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C’est sous l’œil averti de leur éducatrice sportive que l’équipe de parava’a Mata Hotu peaufine ses derniers réglages avant le grand-rendez de samedi.
Une équipe en majorité composé de non-voyants qui ambitionne pour sa 4 ème participation de figurer à la 1ère place sur les 7 km de parcours dans le lagon de Punaauia. « Tout va bien, l’essentiel c’est de maintenir la glisse du va’a, c’est ça le plus important dans une compétition », signale Jean-Michel Ascha, 5ème place. « Cardio, intensif, ça va », ajoute Stéphane Tunutu, barreur. « Pour les personnes non-voyantes on les place en poste 1 de manière à ce que le reste puisse suivre le rythme. Parce que si on les met sur un autre poste, ça va être compliqué de leur expliquer le rythme, le coup de rame, et les personnes que j’encadre sont déjà assez autonomes », explique Mihiau Teata, éducatrice sportive polyvalente.
Après plusieurs compétitions, ces athlètes en déficience sensorielle ont amélioré leur comportement : plus de cohésion et de coordination et surtout un état d’esprit positif. « La possibilité de démontrer à l’ensemble du public que malgré leur déficience, les différences situations de handicap qu’ils rencontrent, ils peuvent quand même montrer qu’ils sont capables », précise Claude Piritua, directrice de l’association Mata Hotu.
Au moins 4 pirogues
Au sein du dispositif de Polynésie la Première va’a, la participation des équipes parava’a est devenue un élément important de l’évènement. Elles ont gagné leurs places parmi l’élite du va’a. « Chaque année…il y a toujours au moins 4 pirogues dans le parava’a », souligne Noëlla Tau, présidente de l’association Polynésie la Première va’a.
Demain vendredi au parc Vairai à Punaauia, de 8h à 16 h, aura lieu la pesée des va’a. Et samedi place aux festivités avec les premiers départs à 7h et 40 minutes plus tard, celles réservées aux catégories jeunes et aux parava’a.
Quand la glisse devient un acte de résistance
Une équipe de non-voyants s’apprête à conquérir le lagon de Punaauia, mais la vraie compétition semble être celle contre l’indifférence.
À Punaauia, sous l’œil attentif de leur éducatrice sportive, l’équipe de parava’a Mata Hotu peaufine ses derniers réglages avant le grand rendez-vous de samedi. Une équipe majoritairement composée de non-voyants, qui, pour sa quatrième participation, aspire à décrocher la première place sur un parcours de 7 km. « Tout va bien, l’essentiel c’est de maintenir la glisse du va’a, c’est ça le plus important dans une compétition », déclare Jean-Michel Ascha, fier de sa cinquième place. Un bel exemple de détermination, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Ces athlètes, souvent invisibilisés par la société, se préparent à défier non seulement les vagues, mais aussi les préjugés. « Cardio, intensif, ça va », ajoute Stéphane Tunutu, le barreur. Pour les non-voyants, être placés en poste 1 permet au reste de l’équipe de suivre le rythme. « Si on les met sur un autre poste, ça va être compliqué », explique Mihiau Teata, éducatrice sportive polyvalente. Une belle métaphore de la société : ceux qui sont déjà autonomes doivent souvent être placés dans des rôles limités pour que les autres puissent avancer.
Après plusieurs compétitions, ces athlètes en déficience sensorielle ont non seulement amélioré leur coordination, mais aussi leur état d’esprit. Claude Piritua, directrice de l’association Mata Hotu, souligne : « Ils peuvent quand même montrer qu’ils sont capables. » Un message fort dans un monde qui préfère souvent les ignorer.
Pourquoi cela dérange
La participation des équipes parava’a est devenue un élément incontournable de l’événement. Pourtant, au sein de la Polynésie, la reconnaissance de ces athlètes reste un combat. « Chaque année, il y a toujours au moins 4 pirogues dans le parava’a », souligne Noëlla Tau, présidente de l’association Polynésie la Première va’a. Mais pourquoi cette nécessité de prouver leur valeur ? Pourquoi ne pas célébrer leur présence sans condition ?
Ce que cela implique concrètement
La réalité est que ces compétitions sont souvent perçues comme des spectacles de « courage » plutôt que comme une reconnaissance de l’égalité des droits. Les athlètes doivent sans cesse prouver leur valeur, alors que la société devrait simplement les accepter. Loin des discours politiques qui promettent l’inclusion, la réalité est que ces compétitions sont une lutte pour la visibilité.
Lecture satirique
Dans un monde où les promesses politiques fleurissent comme des fleurs en plastique, la réalité de ces athlètes est un rappel amer. Les discours sur l’inclusion et la diversité sont souvent déconnectés de la réalité. Pendant que certains s’érigent en champions de l’égalité, d’autres doivent encore prouver qu’ils ont leur place dans la société. Ironique, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des lagons de Punaauia, on voit des politiques autoritaires qui, tout comme certaines voix en Polynésie, préfèrent ignorer les réalités des minorités. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les discours sur l’inclusion sont souvent des façades pour masquer des inégalités profondes. Les athlètes de Mata Hotu sont un miroir de ces luttes globales.
À quoi s’attendre
Alors que la compétition approche, il est essentiel de garder à l’esprit que ces athlètes ne sont pas là pour faire de la figuration. Ils représentent une voix, un combat pour la reconnaissance et l’égalité. Les tendances visibles montrent que, malgré les obstacles, leur détermination ne faiblit pas.
Sources
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