Le printemps débute à peine et pourtant l’hiver est déjà de retour. Dans les Hautes-Alpes, les températures ont chuté. Face aux premières gelées, les arboriculteurs sont donc à pied d’œuvre pendant la nuit et dans la matinée pour protéger leurs vergers grâce à des bougies ou des systèmes d’aspersion.
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Deux degrés le matin, Grégory Favier s’est levé à 1h30 pour protéger ses 20 hectares de pommes et de poires. Il utilise les protections antigel par aspersion autrement dit, il arrose ses arbres fruitiers pour les protéger du gel. « Aujourd’hui, on commence à avoir quelques fleurs qui s’ouvrent dans le verger, on sait qu’on va être sensible à -2 -3 degrés, un peu en fonction de ce que la météo nous annonce. Hier soir, on a vu qu’à minuit on était à zéro degré, on savait que ce matin on était à -2 ou -3 au lever du jour, c’est pour ça qu’on a dit « il faut démarrer ». Quand on dit « on y va », on démarre les groupes on a plus le choix jusqu’au lever du soleil », raconte Grégory Favier, arboriculteur – EARL Beranger.
L’une des catégories de pêche a sa fleur centrale ouverte, ce qui lui fait courir un réel risque. « On va commencer à apporter de l’eau aux environs de zéro degré. Le but c’est que l’eau se répartisse sur le végétal. Et petit à petit ça va former un cocon de glace. On voit bien à l’intérieur qu’on retrouve les fleurs qui sont protégées. La fleur reste à zéro degré, ce qui fait que dehors on va être à -2 -3. »
Des allées de fleurs glacées.
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© Chloé Nivard / France Televisions
Nicolas Richier a fait le choix des bougies pour ses pêchers. Il a dû allumer une centaine de gros pots pour gagner quelques degrés. « Dans le reste de l’exploitation on utilise l’aspersion sur frondaison, c’est-à-dire qu’on arrose l’arbre avec l’eau. Dans les vergers de pêchers, l’eau a tendance à faire tomber les petits fruits. Ils arrivent à se former et après ils tombent. Donc dans les pêches, on a tendance à privilégier ce type de protection, les bougies. C‘est vrai que c’est un peu cher, une bougie fait deux nuits et coûte 12 euros. Si on fait 2-3 nuits ça va, après on a plus vite fait d’aller acheter des pêches que de les produire. »
Si on fait 2-3 nuits ça va, après on a plus vite fait d’aller acheter des pêches que de les produire.
Nicolas Richier, arboriculteur.
La période la plus stressante est la période actuelle. Tout est délicat. « Les bougies, il y en a quand même pas mal. Pour démarrer, il faut qu’on soit nombreux, décrit Nicolas Richier, arboriculteur au domaine de la Pradelle, On manipule du feu donc il faut faire attention à ne pas se brûler, c’est vrai que quand on travaille la nuit c’est très délicat parce qu’on perd nos repères, on a le stress, tout est dangereux en fait, l’eau, ça glisse, le feu… il y a plein d’éléments compliqués. »
Un arbre gelé pas aspersion.
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© Chloé Nivard / France Televisions
Ici, la majorité des arboriculteurs sont alertés sur leur téléphone dès que les températures sont négatives grâce à des stations météo connectées. « On a pu voir, via les courbes, qu’on a pris la bonne décision cette nuit puisqu’on a vu pendant 3 ou 4 heures -2,5, -2,7 degrés et on sait que si on n’avait rien fait, on aurait eu des dégâts importants. »
Si la nuit a été longue, la journée va l’être également. Grégory doit vérifier les asperseurs bouchés et observer si des dégâts ont déjà été causés. « On va le voir quand la glace va commencer à fondre. En fin de matinée, ça va peut-être recroqueviller certaines feuilles ou donner des fleurs un peu noirâtres. »
Les fleurs noirâtres sont synonymes de fruits détruits. Dans la plaine de la Saulce, les arboriculteurs devront rester vigilants face au gel jusqu’au début du mois de mai.
Cet article a été écrit avec Chloé Nivard et Fabien Madigou, journalistes à France Télévisions.
Printemps ou Hiver ? Les Arboriculteurs en Mode Survivants
Dans les Hautes-Alpes, le printemps fait des siennes : les arboriculteurs jonglent entre bougies et aspersion pour sauver leurs vergers du gel. Une danse macabre entre promesses de récoltes et réalités glaciales.
Introduction
Le printemps débute à peine et pourtant l’hiver est déjà de retour. Dans les Hautes-Alpes, les températures ont chuté. Face aux premières gelées, les arboriculteurs sont donc à pied d’œuvre pendant la nuit et dans la matinée pour protéger leurs vergers grâce à des bougies ou des systèmes d’aspersion. Qui aurait cru que la lutte pour la survie des fruits se jouerait à coup de bougies à 12 euros la nuit ?
Ce qui se passe réellement
Deux degrés le matin, Grégory Favier s’est levé à 1h30 pour protéger ses 20 hectares de pommes et de poires. Il utilise les protections antigel par aspersion, autrement dit, il arrose ses arbres fruitiers pour les protéger du gel. « Aujourd’hui, on commence à avoir quelques fleurs qui s’ouvrent dans le verger, on sait qu’on va être sensible à -2 -3 degrés », explique-t-il. Pendant ce temps, Nicolas Richier, arboriculteur, a opté pour la méthode des bougies, allumant une centaine de pots pour gagner quelques degrés. « C’est vrai que c’est un peu cher, une bougie fait deux nuits et coûte 12 euros. Si on fait 2-3 nuits ça va, après on a plus vite fait d’aller acheter des pêches que de les produire. »
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des questions sur la viabilité de l’agriculture face aux caprices climatiques. Les arboriculteurs, pris entre la nécessité de protéger leurs cultures et la réalité économique, se retrouvent à jongler avec des solutions coûteuses et peu fiables. Pendant ce temps, les politiques agricoles semblent plus préoccupées par des discours sur la « souveraineté alimentaire » que par des mesures concrètes pour soutenir ces travailleurs de l’ombre.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : des récoltes compromises, des pertes financières et un stress accru pour les agriculteurs. Dans un monde où la météo devient de plus en plus imprévisible, ces hommes et femmes se battent non seulement contre le gel, mais aussi contre un système qui les abandonne à leur sort.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que les discours politiques vantent la résilience de l’agriculture française, la réalité est tout autre. Les promesses de soutien se heurtent à des décisions qui laissent les agriculteurs dans le froid, littéralement. Pendant que les politiques se pavanent en parlant de « soutien à l’agriculture », les arboriculteurs se battent avec des bougies et des tuyaux d’aspersion, une image qui pourrait faire rire si elle n’était pas si tragique.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où les promesses de prospérité se heurtent à des réalités désastreuses. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les discours politiques sont souvent déconnectés des réalités vécues par les citoyens. Les agriculteurs français ne sont pas seuls dans cette lutte ; ils partagent un combat universel contre l’indifférence des élites.
À quoi s’attendre
Les arboriculteurs devront rester vigilants face au gel jusqu’au début du mois de mai. Si les politiques ne changent pas, il est à craindre que cette lutte pour la survie des vergers ne devienne qu’un triste écho des promesses non tenues.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr

Cet article, fidèle au réel, se veut satirique et mordant, tout en restant provocateur mais crédible. Une lecture critique des incohérences et des absurdités d’une situation qui mérite d’être mise en lumière.
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