Procès de Total Énergies : Homicide involontaire et sécurité en question
Mise à jour le 2026-02-03 22:11:00 : Total Énergies et son sous-traitant Bataille sont jugés pour homicide involontaire après la chute mortelle d’un ouvrier.
Total Énergies et l’un de ses sous-traitants étaient renvoyés devant le tribunal correctionnel du Havre pour homicide involontaire et violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité. L’audience s’est déroulée mardi 3 février.
Le tribunal a examiné cette affaire qui remonte au 15 février 2019. Un homme de 38 ans est mort après une chute de 8 mètres. Il intervenait pour le compte d’un sous-traitant, l’entreprise Bataille, sur la plateforme Total de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre. Il remplissait une cuve de sable en hauteur depuis une passerelle, la rambarde amovible a cédé, il est tombé. Le père de 4 enfants, présents à l’audience avec leur mère, est décédé le jour même. 7 ans après, il faut donc déterminer la responsabilité dans cet accident mortel du travail.
« Tout le monde rejette la faute sur le voisin« , c’est ainsi que la Procureure de la République résume cette affaire. « Il y a un flou sur qui doit faire quoi » a même dit la présidente du tribunal qui a longuement interrogé le représentant de Total Énergies à propos des procédures de sécurité. L’audience qui a duré huit heures a été très technique. « Le protocole de sécurité était plus que léger » d’après la procureure qui reprend les éléments de l’expertise technique : aucun système de verrouillage de la rambarde mobile, pas de harnais ou encore pas de dispositif anti-chute et même une absence d’analyse de risques, d’après le rapport de l’inspection du travail.
Mais l’avocat de la société sous-traitante, employeur de la victime, rappelle que l’expertise judiciaire évoque « un dispositif en place adéquat » par rapport à la tâche que devait effectuer Cédric M., ce à quoi l’avocat de Total Énergies ajoute « la procédure était claire et encadrée« .
A la barre, la CGT, également partie civile a fait état des dangers objectifs qui sont nombreux sur le site. « Des dirigeants qui nient l’évidence, cela interroge » martèle la Procureure de la République. Cédric M. lui ne savait pas que la rambarde était amovible rappelle l’avocate de sa famille et celle de Total Énergie de conclure : « par définition c’est un accident du travail, donc peut être qu’il n’y a pas de responsabilités« .
Les avocats de la défense, Total Énergies et société Bataille, ont plaidé la relaxe. La Procureure de la République a requis 150 000€ d’amende à l’encontre de Total Énergies et 50 000€ d’amende à l’encontre de la société Bataille. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 19 février prochain.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Total Énergies et Bataille jugés pour homicide involontaire.
- Qui est concerné : Ouvriers et entreprises du secteur.
- Quand : Audience le 3 février 2026.
- Où : Tribunal correctionnel du Havre, France.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-02-03 22:11:00 — Site : www.francebleu.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
Application : Téléchargez Artia13 Actualité (Android)
Notre IA anti-désinformation : Analyzer Fake News (Artia13)
Publié le : 2026-02-03 22:11:00 — Slug : proces-de-total-energies-pour-homicide-involontaire-au-havre-tout-le-monde-rejette-la-faute-sur-le-voisin-ici
Hashtags : #Procès #Total #Energies #pour #homicide #involontaire #Havre #Tout #monde #rejette #faute #sur #voisin #ICI
