Quand la VRT met en quarantaine les langues étrangères : silence, on coupe !

Vive le service public, tant qu’il ne coûte pas un centime !

La rédaction de VRT NWS vient d’annoncer une décision plus qu’encombrante : la fin du service langues étrangères. Un projet qui, à travers les décennies, a tenté de bâtir des ponts entre les communautés. Mais que représente vraiment l’écho de ces ponts face à la richesse des coupes budgétaires ?

Ce qui se passe réellement

« Nous sommes confrontés à une décision difficile, » explique la VRT. Il semble que la passion et le dévouement des journalistes se heurtent à la brutalité des chiffres. Eric Steffens, vétéran de 40 ans, précise : « Des raisons budgétaires. » Ce sont les rituels de coupes budgétaires si familiers dans un paysage médiatique en crise. Le gouvernement flamand a coupé les budgets, et la mer des économies s’annonce houleuse.

L’arrêt de la version francophone de VRT, qui touchait seulement 0.5 à 1% des audiences générales, souligne l’absurdité de la situation. Le public francophone pourrait bien s’y perdre, mais au final, qui a vraiment besoin de diversifier l’information quand le mot d’ordre est d’économiser ?

Pourquoi cela dérange

C’est un peu comme si l’on décidait de fermer une piscine parce que les canards ne paient pas leur entrée. L’argument « pas assez d’audience » fait un joli clin d’œil à la logique économique : faire des économies, mais à quel prix ? La fin des langues étrangères signifie-t-elle aussi qu’ils renoncent à l’ouverture d’esprit au profit d’une bulle linguistique infranchissable ? La VRT a beau être une institution, elle ressemble de plus en plus à un navire en cours de naufrage, où seuls les passagers qui parlent la langue de l’économie sont sauvés.

Ce que cela implique concrètement

La fin d’un service qui faisait la fierté de l’institution n’est pas qu’une simple statistique : c’est une perte de culture, d’échanges et d’interconnexions. Avec 20% des articles de VRT Nieuws écrits par l’équipe de langues étrangères, la copulation d’idées s’amenuise inéluctablement. Et si ces ponts s’écroulent, qui viendra faire la traversée ?

Lecture satirique

Il semble que, dans une Flandre où tout le monde crie au sectarisme, on préfère les échos d’une seule langue au débat. En réalité, la VRT joue à l’économe avec la démocratie, tout en se vantant que le service public doit « avant tout » satisfaire un public plus large. Mais si cela implique de sacrifier la diversité sur l’autel des économies, à quoi bon prétendre à une démocratie de qualité ?

Effet miroir international

Les dérives se font écho à l’international. Aux États-Unis, le rejet de la diversité dans le langage des médias entraîne des conséquence similaires. En Russie, la censure a atteint des sommets absents en Belgique, mais qui peut dire où ce chemin pourrait mener ? La VRT, par choix, se présente comme l’écho d’un autoritarisme latent où seul le langage du pouvoir compte.

À quoi s’attendre

Avec ce recadrage, le paysage médiatique se verra renforcer par un monopole linguistique. Les enjeux sont clairs : moins de diversité, moins de voix, moins de débats. La tendance vers l’économisation risque de mettre encore plus sous silence les petites voix qui offrent un éclairage critique.

Sources

Source : www.lalibre.be

Visuel — Source : www.lalibre.be

En fin de compte, qui a dit que la diversité linguistique était une richesse ? La VRT semble vouloir nous le faire oublier, mais espérons que le bruit des canards retentisse encore longtemps dans les couloirs du pouvoir.

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