Poutine, le Jackpot qui se transforme en Fiasco
Chapeau : Alors que Vladimir Poutine croyait toucher le jackpot avec la flambée des prix du pétrole, la réalité s’avère bien plus amère. L’Ukraine, loin d’être oubliée, continue de faire des ravages dans les plans du Kremlin.
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Ce qui se passe réellement
A priori, Vladimir Poutine allait toucher le jackpot. Alors que l’économie russe s’enfonçait dans le marasme, l’opération « Fureur épique », lancée par les États-Unis et Israël a totalement rebattu les cartes. Les prix du pétrole explosent et le pire pourrait être à venir. Les cours du brut pourraient grimper au-dessus de 150 dollars le baril si les approvisionnements restent perturbés pendant encore un mois, selon une note récente de la banque JP Morgan. Mieux, les Américains, englués dans leur guerre, ne regardent plus vers les plaines du Donbass. « Entièrement absorbés par la question iranienne, les États-Unis vont oublier l’Ukraine », se réjouissait le député russe Alexeï Chepa, il y a quelques semaines.
Après avoir mis en « pause conjoncturelle » les négociations avec Kiev, à la mi-mars, le chef du Kremlin espérait donc avoir les coudées franches. Et profiter de la flambée des cours pour « se refaire ». Pas si simple. Dans la nuit du 5 au 6 avril, des drones ukrainiens ont bombardé le terminal pétrolier russe de Sheskharis, sur la mer Noire. Quelques jours plus tôt, les missiles ukrainiens frappaient les ports de Primorsk et d’Oust-Louga, sur la mer Baltique. L’objectif ? Empêcher Moscou de profiter de la hausse des cours de l’or noir. Déjà, les exportations de pétrole russe ont chuté de 43 % entre les semaines du 14 et du 21 mars, selon Bloomberg.
Pas d’effet d’aubaine
Il n’est donc pas du tout sûr que Vladimir Poutine bénéficie de cet effet d’aubaine. Quant à la petite musique selon laquelle l’armée ukrainienne va s’écrouler car les Américains vont cesser leurs livraisons de systèmes Patriot, elle mérite, elle aussi, d’être étudiée de près. « La Russie n’utilise pas ses missiles balistiques pour changer la donne sur le champ de bataille, mais pour détruire des bâtiments civils et briser la volonté du peuple ukrainien », rappelle James Jeffrey, ancien ambassadeur américain en Irak et en Turquie.
Le brasier qui consume le Moyen-Orient ne scellera donc pas le destin des Ukrainiens. Et il ne pourra faire oublier une autre réalité que Poutine cherche à cacher : l’armée russe n’a réalisé aucun gain territorial en mars, selon l’Institut pour l’étude de la guerre (ISW). Une première depuis septembre 2023. Et elle peine à remplacer ses pertes, qui dépassent les 30 000 hommes par mois.
Pourquoi cela dérange
Les contradictions sont flagrantes : d’un côté, Poutine espère tirer profit de la crise au Moyen-Orient, de l’autre, ses ambitions territoriales en Ukraine s’effondrent. En somme, il joue à la roulette avec des jetons en papier.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : la Russie, déjà affaiblie, voit son rêve d’expansion se heurter à la réalité d’une résistance ukrainienne tenace. Les espoirs de Poutine de se refaire grâce à la hausse des prix du pétrole sont rapidement contrecarrés par des frappes ukrainiennes ciblées.
Lecture satirique
Ah, Poutine, ce grand stratège ! Alors qu’il pensait faire main basse sur les richesses pétrolières, il se retrouve à jongler avec des drones ukrainiens. Une belle ironie pour un homme qui se veut le maître du jeu.
Effet miroir international
La situation en Ukraine résonne avec d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Les promesses de Poutine se heurtent à la réalité, tout comme celles d’autres dirigeants qui, en pensant contrôler le récit, se retrouvent piégés par leurs propres mensonges.
À quoi s’attendre
Les tendances visibles suggèrent que le conflit ukrainien, loin d’être oublié, pourrait même s’intensifier. Les espoirs de Poutine de voir l’Ukraine s’effondrer sont, pour l’instant, aussi illusoires que ses promesses de prospérité.



