi s’attendre
Si CEVEOP continue sur sa lancée, on peut s’attendre à une adoption croissante de ce type de solution dans d’autres secteurs. Les hôpitaux, les administrations et même les banques pourraient bénéficier de cette approche. Mais cela soulève une question : les décideurs seront-ils capables de reconnaître et d’adopter ces innovations, ou continueront-ils à ignorer les voix de ceux qui sont sur le terrain ?
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