Quand la logique marchande mène à la destruction

La destruction massive est devenue la norme, et le cynisme ambiant, un mode de vie. Bienvenue dans le monde où l’indifférence règne en maître.

Il est parfaitement limpide, ce manifeste, en tant qu’effet miroir de ce qui a réellement lieu. L’adhérence et le soutien à la destruction massive sont décrits dans tout leur cynisme, toute leur indolence, tout leur saccage. Finalement, il n’y a juste rien à faire pour que tout empire en suivant une courbe exponentielle. Juste ne pas oser la réflexion, ne pas s’y coller. Préférer le toboggan de la logique marchande et de la solution finale, et surtout, c’est le maître-mot, se foutre de tout.

Ce qui se passe réellement

Vive les poulets en batterie à 2 euros, les conditions de travail dans les abattoirs qui vont avec, et les maladies… Comment financer le pire ? En consommant ce que le pire produit et fait. C’est parti pour le millième tee-shirt de l’année en promotion, fabriqué en Inde avec des teintures toxiques qui pourrissent les fleuves et la peau de ceux et celles qui les produisent. Merci à toutes les solutions de la techno-industrie qui nous permettent d’avoir bonne conscience en continuant à consommer sans rien changer à nos habitudes, voire en consommant encore plus, parce que le CO2 s’échappant des usines de production est traité pour être injecté sous les océans où il est censé rester stocké à jamais bien docile lui aussi.

Pourquoi cela dérange

Inutile d’aller poser des dynamites dans le détroit d’Ormuz, tout est déjà miné, partout. En utilisant tous l’IA pour lui demander de devenir notre « friend » et surtout si elle peut nous donner un coup de main pour tout détruire plus vite, elle aura déjà réalisé notre vœu du pire le plus cher en ayant aussitôt englouti les derniers litres d’eau potable sur terre pour refroidir sa propre surchauffe. Ce qui vaut pour l’environnement, vaut pour les relations humaines. S’installe bruyamment le relativisme, où l’on peut penser et dire ce que l’on veut et où finalement on ne reconnaît plus rien, même pas nos propres paroles ni nos actes, seulement le relativisme de tout – l’irréalité.

Ce que cela implique concrètement

Notre adaptation au pire consentie confirme alors qu’« il n’y a pas d’autres alternatives ». Nihilisme, dont le sens historique ainsi énoncé est la forme extrême… c’est-à-dire la vengeance envers ce qui existe. Un monde absolument mécanique serait absence, il n’y aurait plus de vie possible. On y est presque.

Lecture satirique

Les discours politiques se déconnectent de la réalité, promettant un avenir radieux tout en creusant notre tombe. Ironie du sort, alors que nous applaudissons les avancées technologiques, nous ne faisons qu’accélérer notre propre destruction. Les promesses de durabilité se heurtent à la réalité d’un monde qui consomme sans réfléchir.

Effet miroir international

Ce phénomène n’est pas isolé. À l’échelle mondiale, des gouvernements autoritaires exploitent cette même logique pour justifier des politiques répressives, tout en prétendant défendre la liberté. Les parallèles sont troublants : alors que nous nous perdons dans le relativisme, d’autres s’en servent pour asseoir leur pouvoir.

À quoi s’attendre

Projection prudente : si nous continuons sur cette voie, nous pouvons nous attendre à un monde où la vie humaine ne vaut plus rien, où la nature est réduite à un simple produit de consommation. Les conséquences sont déjà visibles, et elles ne feront que s’aggraver.

Sources

Source : lundi.am

Visuel — Source : lundi.am
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire