Quand la gauche préfère les policiers d’extrême droite aux victimes du racisme

Des dizaines de milliers de personnes se mobilisent pour l’antiracisme, mais les leaders du PS et du PCF choisissent de rester chez eux. Une belle démonstration de déconnexion politique.

Le mot « Résistance ! » a résonné à Saint-Denis ce week-end, mais pas pour tout le monde. Alors que des milliers de manifestants se rassemblaient pour soutenir Bally Bagayoko, le nouveau maire insoumis victime de racisme, les figures du Parti socialiste et du Parti communiste ont décidé de briller par leur absence. Un choix qui en dit long sur leur engagement réel contre le racisme, ou plutôt leur manque d’engagement.

Ce qui se passe réellement

Le 4 avril, une mobilisation massive a eu lieu pour soutenir Bally Bagayoko, victime de campagnes racistes. Le rassemblement a attiré des dizaines de milliers de personnes, unissant des organisations variées, du MRAP à SOS Racisme. Pourtant, le PS et le PCF, représentés par Olivier Faure et Fabien Roussel, ont choisi de boycotter cet événement crucial. Ce geste fort montre un abandon flagrant d’un élu de gauche noir, alors que l’extrême droite n’a jamais été aussi forte.

Le quotidien Le Monde évoque un « espoir de retour de la lutte antiraciste », mais cet espoir semble s’arrêter aux portes de ces deux partis. Qui peut encore affirmer que le PS et le PCF ne participent pas à la fascisation ?

Pourquoi cela dérange

Ce choix de boycotter un rassemblement antiraciste tout en soutenant des manifestations de policiers d’extrême droite est une incohérence flagrante. En 2021, Faure et Roussel étaient présents aux côtés de figures d’extrême droite, affirmant que « la police doit avoir un droit de regard sur la justice ». Cela remet en question leur engagement envers les valeurs démocratiques fondamentales.

Ce que cela implique concrètement

Le message envoyé est clair : la gauche institutionnelle préfère s’allier avec des forces répressives plutôt que de défendre ses propres membres victimes de racisme. Cela crée un précédent dangereux, où les valeurs de solidarité et de justice sont sacrifiées sur l’autel de la convenance politique.

Lecture satirique

Ironiquement, ces leaders de gauche semblent avoir oublié que leur rôle est de défendre les opprimés, pas de les abandonner. En choisissant de soutenir les policiers d’extrême droite, ils se positionnent plus à droite que certains discours d’extrême droite d’il y a deux décennies. Quel progrès !

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde, où les gouvernements prétendent défendre la justice tout en réprimant les voix dissidentes. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la tendance est la même : les autorités choisissent souvent le pouvoir sur la justice.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une normalisation des discours autoritaires au sein de la gauche, rendant la lutte contre le racisme et pour les droits humains encore plus difficile. La question est : jusqu’où iront-ils pour préserver leur image ?

Sources

Source : contre-attaque.net

Visuel — Source : contre-attaque.net
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