Quand l’Algérie cherche à récupérer ses fonds, la France fait la sourde oreille

L’Algérie tente de récupérer des millions détournés, mais la France semble jouer les fantômes. Ironie ou cynisme ?

Dans un monde où la transparence est souvent un mot à la mode, l’Algérie a décidé de faire le ménage dans ses affaires financières. Lors d’un récent conseil des ministres, le ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, a exposé les efforts de l’Algérie pour récupérer des fonds publics détournés, placés à l’étranger. Une belle initiative, n’est-ce pas ? Sauf que, côté français, c’est le silence radio total.

Ce qui se passe réellement

Pour faire simple, l’Algérie a adressé 33 demandes judiciaires à la Suisse, dont 20 ont été acceptées. Résultat : plus de 110 millions de dollars récupérés. Bravo, la Suisse ! Pendant ce temps, le président Abdelmadjid Tebboune a remercié la Suisse et l’Espagne pour leur coopération. Mais qu’en est-il de la France ?

Eh bien, l’Algérie a envoyé 61 demandes judiciaires à la France, et devinez quoi ? Aucune réponse. Silence. Rien. Pourtant, des accords de coopération judiciaire existent entre les deux pays. On pourrait presque croire que la France a un talent particulier pour ignorer les demandes algériennes.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence flagrante. D’un côté, l’Algérie s’efforce de récupérer des fonds détournés, et de l’autre, la France semble avoir décidé de jouer à cache-cache. Les accords existent, mais les résultats sont absents. Cela soulève des questions sur la volonté réelle de la France d’aider son ancien colonisé à faire le ménage. Est-ce une question de politique ou simplement une question de fierté ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : l’Algérie continue de perdre des millions, tandis que la France, en refusant de coopérer, renforce l’idée d’un double standard. D’un côté, on prône la lutte contre la corruption, de l’autre, on refuse de répondre à des demandes légitimes. C’est un peu comme dire « nous sommes pour la justice », tout en fermant les yeux sur les abus.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. La France, qui se veut le champion des droits de l’homme et de la justice, se retrouve à ignorer des demandes d’assistance judiciaire. Cela ressemble à une promesse faite à un ami, mais que l’on oublie dès qu’il s’agit de passer à l’action. Un vrai numéro de funambule politique.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières algériennes, on peut établir un parallèle avec d’autres pays où les gouvernements autoritaires font fi des demandes de justice. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, la tendance à ignorer les demandes de coopération judiciaire est un symptôme d’un malaise plus profond. La justice, semble-t-il, est souvent une question de convenance.

À quoi s’attendre

À moins que la France ne décide de sortir de son mutisme, on peut s’attendre à ce que l’Algérie continue de chercher ses fonds, avec peu de soutien de l’Hexagone. Les relations bilatérales pourraient en souffrir, et la question de la coopération judiciaire restera sur la table, sans réponse.

Sources

Source : observalgerie.com

Visuel — Source : observalgerie.com
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