Une nouvelle saison démarre ce week-end aux Tipis du bonheur de Vivre mais cette fois-ci sans Jean Lemoro. Le créateur de ce camp amérindien situé à Brûlon passe la main après 25 ans d’activité. C’est désormais Sylvain Masson et Céline Richard, deux anciens militaires, qui gèrent la structure.
Table Of Content
- À lire aussi
- Des tipis, des Amérindiens et des chiens-loups
- Beaucoup d’émotion pour Jean Lemoro
- « Quand j’ai vu les Indiens parader en tenue traditionnelle j’ai pleuré »
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
C’est une page de l’histoire du tourisme en Sarthe qui se tourne. 25 ans après avoir créé les Tipis du Bonheur de Vivre, Jean Lemoro a décidé de passer la main « avec une certaine émotion« . Ce camp amérindien situé à Brûlon dans l’ouest de la Sarthe est désormais géré par Sylvain Masson et Céline Richard. Ce couple d’anciens militaires, originaire de l’Est de la France, est tombé sous le charme de ce camping thématique dédié à la culture amérindienne. « Notre carrière dans l’armée nous a beaucoup plu mais nous ne voulions pas être affectés à Paris » explique Sylvain, ancien commandant de la base militaire de Narbonne. « Nous voulions trouver autre chose. Ce qui nous intéresse, c’est le contact avec le public et des choses authentiques, pures, pleines de valeurs et de sentiments« . Alors quand le précédent repreneur se désiste, Sylvain et son épouse Céline sautent sur l’occasion. »Les campings de tipis, il y en a une quarantaine en France. Par contre, des camps de tipis avec une culture amérindienne aussi profonde et avec des Amérindiens natives. Oui, j’ai été surpris. En Sarthe, c’est vraiment étonnant mais c’est vraiment génial aussi. On est quasiment unique« .
Des tipis, des Amérindiens et des chiens-loups
Le camp compte désormais 17 tipis de 2 à 10 places. D’autres devraient être créés à l’avenir, plus cocooning. Les soirées à thème sont conservées avec la présence de véritables Amérindiens. « On garde évidemmnt les contes et les légendes de la culture amérindienne. On a des Amérindiens qui sont avec nous pendant toute la saison. Il y en a certains qui vivent en Europe, parfois en France, sinon on les fait venir des USA ou du Mexique« . Parmi les nouveautés, il y a cet enclos pour animaux déjà occupés « par trois chiens-loups » précise Céline Richard. « On aura le plaisir de les entendre chanter le soir, la nuit, pour une immersion encore plus intense« . Des jeux thématiques pour enfants ont été créés comme le lancer de Tomahawk ou encore des énigmes. 2000 scolaires sarthois vont visiter le camp cette année.
Beaucoup d’émotion pour Jean Lemoro
C’est donc la première fois que le camp amérindien ne sera pas dirigé par son créateur Jean Lemoro qui fait part de son émotion. Ce passionné de culture amérindienne se souvient des débuts à Maigné il y a 25 ans. « Ça a été épique. Tout le monde rigolait. Les gens se disaient : il y a un fou qui est là. Il arrive de Paris, il ne connaît rien à la campagne. Et puis il veut faire un camp amérindien. Pourquoi ? Comment ? Ils ne comprenaient pas« . Il n’y pas que les habitants qui sont dubitatifs. Lors que le projet est présenté au conseil municipal de Brûlon, le projet est adopté à une voix près. Mais la notoriété et le succès sont là. Et puis il y a aussi le travail avec les écoles. « Il faut quand même savoir qu’on recevait à peu près 2500 ou 3000 enfants par an des écoles de la Sarthe. Ils poussaient leurs parents à venir aux Tipis. C’est là que ça a commencé à bouger. Je dirais que sur 25 ans d’exploitation, on est à peu près à l’aise depuis dix ans, pas plus« .
« Quand j’ai vu les Indiens parader en tenue traditionnelle j’ai pleuré »
Jean Lemoro ne sera plus à la tête de l’hôtel Le Ranch. Un établissement de huit chambres au coeur de Brûlon lui aussi dédié à la culture amérindienne. C’est Aurélio Gaïer, un de ses anciens employés, qui reprend l’affaire. Une histoire de succession car Aurélio a fréquenté le camp des Tipis du bonheur de Vivre lors d’un séjour familial. « C’était en 2013, suite au mariage de mes parents. Ils avaient reçu une Wonderbox. C’était à la mode à cette époque. On est sortis de là émerveillés ». Le jeune homme qui suit des études pour devenir designer de jeux vidéo, part ensuite avec Jean Lemoro aux États-Unis, dans le Montana, dans un camp amérindien. « Avec la chance de les voir parader en tenue traditionnelle et sans comprendre pourquoi, des larmes se sont mises à couler le long de mes joues. Et c’est à partir de ce moment là que ma vie a changé petit à petit, que j’ai commencé à vriller dans cet univers« .
Pour Jean Lemoro, c’est une statisfaction de voir que l’aventure continue même sans lui.« Le plus difficile, c’est de créer. Maintenant, je laisse à d’autres personnes, à l’hôtel comme aux Tipis, le soin de perdurer. Le travail que j’ai fourni, il n’est pas tombé à l’eau ». Les huit chambres entièrement décorées sont régulièrement occupées par des ouvriers et des commerciaux qui travaillent à Brûlon hors saison et par une clientèle française et internationale, notamment lors des grands événements sur le circuit de la Sarthe.
Quand l’armée rencontre le camp amérindien : une saison sans Jean Lemoro
Une nouvelle saison démarre aux Tipis du Bonheur de Vivre, mais sans son créateur. Jean Lemoro passe la main à deux anciens militaires, une transition qui soulève des questions sur l’authenticité et l’avenir de ce camp amérindien.
Ce week-end, les Tipis du Bonheur de Vivre, ce joyau du tourisme en Sarthe, entament une nouvelle saison. Mais voilà, Jean Lemoro, le visionnaire derrière ce camp amérindien, tire sa révérence après 25 ans d’aventures. Sylvain Masson et Céline Richard, un couple d’anciens militaires, prennent les rênes. Qui aurait cru qu’un ancien commandant de base militaire se retrouverait à gérer un camp dédié à la culture amérindienne ? C’est un peu comme si un général se mettait à vendre des hot-dogs à la sortie d’un concert de rock.
Ce qui se passe réellement
Jean Lemoro, avec une émotion palpable, a décidé de passer la main. Ce camp, situé à Brûlon, est désormais sous la direction de Sylvain et Céline, qui, après avoir quitté l’armée, ont décidé de se lancer dans l’aventure du camping thématique. Sylvain, ancien commandant de la base militaire de Narbonne, explique : « Notre carrière dans l’armée nous a beaucoup plu mais nous ne voulions pas être affectés à Paris« . On se demande alors : le contact avec le public, c’est bien, mais est-ce que cela suffit à faire vivre une culture aussi riche et complexe que celle des Amérindiens ?
Le couple a sauté sur l’occasion lorsque le précédent repreneur s’est désisté. Sylvain s’émerveille : « En Sarthe, c’est vraiment étonnant mais c’est vraiment génial aussi. On est quasiment unique« . Unique, oui, mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
La transition de Lemoro à Masson et Richard soulève des incohérences. Comment des anciens militaires peuvent-ils vraiment comprendre et transmettre la profondeur de la culture amérindienne ? La promesse d’une immersion authentique semble vaciller. Les soirées à thème avec des Amérindiens, qui viennent parfois des États-Unis ou du Mexique, sont-elles suffisantes pour garantir une expérience authentique ?
Ce que cela implique concrètement
Avec 17 tipis et des activités pour les enfants comme le lancer de tomahawk, les Tipis du Bonheur de Vivre semblent vouloir séduire un public familial. Mais la question demeure : est-ce que cette approche ludique ne dénature pas la culture qu’elle prétend célébrer ?
Lecture satirique
Il est ironique de voir des anciens militaires, souvent associés à des discours de puissance et de domination, se muer en gardiens d’une culture qui prône la paix et l’harmonie avec la nature. Ce décalage entre promesse et réalité est frappant. On pourrait presque imaginer un sketch comique où des soldats en uniforme tentent de raconter des contes amérindiens autour d’un feu de camp, tout en gardant leur sérieux militaire.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, où des gouvernements tentent de s’approprier des cultures pour des raisons politiques. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, le mélange de militarisme et de culture est souvent une recette explosive.
À quoi s’attendre
Avec cette nouvelle direction, il est difficile de dire si les Tipis du Bonheur de Vivre continueront d’attirer les foules. Les promesses d’authenticité risquent de se heurter à la réalité d’une gestion plus commerciale que culturelle.



