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Les premiers coureurs se placent et les marcheurs emboîtent le pas avec motivation. Parmi eux, Tautiare, l’une des 25 pensionnaires de Rima Here engagés dans cette épreuve. Les quatre kilomètres et demi à parcourir ne semblent pas l’impressionner, loin de là. « C’est la première fois et c’est bien », confie-t-elle. « Cette marche c’est bien, ça nous fait bouger un peu, ça fait du bien de faire de la marche », ajoute sa camarade Johanna.
Rodrigue est encadrant de l’établissement médico-social Rima Here, il marche aux côtés de ses pensionnaires « pour perdre un peu de poids (rires). Non en vrai, c’est pour l’association, pour pouvoir les faire participer à cet évènement. »
Une marche solidaire et intergénérationnelle organisée par quatre étudiantes
Même les plus jeunes, comme Augustine cinq ans, se sont mêlés au groupe pour la bonne cause. Céline, la maman, est heureuse de partager ce moment avec elle car « on savait que tous les bénéfices seraient reversés et on a l’habitude de venir courir à Punaruu, donc on a été sensibilisés et on s’est dit que c’était l’occasion de participer dans ce contexte-là. »
Si cet événement a vu le jour, c’est grâce à l’engagement de quatre étudiantes de l’Université de la Polynésie française. Leur objectif : sensibiliser le public au handicap mental. « On a décidé de faire cet évènement autour du sport, tout en soutenant les personnes en situation de handicap, déclare Vaimatarii Sun Chuan, l’une des quatre organisatrices. Lorsque nous avons cherché les associations, nous sommes tombés sur celle de « Te mana o te ora », puis nous avons regardé leur site et nous sommes tombés sur Rima Here, qui s’occupe des personnes en situation de handicap mental. »
Favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap
Au total, 90 personnes ont participé à la Vaiatevere Run and Up. Les fonds seront reversés à l’association médico-sociale Rima Here, afin de soutenir le développement de projets en faveur de ce public encore trop souvent mis à l’écart.
Pour Sabine Moua, chef de service de l’établissement médico-social Rima Here, « cette journée permet de pouvoir déstigmatiser la maladie mentale, de pouvoir mettre en avant auprès du public qu’il ne faut pas avoir peur, nous sommes là justement pour montrer que ces personnes-là ont aussi leur place dans notre société. »
Les bénéfices de cette course, ainsi que d’autres actions de levée de fonds, pourraient permettre aux pensionnaires de Rima Here de découvrir Rapa Nui prochainement.
Quand la marche pour l’inclusion se transforme en course contre l’indifférence
Une marche caritative pour les personnes en situation de handicap mental, mais où sont les véritables soutiens ?
Alors que les premiers coureurs prennent position, une question se pose : la société est-elle vraiment prête à faire le pas vers l’inclusion ? À Punaruu, Tautiare, l’une des 25 pensionnaires de Rima Here, participe à la Vaiatevere Run and Up. « C’est la première fois et c’est bien », confie-t-elle, tandis que sa camarade Johanna ajoute : « Ça fait du bien de faire de la marche. » Mais derrière ces sourires, la réalité est plus complexe.
Ce qui se passe réellement
Au total, 90 participants ont foulé le bitume pour soutenir l’association médico-sociale Rima Here. Les fonds récoltés visent à développer des projets pour les personnes souvent mises à l’écart. Rodrigue, un encadrant, plaisante sur sa propre forme physique : « C’est pour perdre un peu de poids (rires). Non, en vrai, c’est pour l’association. » Un bel élan de solidarité, mais qui ne masque-t-il pas une certaine légèreté face à des enjeux cruciaux ?
Pourquoi cela dérange
Cette journée, censée déstigmatiser la maladie mentale, soulève des interrogations. Sabine Moua, chef de service de Rima Here, déclare : « Nous sommes là pour montrer que ces personnes-là ont aussi leur place dans notre société. » Mais où sont les politiques concrètes pour garantir cette place ? La marche, bien que symbolique, ne remplace pas les actions durables.
Ce que cela implique concrètement
Les bénéfices de cette course pourraient permettre aux pensionnaires de Rima Here de découvrir Rapa Nui. Une belle promesse, mais qu’en est-il des besoins quotidiens de ces personnes ? Les événements ponctuels ne suffisent pas à créer un changement durable. La réalité est que les personnes en situation de handicap mental continuent de faire face à l’indifférence de la société.
Lecture satirique
Ironiquement, cette marche pour l’inclusion pourrait être perçue comme une parade de bonne conscience. Les discours politiques, souvent déconnectés de la réalité, promettent monts et merveilles, mais les actions concrètes se font attendre. La promesse d’une société inclusive se heurte à la dure réalité des politiques publiques.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, des pays comme les États-Unis et la Russie montrent que les discours inclusifs peuvent masquer des politiques autoritaires. Les belles paroles sur l’inclusion ne suffisent pas à cacher les dérives qui se dessinent. La situation à Punaruu n’est qu’un reflet de cette hypocrisie.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles persistent, on peut s’attendre à ce que les événements caritatifs continuent de fleurir, mais sans véritable impact sur les politiques d’inclusion. Les promesses resteront des promesses tant que les actions concrètes ne suivront pas.
Sources
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