Quand la défense devient une farce tragique : le procès de Luciana Mbote
Une dispute conjugale, un couteau, et un mort. La tragédie prend des airs de comédie absurde dans le dédale judiciaire belge.
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Dans un drame qui aurait pu être le scénario d’un film de série B, Luciana Mbote se retrouve au cœur d’une affaire où la réalité dépasse la fiction. Lors d’une dispute avec son compagnon, ce dernier, armé d’un couteau, aurait menacé de se l’enfoncer dans le cou. Dans un élan de protection, elle aurait tenté de l’en empêcher, mais, ô surprise, la lame se serait plantée « par accident » dans le cou de Fabrice Kayembé Makolo. Qui aurait cru qu’un simple geste de sauvetage pouvait se transformer en meurtre ?
Ce qui se passe réellement
Les faits sont têtus. Lors de cette altercation, la police a été appelée, et il s’est avéré que ce n’était pas la première fois que les forces de l’ordre intervenaient à cette adresse. Les deux protagonistes avaient déjà été condamnés pour coups réciproques. Luciana a déclaré avoir été frappée par son compagnon, et un médecin a confirmé ses blessures. En avril 2023, la cour d’assises a tranché : la thèse de l’accident a été écartée, et Luciana a été reconnue coupable de meurtre.
Pourquoi cela dérange
Ce qui choque, c’est le mépris apparent pour l’intégrité physique d’autrui, mais aussi le fait que Luciana, déjà victime de violences conjugales, se retrouve condamnée à 12 ans de prison. La cour a pris en compte son passé de victime, mais a aussi souligné ses comportements violents. Une belle incohérence, n’est-ce pas ? Punir une victime tout en reconnaissant son statut de victime. Voilà une belle gymnastique juridique.
Ce que cela implique concrètement
Le procès doit être recommencé, et cette fois, c’est en Brabant wallon que la justice se penchera à nouveau sur cette affaire. Les jurés seront tirés au sort, comme si la culpabilité pouvait être décidée à la loterie. Le système judiciaire belge, en quête de justice, semble parfois plus proche d’un spectacle de cirque que d’une véritable recherche de vérité.
Lecture satirique
Ironie du sort : la défense de Luciana, qui clame qu’elle n’a pas voulu la mort de son compagnon, semble être une réplique parfaite aux discours politiques qui promettent de protéger les victimes tout en les condamnant. Les promesses de justice se heurtent à la réalité d’un système qui, au lieu de réhabiliter, punit. À quand une réforme qui ne soit pas qu’un effet d’annonce ?
Effet miroir international
En observant cette affaire, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires qui se multiplient à travers le monde. Des États-Unis à la Russie, les discours politiques se parent de bonnes intentions tout en écrasant les droits des individus. Luciana Mbote, victime d’un système qui semble plus intéressé par le spectacle judiciaire que par la justice, n’est pas sans rappeler ces citoyens piétinés par des régimes qui prétendent défendre la loi.
À quoi s’attendre
Le procès recommencera le 10 avril, et il est à craindre que les débats ne soient qu’une répétition de la tragédie humaine. Les tendances visibles laissent présager une justice qui, au lieu d’évoluer, semble s’enliser dans ses propres contradictions.



