En 1979, une prostituée attendant des clients au bois de Boulogne PATRICK SICCOLI/SIPA
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Pour aller plus loin
Chef de la Brigade des Stupéfiants et du Proxénétisme (l’ancienne Brigade mondaine), le commissaire divisionnaire André Solères, 49 ans, répondait dans « le Nouvel Observateur » du 26 avril 1976 aux questions sur la prostitution, la répression du proxénétisme et du trafic de drogue à Paris et dans les trois départements limitrophes.
Monsieur le commissaire, quels sont vos moyens et vos attributions ?
Commissaire Solarès Je suis chargé, pour Paris et les trois départements de la région parisienne, de réprimer toutes les formes de proxénétisme. Du simple souteneur au proxénète immobilier, sans oublier les hôtels de passe, studios …
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Prostitution à Paris : un demi-siècle de promesses non tenues
En 1976, le commissaire Solarès promettait de réprimer le proxénétisme à Paris. Cinquante ans plus tard, on se demande si ses mots n’étaient pas que du vent.
INTRODUCTION : En pleine tourmente politique, un regard sur les déclarations d’un homme de loi d’antan nous rappelle que les promesses de répression du proxénétisme sont aussi éphémères que les clients au bois de Boulogne. Qui aurait cru que la lutte contre la prostitution ressemblerait à une danse macabre entre promesses et réalités ?
Ce qui se passe réellement
Chef de la Brigade des Stupéfiants et du Proxénétisme, le commissaire divisionnaire André Solères, 49 ans, répondait dans « le Nouvel Observateur » du 26 avril 1976 aux questions sur la prostitution, la répression du proxénétisme et du trafic de drogue à Paris. Il affirmait être chargé de réprimer toutes les formes de proxénétisme, du simple souteneur au proxénète immobilier, sans oublier les hôtels de passe. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?
Pourquoi cela dérange
Les incohérences sont flagrantes. Alors que les discours politiques promettent une lutte acharnée contre le proxénétisme, la réalité est tout autre. Les rues de Paris continuent d’être le théâtre d’une prostitution visible, et les mesures prises semblent plus être des coups d’épée dans l’eau que des actions concrètes.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences directes de cette inaction sont désastreuses. La stigmatisation des travailleuses du sexe persiste, tandis que les véritables proxénètes continuent d’opérer dans l’ombre. La promesse d’une répression efficace n’a fait qu’accroître la vulnérabilité de ces femmes, laissant les véritables coupables en toute impunité.
Lecture satirique
Le discours politique est un véritable festival d’ironie. Les promesses de répression se heurtent à la réalité d’une inaction persistante. On pourrait presque croire que le commissaire Solarès a été le précurseur d’une tradition française : celle de parler beaucoup, mais d’agir peu. Une belle démonstration de la déconnexion entre les discours politiques et les réalités du terrain.
Effet miroir international
Si l’on regarde au-delà des frontières, les politiques autoritaires, qu’elles soient en Russie ou aux États-Unis, montrent également une tendance à promettre des réformes tout en continuant à opprimer. La lutte contre le proxénétisme à Paris pourrait bien être le reflet d’un phénomène global : des discours éloquents, mais des actions qui laissent à désirer.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que les promesses de répression continueront d’être répétées, mais sans véritable changement. La situation des travailleuses du sexe risque de rester précaire tant que les politiques ne seront pas accompagnées d’actions concrètes.
Sources





