La lutte contre les violences faites aux enfants doit passer par une sensibilisation accrue des professionnels du droit. Daniela Schnegg-Albisetti, enseignante spécialisée et militante pour les droits de l’enfant, souligne l’importance de former avocats et juges aux enjeux relatives à la violence envers les mineurs. À l’approche de la Journée internationale des droits de l’enfant, elle appelle à des actions concrètes pour protéger les plus vulnérables.

Une militante engagée pour les droits des enfants
À Bienne, Daniela Schnegg-Albisetti ne se contente pas d’enseigner en classe ; elle consacre une grande partie de son temps à la défense des droits des enfants. Avec une expérience de plusieurs années, elle s’est faite la voix des enfants victimes de violences sexuelles et domestiques en Suisse. Son engagement s’illustre par l’organisation d’événements de sensibilisation, comme la Journée internationale des droits de l’enfant, prévue au cinéma en Suisse romande dès le 2 novembre. Cette initiative vise à éveiller les consciences sur les conséquences tragiques que la violence peut avoir sur les mineurs.
Le constat alarmant de la situation en Suisse
Malgré la ratification de la Convention relative aux droits de l’enfant par la Suisse en 1997, Schnegg-Albisetti déplore le manque de mesures efficaces prises par les institutions. Selon elle, « il est impératif de former chaque avocat, chaque juge, aux questions entourant les violences envers les enfants ». Sa critique s’adresse à la lenteur des actions mises en œuvre par les autorités, alors que de nombreux cas de violences continuent d’être signalés. Selon des données de l’Office fédéral de la statistique, environ 1 enfant sur 5 serait victime de violences physiques ou psychologiques en Suisse. Cette réalité soulève des questions quant aux politiques de protection de l’enfance en place.
Les enjeux de la formation des professionnels de la justice
La formation des avocats et des juges sur les questions de violences envers les enfants serait, pour Schnegg-Albisetti, une priorité. Elle soutient que la compréhension des problématiques spécifiques liées à la souffrance des enfants peut influencer le traitement judiciaire des affaires les impliquant. De nombreuses études montrent que des interventions précoces et adaptées sont fondamentales pour le rétablissement des jeunes victimes. C’est pourquoi un renforcement des formations spécialisées dans ces domaines pourrait améliorer la gestion des cas dans les tribunaux et contribuer à un véritable changement dans l’approche de la justice.
Vers une sensibilisation accrue
Les événements comme la Journée internationale des droits de l’enfant sont donc cruciaux non seulement pour promouvoir la sensibilisation du grand public mais également pour illustrer le besoin urgent de réforme dans le système judiciaire. Schnegg-Albisetti et d’autres militants espèrent que ces initiatives susciteront un débat public et inciteront les responsables politiques à agir. À l’aube de cette journée mondiale, il est temps de faire entendre la voix des enfants et de leur garantir un avenir sans violences.
Source : Le Temps : Enfants & Parentalité
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