L’interpellation de trois mineurs a été confirmée par la procureure de la République Solène Belaouar fin février, après le vol d’une des tortues soignées par Te mana o te moana sur son site de l’InterContinental de Faa’a, à Tahiti. D’après les images de vidéosurveillance, les adolescents se sont introduits dans l’hôtel dans la nuit du 18 au 19 février et ont attrapé l’animal avant de le mettre dans une glacière. Il s’agissait « d’une tortue verte, comestible », pensionnaire de la clinique associative depuis six ans.
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Dans leur déclaration, les trois jeunes mis en cause ont évoqué une « gaminerie ». Selon le parquet,, « l’un était déjà un peu connu » des services de justice « et a fait l’objet d’une convocation devant le tribunal pour enfants ». Les deux autres adolescents ont été assignés à des « alternatives éducatives, sous forme de mesures de réparation ». « En tout cas, on n’a pas retrouvé la tortue », précise Solène Belaouar, qui ajoute que d’après leurs déclarations, « ils l’ont relâchée dans la mer ». « On ne saura jamais vraiment s’ils l’ont vendue, consommée ou relâchée. C’est quand même une piste possible », selon la procureur.
Fléchée à la tête
Depuis plusieurs années, l’InterContinental accueille Te mana o te moana, qui œuvre pour la sauvegarde du monde marin polynésien et en particulier des tortues marines. Celles nécessitant des soins sont récupérées par la Direction de l’environnement, examinées par un vétérinaire agréé, et transférées à l’association pour la phase de réhabilitation.
Parmi les pensionnaires de la clinique « qui requièrent une attention particulière », et qui sont visibles dans les bassins de l’hôtel, Matapo, une tortue imbriquée aveugle, mais aussi Miti Iti et Okely, deux tortues vertes présentant des anomalies de flottabilité, après avoir été fléchées à la tête par des fusils harpon. Comme le notait Tahiti Infos en février, qui avait révélé l’affaire, c’est un de ces deux animaux, toujours très fragile malgré des années de soin, qui a été volé.
L’association accueille aussi du public pour sensibiliser sur la fragilité de ces animaux et faire de la pédagogie sur « leur cycle de vie et les défis auxquels elles sont confrontées ».
Quand la gaminerie s’invite à l’InterContinental : vol de tortue à Tahiti
Trois mineurs interpellés pour avoir volé une tortue à l’InterContinental de Faa’a, mais la vraie question reste : où est passée l’animal ?
Fin février, la procureure de la République Solène Belaouar a confirmé l’interpellation de trois adolescents, après qu’ils aient eu l’audace de s’introduire dans un hôtel de luxe pour dérober une tortue verte, pensionnaire d’une clinique marine. Une « gaminerie », selon leurs propres mots, qui soulève des interrogations sur la responsabilité et l’éducation des jeunes, mais aussi sur la sécurité des animaux dans des établissements censés les protéger.
Ce qui se passe réellement
Dans la nuit du 18 au 19 février, ces jeunes intrépides ont été filmés par les caméras de surveillance en train de s’introduire dans l’hôtel et de s’emparer de l’animal, avant de le placer dans une glacière. Cette tortue, qui avait passé six ans dans la clinique de Te mana o te moana, est décrite comme « comestible ». Le parquet a noté que l’un des adolescents était déjà connu des services de justice, tandis que les deux autres ont été assignés à des « alternatives éducatives ». Mais la tortue ? Toujours introuvable. Selon les déclarations des jeunes, ils l’auraient relâchée dans la mer. Ou peut-être l’ont-ils mangée ? Qui sait ?
Fléchée à la tête
Depuis plusieurs années, l’InterContinental abrite Te mana o te moana, une association dédiée à la sauvegarde des tortues marines. Parmi ses pensionnaires, Matapo, une tortue aveugle, et deux autres tortues vertes, Miti Iti et Okely, qui ont été blessées par des harpons. C’est l’une de ces tortues, déjà fragile après des années de soins, qui a été volée. La situation soulève des questions sur la sécurité des animaux dans un lieu qui se veut un sanctuaire.
Pourquoi cela dérange
Ce vol, bien que qualifié de « gaminerie », met en lumière l’absurdité d’une société où des adolescents s’attaquent à des animaux protégés dans un cadre censé être sécurisant. Cela révèle également une déconnexion entre les promesses de protection de l’environnement et la réalité, où même les tortues ne sont pas à l’abri des actes de vandalisme.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont multiples : un animal en danger, une réputation ternie pour l’établissement, et une réflexion nécessaire sur l’éducation des jeunes. Que signifie vraiment « protéger » les espèces marines si elles sont accessibles à des actes aussi irréfléchis ?
Lecture satirique
Il est ironique de constater que dans un monde où les discours politiques se veulent protecteurs de l’environnement, des jeunes peuvent agir avec une telle légèreté. Les promesses de sauvegarde des espèces marines semblent bien loin lorsque l’on voit une tortue se faire voler dans un hôtel de luxe. Peut-être que la prochaine fois, les politiques devraient se concentrer sur l’éducation des jeunes plutôt que sur des discours vides ?
Effet miroir international
Ce vol de tortue à Tahiti n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où la protection des droits des animaux et de l’environnement est souvent mise de côté au profit d’intérêts économiques. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la tendance à négliger les plus vulnérables au profit de profits rapides est alarmante.
À quoi s’attendre
Si cette situation ne change pas, nous pourrions voir d’autres actes similaires se multiplier, mettant en péril non seulement les tortues, mais aussi la crédibilité des institutions censées les protéger.
Sources





