
Table Of Content
- Des traitements innovants pour ralentir la maladie
- Prendre en charge les plaies pour éviter l’amputation
- Quels facteurs de risque et quelles conséquences ?
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
À 79 ans, Hortense est une battante. Depuis plus de 10 ans, elle lutte contre plusieurs maladies vasculaires. Tout commence pour elle avec la découverte de son hypertension artérielle et le diagnostic de son diabète.
« Surveillez le diabète. Le diabète vous ronge de l’intérieur. Quand vous le découvrez, les dégâts sont déjà très importants. »
Hortense, atteinte de maladies vasculaires
Après plusieurs années sous traitement médicamenteux, en 2021, une première complication surgit : l’insuffisance rénale. Depuis, elle vient dans ce service 3 fois par semaine pour se faire dialyser.
Des traitements innovants pour ralentir la maladie
Ce service accueille chaque semaine 140 malades. En Martinique, chaque année, ce sont 90 nouveaux patients dialysés, près de la moitié est diabétique. Pour le docteur Violaine Émal, aujourd’hui, la dialyse peut être évitée.
« On a des molécules aujourd’hui qui permettent vraiment de contrôler l’évolution de la pathologie. C’est vraiment un comprimé par jour. Normalement, tous les patients qui ont ce type d’atteinte devraient bénéficier de ce traitement qui permet de ralentir. C’est une révolution médicale. »
Dr Violaine Émal, néphrologue, médecin directeur de la STEER / Centre de Néphrologie dialyse
En plus de l’insuffisance rénale, Hortense accumule deux autres maladies vasculaires : une au niveau des artères du cœur et une seconde sur les jambes. C’est cette dernière complication qui a conduit à l’amputation de sa jambe gauche il y a deux ans. La maladie continue d’évoluer.
« Ça fait mal. En ce moment, c’est l’orteil de l’autre jambe. Je vous assure qu’on fait tout ce qu’il faut pour éviter que ça n’arrive de nouveau. »
Hortense
Prendre en charge les plaies pour éviter l’amputation
Depuis six ans et demi, le CHUM est doté d’un centre de plaies et de cicatrisation baptisé « M@diCICAT ». Son objectif : éviter l’amputation aux patients porteurs de plaies chroniques qui ont du mal à cicatriser. En 2024, le CHUM a réalisé 235 amputations, un chiffre constant depuis 25 ans.
« Si le diagnostic est fait très rapidement, que l’on peut accéder à une revascularisation rapide chez le patient qui va permettre d’amener du sang au niveau de la jambe et du pied, on va pouvoir limiter le niveau d’amputation avec des amputations mineures au niveau des orteils. »
Nathalie Dupont-Lenglin, médecin vasculaire, cheffe du service de centre de cicatrisation de M@dicicat
Hortense nous le rappelle : pour éviter les complications, le seul moyen reste un suivi régulier, un dépistage précoce et une bonne hygiène de vie.
Quels facteurs de risque et quelles conséquences ?
Les maladies vasculaires touchent principalement les personnes atteintes d’hypertension, de diabète ou de dyslipidémies (cholestérol), ainsi que les personnes obèses ou fumeuses (bien que le tabagisme soit moins fréquent aux Antilles). Ce sont des maladies chroniques qui s’aggravent avec l’âge, dans un département qui s’apprête à devenir l’un des plus âgés de France. Elles concernent donc particulièrement les personnes âgées.
La maladie vasculaire entraîne des troubles de la circulation sanguine pouvant atteindre différentes parties du corps : le cœur (infarctus du myocarde), le cerveau (AVC), les reins (insuffisance rénale), les jambes (artériopathie des membres inférieurs), mais aussi le tube digestif (infarctus mésentérique).
Quand la santé devient un combat : le parcours d’Hortense face aux maladies vasculaires
À 79 ans, Hortense se bat contre des maladies qui ne laissent que peu de répit. Un parcours qui soulève des questions sur notre système de santé et les promesses politiques.
À 79 ans, Hortense est une battante. Depuis plus de 10 ans, elle lutte contre plusieurs maladies vasculaires. Tout commence pour elle avec la découverte de son hypertension artérielle et le diagnostic de son diabète. « Surveillez le diabète. Le diabète vous ronge de l’intérieur. Quand vous le découvrez, les dégâts sont déjà très importants », avertit-elle, un constat amer qui résonne comme un cri d’alarme dans un monde où la santé semble être un luxe.
Ce qui se passe réellement
Après plusieurs années sous traitement médicamenteux, en 2021, une première complication surgit : l’insuffisance rénale. Depuis, elle vient dans ce service trois fois par semaine pour se faire dialyser. Ce service accueille chaque semaine 140 malades. En Martinique, chaque année, ce sont 90 nouveaux patients dialysés, près de la moitié étant diabétiques. Pour le docteur Violaine Émal, aujourd’hui, la dialyse peut être évitée. « On a des molécules aujourd’hui qui permettent vraiment de contrôler l’évolution de la pathologie. C’est vraiment un comprimé par jour. Normalement, tous les patients qui ont ce type d’atteinte devraient bénéficier de ce traitement qui permet de ralentir. C’est une révolution médicale », explique-t-elle.
En plus de l’insuffisance rénale, Hortense accumule deux autres maladies vasculaires : une au niveau des artères du cœur et une seconde sur les jambes. C’est cette dernière complication qui a conduit à l’amputation de sa jambe gauche il y a deux ans. La maladie continue d’évoluer. « Ça fait mal. En ce moment, c’est l’orteil de l’autre jambe. Je vous assure qu’on fait tout ce qu’il faut pour éviter que ça n’arrive de nouveau », confie-t-elle, résignée mais déterminée.
Pourquoi cela dérange
Le CHUM, où Hortense reçoit ses soins, est doté d’un centre de plaies et de cicatrisation, M@diCICAT, dont l’objectif est d’éviter l’amputation aux patients porteurs de plaies chroniques. En 2024, le CHUM a réalisé 235 amputations, un chiffre constant depuis 25 ans. Si l’on considère que le diagnostic rapide et la revascularisation peuvent limiter les amputations, on ne peut s’empêcher de se demander : pourquoi tant de patients continuent-ils à subir ces interventions ?
Ce que cela implique concrètement
Les maladies vasculaires touchent principalement les personnes atteintes d’hypertension, de diabète ou de dyslipidémies, ainsi que les personnes obèses ou fumeuses. Ce sont des maladies chroniques qui s’aggravent avec l’âge, dans un département qui s’apprête à devenir l’un des plus âgés de France. Elles concernent donc particulièrement les personnes âgées. La maladie vasculaire entraîne des troubles de la circulation sanguine pouvant atteindre différentes parties du corps : le cœur, le cerveau, les reins, les jambes, et même le tube digestif.
Lecture satirique
Dans un monde où les promesses politiques fleurissent comme des fleurs en pot, la réalité est souvent bien plus amère. Les discours sur l’accès à des soins de qualité se heurtent à la dure réalité des chiffres. « Si le diagnostic est fait très rapidement, on va pouvoir limiter le niveau d’amputation », dit le docteur Dupont-Lenglin. Mais à quel prix ? Les patients comme Hortense sont-ils juste des statistiques dans un système qui semble plus préoccupé par les chiffres que par la vie humaine ?
Effet miroir international
En observant les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, comme aux États-Unis ou en Russie, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec notre propre système. Les promesses de soins accessibles et de prévention se heurtent à la réalité d’un système de santé qui semble souvent plus intéressé par le profit que par le bien-être des citoyens. Une dérive qui rappelle les discours populistes, où les mots sont souvent plus éloquents que les actes.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est à craindre que le nombre de patients comme Hortense augmente, à moins que des mesures concrètes ne soient prises pour améliorer le suivi et la prévention des maladies vasculaires. La santé ne devrait pas être un combat, mais un droit fondamental.
Sources
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