Responsable scientifique : Gilles BRACHOTTE (CIMEOS)
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Partenaires : Gilles BRACHOTTE, Professeur en Sciences de l’information et de la Communication, Université Bourgogne Europe, CIMEOS – Léonard HEYERDAHL, Docteur en anthropologie médicale, Unité Anthropologie et Ecologie de l’Emergence des Maladies, Département Santé Globale, Institut Pasteur de Paris – Romy SAUVAYRE, Maîtresse de conférences HDR en sociologie, Université Clermont Auvergne, Clermont Auvergne INP, Laboratoire de Psychologie Sociale et Cognitive (UMR CNRS).
Financement : ANRS MIE.
Durée : 18 mois (01/01/2026 – 30/06/2027)
Résumé du projet : Le projet PADMEN (Propagation et Analyse des Discours sur le Métapneumovirus humain dans l’Écosystème Numérique) s’inscrit dans le champ émergent de l’infodémiologie et vise à analyser, dans une perspective pluridisciplinaire, les dynamiques de circulation des discours numériques relatifs au métapneumovirus humain (HMPV). Dans un contexte post-Covid marqué par une intensification des phénomènes de désinformation en santé, ce projet propose d’étudier de manière intégrée les mécanismes de production, de diffusion et de réception des contenus informationnels sur plusieurs plateformes numériques (X, Facebook, Instagram, TikTok, YouTube), afin de mieux comprendre les logiques de viralisation, les trajectoires discursives et les conditions d’adhésion aux récits infodémiques.
L’originalité de PADMEN réside dans son approche systémique et multi-plateformes, encore peu développée dans la littérature, ainsi que dans son articulation étroite entre analyses qualitatives des discours et modélisation quantitative des circulations informationnelles. Il ambitionne ainsi de produire à la fois des avancées scientifiques significatives et des recommandations opérationnelles à destination des autorités sanitaires, notamment l’ANRS MIE.
Dans ce dispositif, Gilles Brachotte, Professeur en Sciences de l’Information et de la Communication à l’UR CIMEOS, spécialiste reconnu des dynamiques de circulation de l’information sur les réseaux socionumériques, est à la fois membre du comité de pilotage et responsable du Work Package 4, dédié à l’analyse des trajectoires de propagation et des mécanismes de viralité. Son rôle consiste à modéliser les dynamiques de diffusion des contenus, en identifiant les réseaux d’acteurs, les communautés impliquées et les interactions qui structurent la circulation des discours sur X. Cette analyse permet de mettre en évidence les points de bascule — émergence, amplification, décroissance — qui caractérisent les phénomènes infodémiques, et constitue un apport déterminant pour comprendre comment certaines informations accèdent à une visibilité massive tandis que d’autres restent marginales. À ce titre, son travail se situe au cœur même de la problématique scientifique du projet, en fournissant les clés d’interprétation des logiques de viralité. Son expertise acquise dans le pilotage de projets structurants tels que COCKTAIL et BEELZEBOT, centrés respectivement sur la détection de signaux faibles et l’identification de stratégies de manipulation de l’information, constitue un atout majeur pour PADMEN. Elle permet d’ancrer le projet dans une trajectoire scientifique solide et de renforcer sa capacité à produire des outils innovants de détection précoce des phénomènes infodémiques.
Quand la Science se Frotte à la Désinformation : Le Projet PADMEN en Équilibre Précaire
Un projet ambitieux pour analyser le métapneumovirus, mais dans un monde où la désinformation règne, est-ce vraiment la priorité ?
INTRODUCTION : Le projet PADMEN, dirigé par Gilles Brachotte, se propose d’étudier la circulation des discours sur le métapneumovirus humain dans l’écosystème numérique. Une initiative louable, mais qui semble un peu décalée dans un contexte où la désinformation en santé est devenue un sport national. Qui aurait cru que la science devait se battre contre des trolls sur TikTok ?
Ce qui se passe réellement
Le projet PADMEN (Propagation et Analyse des Discours sur le Métapneumovirus humain dans l’Écosystème Numérique) s’inscrit dans le champ émergent de l’infodémiologie. Il vise à analyser les dynamiques de circulation des discours numériques relatifs au métapneumovirus humain (HMPV) dans un contexte post-Covid. Les chercheurs se pencheront sur les mécanismes de production, de diffusion et de réception des contenus sur des plateformes comme X, Facebook, Instagram, TikTok et YouTube. L’originalité de PADMEN réside dans son approche systémique et multi-plateformes, combinant analyses qualitatives et modélisation quantitative. Le projet, financé par l’ANRS MIE, durera 18 mois, de janvier 2026 à juin 2027.
Pourquoi cela dérange
Dans un monde où les fake news se propagent plus vite qu’un virus, la question se pose : pourquoi se concentrer sur un virus qui, avouons-le, n’a pas encore fait la une des journaux comme le dernier mème viral ? Les incohérences sont frappantes : alors que les autorités sanitaires peinent à lutter contre la désinformation, on s’attaque à un virus qui, pour l’instant, semble moins préoccupant que les dernières théories du complot sur les réseaux sociaux.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette recherche pourraient être significatives, mais elles risquent de se heurter à un mur de scepticisme. Les recommandations opérationnelles à destination des autorités sanitaires pourraient bien se perdre dans le bruit ambiant des discours infodémiques. En d’autres termes, les efforts pour éclairer la population pourraient être noyés sous une avalanche de contenus sensationnalistes.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que, dans un monde où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité, un projet scientifique se retrouve à devoir justifier son existence face à des trolls du numérique. Les promesses de transparence et de vérité se heurtent à la réalité d’un écosystème où la désinformation est reine. Peut-être que la solution serait de créer un mème sur le métapneumovirus pour capter l’attention ?
Effet miroir international
Dans un contexte où des pays comme les États-Unis et la Russie utilisent la désinformation comme arme politique, le projet PADMEN pourrait sembler dérisoire. Pourtant, il met en lumière une lutte essentielle contre des dérives qui, à l’échelle mondiale, sapent la confiance dans la science et les institutions. Si seulement les décideurs politiques prenaient exemple sur ces chercheurs, peut-être que la situation serait moins catastrophique.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que les chercheurs de PADMEN devront naviguer dans un océan de désinformation, tout en essayant de faire entendre leur voix. Les tendances actuelles montrent que la lutte contre la désinformation sera un combat de longue haleine, et il est difficile de dire si les résultats de ce projet seront entendus au-delà des cercles académiques.




