Quand la NASA nous fait rêver, mais les politiciens nous font pleurer
Les astronautes d’Artemis 2 sont en route vers la Lune, mais pendant ce temps, la Terre continue de tourner sous le poids des promesses politiques non tenues.
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Alors que les astronautes de la mission Artemis 2 profitent d’une vue imprenable sur notre planète, il est difficile de ne pas se demander si les dirigeants de la Terre ont déjà levé les yeux de leurs écrans pour admirer le spectacle. En effet, pendant que ces quatre intrépides explorateurs flottent dans l’espace, les politiciens semblent plus préoccupés par leurs propres intérêts que par l’avenir de notre planète.
Ce qui se passe réellement
Les quatre astronautes de la mission Artemis 2, en direction de la Lune, profitent d’une vue incroyable sur notre planète. Une vue qu’ils n’ont pas manqué d’immortaliser sur des clichés partagés par la NASA samedi 4 avril.
Comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article, la première photo montre un morceau de la Terre visible à travers la fenêtre du vaisseau. Un cliché qui nous donne l’impression de partager avec eux cette expérience au sein de la capsule Orion. Les trois autres photos montrent notre planète dans son intégralité, mais à différents moments de sa rotation sur elle-même.
Les Américains Christina Koch, Victor Glover et Reid Wiseman et le Canadien Jeremy Hansen ont désormais fait plus de la moitié du chemin entre la Terre et la Lune et continuent de se rapprocher de l’astre dont ils feront le tour en début de semaine prochaine, une première depuis 1972. « Nous sommes à mi-chemin », a écrit la NASA, les données de suivi du vaisseau Orion le montrant vers 6 heures du matin (heure de Paris) à plus de 219 000 km de nous.
Ce sont les premiers êtres humains à s’aventurer aussi loin dans l’espace depuis la fin du programme Apollo il y a plus d’un demi-siècle. Une odyssée retransmise en direct par la NASA et immortalisée par les astronautes, qui ont embarqué avec eux smartphones et appareils photo.
« Scotchés aux fenêtres »
Après un décollage réussi de Floride mercredi, l’équipage a opéré jeudi la grande poussée nécessaire à leur sortie de l’orbite terrestre et a mis le cap vers la Lune. « On est tous scotchés aux fenêtres », a confié Jeremy Hansen à cette occasion. « Rien ne peut vous préparer à l’émotion qui vous saisit » à cet instant, a abondé sa collègue Christina Koch.
Depuis un demi-siècle, aucun être humain n’avait observé la Terre de si loin, l’exploration humaine s’étant limitée depuis la fin du programme Apollo aux environs immédiats de la Terre, principalement la Station spatiale internationale (ISS), à environ 400 kilomètres d’altitude.
La Lune est environ 1 000 fois plus loin et il faudra plusieurs jours aux astronautes pour la rejoindre. Ils ne s’y poseront pas, mais en feront le tour et passeront derrière sa face cachée lundi avant de revenir sur Terre le 10 avril.
La mission Artémis 2, dont l’équipage est le premier d’un vol lunaire à inclure une femme, une personne de couleur et un non-Américain, vise à s’assurer que tout est en ordre pour permettre un retour des Américains sur le sol lunaire afin, cette fois, d’y établir une base lunaire et de préparer de futures missions vers Mars.
La NASA ambitionne un alunissage en 2028, c’est-à-dire avant la fin du mandat de Donald Trump et la date fixée par leurs rivaux chinois pour marcher sur la Lune. Mais les experts s’attendent à de nouveaux reports, les alunisseurs étant toujours en cours de développement par les entreprises des milliardaires Elon Musk et Jeff Bezos.
Un tel projet est extrêmement complexe, a rappelé depuis l’espace le commandant Reid Wiseman. « Envoyer quatre personnes à 400 000 kilomètres de distance est un exploit herculéen, et nous commençons seulement à en prendre la mesure ».
Pourquoi cela dérange
Alors que les astronautes nous offrent des vues à couper le souffle, les politiciens continuent de se battre pour des miettes. Les promesses de progrès technologique et d’exploration spatiale contrastent avec les réalités de la politique terrestre, où les discours se perdent dans des promesses vides et des décisions absurdes. Pourquoi investir dans l’espace alors que nous ne pouvons même pas résoudre les problèmes sur notre propre planète ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette mission sont à la fois inspirantes et inquiétantes. D’un côté, nous avons des avancées scientifiques qui pourraient un jour nous mener vers Mars. De l’autre, nous avons des gouvernements qui semblent plus préoccupés par leur image que par des solutions réelles aux crises environnementales et sociales qui nous frappent.
Lecture satirique
Il est ironique de voir que pendant que les astronautes flottent dans l’espace, les politiciens semblent coincés dans un débat sans fin sur des questions qui n’ont rien à voir avec les véritables enjeux de notre époque. Les promesses de retour sur la Lune en 2028 semblent aussi crédibles que les promesses de paix et de prospérité faites par ceux qui ne regardent même pas par la fenêtre.
Effet miroir international
En observant cette mission, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires qui se multiplient à travers le monde. Pendant que certains rêvent d’exploration spatiale, d’autres sont occupés à construire des murs, à restreindre les libertés et à museler les voix dissidentes. Un contraste frappant qui montre à quel point le monde est déconnecté.
À quoi s’attendre
À l’avenir, nous pouvons nous attendre à plus de promesses et de retards. Les ambitions lunaires de la NASA pourraient bien se heurter à la réalité des budgets et des priorités politiques. Pendant ce temps, les astronautes continueront de nous émerveiller, mais qu’en est-il de ceux qui restent sur Terre ?
Sources
Source : www.huffingtonpost.fr



