Primes impayées à l’Université Omar Bongo : le gouvernement joue à l’illusionniste

À trois jours d’une assemblée générale cruciale, le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr Charles Edgard Mombo, tente de calmer les esprits en promettant des discussions sur les primes impayées. Spoiler : ça sent l’illusion.

À l’approche de l’assemblée générale conjointe des syndicats de l’Université Omar Bongo (UOB), prévue le 13 avril, le climat est aussi tendu qu’un fil de fer. Au cœur des tensions : le paiement des primes trimestrielles des personnels administratifs et les arriérés de vacations des enseignants. Pour désamorcer la crise, le Pr Mombo a décidé de sortir son meilleur numéro de prestidigitation en échangeant avec les responsables syndicaux le 10 avril. Mais les promesses de paiement semblent aussi réelles qu’un mirage dans le désert.

Ce qui se passe réellement

Les personnels administratifs et agents techniques (ATOS) attendent leur prime trimestrielle depuis le 15 mars. Les syndicats d’enseignants, tels que le SNEC-UOB et la FRAPES, se plaignent d’arriérés de vacations qui remontent à des années. Mathurin Ovono Ebe, président du SNEC-UOB, résume la situation : « Ces personnels attendent le paiement de cette prime depuis le 15 mars. » Un cycle infernal de dettes se profile, et l’assemblée générale est convoquée pour tenter de trouver une issue à ce labyrinthe administratif.

Les syndicats, eux, sont dans l’incompréhension totale face aux lenteurs administratives. Les dossiers auraient été transmis au ministère du Budget, mais subissent des renvois pour des compléments jugés excessifs. « Tous les documents sont partis et qu’au bout de deux semaines, on nous dit qu’il faut ajouter des documents. C’est une volonté de blocage », déplore un syndicaliste. On dirait presque un sketch comique, mais c’est bien la réalité.

Pourquoi cela dérange

Les incohérences sont flagrantes : d’un côté, un ministre qui promet des solutions, de l’autre, des agents qui attendent des paiements depuis des mois. La situation devient absurde, et les promesses de transparence semblent n’être qu’un écran de fumée. L’audit des primes, annoncé comme une solution miracle, pourrait bien n’être qu’un autre tour de passe-passe.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des agents qui peinent à joindre les deux bouts, des enseignants qui se retrouvent dans une spirale de dettes, et un climat de méfiance qui s’installe. Les primes, loin d’être un simple bonus, sont un complément de revenu essentiel pour de nombreux agents. Et pendant ce temps, le gouvernement continue de jongler avec les chiffres, comme un clown dans un cirque.

Lecture satirique

Le discours politique, rempli de promesses, se heurte à la réalité des faits. La présence du conseiller financier à l’assemblée générale, présentée comme un gage de transparence, ressemble davantage à un coup de théâtre pour apaiser les esprits. « Ce qui est intéressant, c’est qu’il pourra donner toutes ces explications », assure Dacharly Mapangou, président de la FRAPES. Mais qui peut encore croire à ces explications, quand la réalité est si éloignée des promesses ?

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres gouvernements qui jonglent avec les promesses tout en laissant leurs citoyens dans l’incertitude. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques déconnectés de la réalité semblent être un mal universel. La question est de savoir si la situation à l’UOB est un cas isolé ou le reflet d’une tendance plus large.

À quoi s’attendre

À l’issue de cette assemblée générale, la décision finale reviendra à la base syndicale. Les agents devront déterminer leur conduite face à une situation qui affecte directement leur quotidien. Espérons qu’ils ne se contenteront pas de promesses en l’air, mais qu’ils exigeront des actions concrètes.

Sources

Source : www.gabonreview.com

Visuel — Source : www.gabonreview.com
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