Présidentielle 2027 : La droite et le centre face à un défi d’unité
Mise à jour le 2026-03-30 06:55:00 : Des élus de droite et du centre cherchent à s’unir pour éviter un duel redouté entre Bardella et Mélenchon en 2027.
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À droite et au centre, des voix s’élèvent pour réclamer un candidat commun à la présidentielle. Le rêve commun de Jordan Bardella et Jean-Luc Mélenchon est de se retrouver face à face au second tour. Dans les sondages, la qualification du candidat d’extrême droite semble assurée, tandis que celle de l’insoumis est possible. Cette grande peur incite donc le socle commun à essayer de s’organiser pour franchir le premier tour. C’est l’objectif d’un appel signé par neuf ministres du gouvernement Lecornu et 81 parlementaires de la droite et du centre, publié dimanche 29 mars dans La Tribune Dimanche.
Peuvent-ils y parvenir ? Ce n’est pas si simple. La preuve : le texte de cet appel ne mentionne aucune procédure pour désigner ce candidat. Pas question de primaires « ouvertes », « fermées », « semi-ouvertes ». Avant même de s’entendre sur un nom, tout le monde se déchire déjà sur la méthode. Édouard Philippe et Xavier Bertrand récusent toute primaire ; Bruno Retailleau veut un plébiscite de ses militants LR ; Gabriel Attal fait cavalier seul ; Gérald Darmanin veut ouvrir jusqu’à la gauche républicaine ; Laurent Wauquiez, à l’inverse, jusqu’au parti d’extrême droite Reconquête d’Éric Zemmour. Bref, le couple droite-centre bat de l’aile.
La droite et le centre étaient pourtant alliés aux municipales. Ils ont parfois gagné ensemble, comme à Bordeaux ou Limoges, mais souvent perdu, comme à Paris, Lyon ou Marseille. Ils sont aussi côte à côte au gouvernement Lecornu, et cette alliance, même chaotique, est devenue plus naturelle depuis que le parti macroniste a abandonné l’illusion du « dépassement » du clivage droite-gauche pour se ranger clairement à droite.
Mais ces « cinquante nuances de droite » restent tellement plurielles qu’on les voit mal soutenir toutes ensemble le même candidat à l’issue d’une primaire commune. S’il est battu, Bruno Retailleau s’effacerait-il derrière Gabriel Attal ? Laurent Wauquiez ou Sarah Knafo derrière Édouard Philippe ? C’est le drame d’une alliance de circonstances qui n’a ni corpus commun ni boussole idéologique. Un replâtrage défensif pour sauver les meubles plutôt qu’une vraie cohérence programmatique.
Depuis dix ans, le macronisme s’est employé à démanteler la gauche et la droite. « La poutre travaille », répétait Édouard Philippe. Tellement que le plafond a fini par s’écrouler sur le socle commun.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Des élus de droite et du centre cherchent à s’unir pour la présidentielle 2027.
- Qui est concerné : Élus de droite et du centre, électeurs.
- Quand : Élections présidentielles de 2027.
- Où : France.
Contexte
Les tensions internes au sein de la droite et du centre révèlent des divergences stratégiques. Le manque de consensus sur la méthode de désignation du candidat commun complique la situation. Les alliances passées aux municipales n’ont pas suffi à créer une cohésion durable.
Sources
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-03-30 06:55:00 — Site : www.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-03-30 06:55:00 — Slug : edito-presidentielle-2027-le-designation-dun-candidat-commun-pour-la-droite-et-le-centre-nest-pas-gagnee
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