Table Of Content
La France et les États-Unis ne seraient pas seulement unis par une histoire partagée et une alliance pluriséculaire : elles auraient également en partage une communauté culturelle. Dans Civilisation. Comment nous sommes devenus Américains (2017), Régis Debray déconstruit cette thèse. Il défend que l’américanisation de la culture française découle de l’hégémonie des Etats-Unis, et d’un renoncement des élites françaises. Pour l’analyser, Simon Férelloc, doctorant en histoire et contributeur au Vent Se Lève, intervient aux côtés de Jérôme Fourquet, directeur de l’IFOP, et d’Anne Rosencher, journaliste au Point.
Ce colloque, organisé par la Fondation Res Publica autour de la pensée de Régis Debray, s’est déroulé le 16 et 17 décembre 2025, salle des conférences de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Le Vent Se Lève y a fait intervenir certains de ses contributeurs, et mettra en ligne l’ensemble des conférences sur sa chaîne. Une version écrite et éditée de l’intervention de Simon Férelloc est disponible ici.
Quand la France se met à l’heure américaine : un héritage culturel ou une soumission ?
La France et les États-Unis, unis par une histoire commune, mais à quel prix ? L’américanisation de notre culture interroge.
INTRODUCTION : Lors d’un colloque organisé par la Fondation Res Publica, des penseurs se sont penchés sur l’américanisation de la culture française, un phénomène qui pourrait bien être le résultat d’une hégémonie insidieuse. Régis Debray, dans son ouvrage Civilisation. Comment nous sommes devenus Américains, dénonce un renoncement des élites françaises face à cette influence. Mais qui, au fond, se cache derrière cette soumission culturelle ?
Ce qui se passe réellement
La France et les États-Unis ne seraient pas seulement unis par une histoire partagée et une alliance pluriséculaire : elles auraient également en partage une communauté culturelle. Dans Civilisation. Comment nous sommes devenus Américains (2017), Régis Debray déconstruit cette thèse. Il défend que l’américanisation de la culture française découle de l’hégémonie des États-Unis, et d’un renoncement des élites françaises. Pour l’analyser, Simon Férelloc, doctorant en histoire et contributeur au Vent Se Lève, intervient aux côtés de Jérôme Fourquet, directeur de l’IFOP, et d’Anne Rosencher, journaliste au Point.
Ce colloque, organisé par la Fondation Res Publica autour de la pensée de Régis Debray, s’est déroulé le 16 et 17 décembre 2025, salle des conférences de la Bibliothèque nationale de France (BnF). Le Vent Se Lève y a fait intervenir certains de ses contributeurs, et mettra en ligne l’ensemble des conférences sur sa chaîne. Une version écrite et éditée de l’intervention de Simon Férelloc est disponible ici.
Pourquoi cela dérange
Il est difficile de ne pas sourire (jaune) en constatant que nos élites, au lieu de défendre notre culture, semblent s’être transformées en agents de l’américanisation. Ce renoncement est d’autant plus flagrant quand on observe comment les valeurs françaises sont souvent mises de côté au profit d’un modèle américain qui, avouons-le, a ses propres défauts. La question se pose : pourquoi nos dirigeants semblent-ils si friands de ce modèle ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette américanisation sont multiples. D’un côté, nous avons une culture française qui se dilue dans un océan de fast-foods, de séries télévisées et de valeurs individualistes. De l’autre, une jeunesse qui, au lieu de s’identifier à ses racines, se tourne vers des modèles étrangers, souvent déconnectés de la réalité française. Cela pose la question de notre identité nationale.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir à quel point nos politiques, tout en prônant la défense des valeurs républicaines, semblent parfois plus préoccupées par leur popularité sur les réseaux sociaux que par la préservation de notre culture. Qui aurait cru que la France, berceau des droits de l’homme, se transformerait en un simple écho des États-Unis ? À ce rythme, nous pourrions bientôt voir des débats sur la meilleure façon de manger un hamburger à la française !
Effet miroir international
Et si l’on se tournait vers l’étranger ? Les États-Unis, avec leur tendance à l’autoritarisme sous couvert de démocratie, nous rappellent que la culture peut être un outil de contrôle. En Russie, la culture est souvent utilisée pour renforcer le pouvoir en place. Ne serait-il pas temps de se demander si notre propre culture ne devient pas un outil de soumission ?
À quoi s’attendre
À l’avenir, si cette tendance se poursuit, nous pourrions bien assister à une érosion progressive de notre identité culturelle. Les promesses de nos dirigeants de préserver notre patrimoine culturel risquent de n’être que des mots en l’air, tant que nous continuerons à céder aux sirènes de l’américanisation.
Sources





