Pourquoi votre train est-il si lent ? La réponse est dans les rails

Le Canada, autrefois fier de ses trains transcontinentaux, voit aujourd’hui ses passagers attendre des heures sur des voies d’évitement, tandis que les trains de marchandises filent à toute allure. Une ironie qui fait grincer des dents.

Dans les années 1950, le trajet du Canadien entre Vancouver et Montréal durait 71 heures. Aujourd’hui, un voyage similaire avec VIA Rail prend 91 heures. Oui, vous avez bien lu : 91 heures pour traverser le pays, avec une vitesse moyenne de 47 km/h. Pendant ce temps, les trains de marchandises, qui n’ont pas de problème à faire la course avec le temps, continuent de monopoliser les rails. Cela fait réfléchir, non ?

Ce qui se passe réellement

À l’époque où le Canadien et le Super Continental avaient la priorité sur les trains de marchandises, voyager en train était un véritable plaisir. Aujourd’hui, les passagers de VIA Rail doivent patienter des heures sur des voies d’évitement, attendant que des trains de marchandises, souvent longs de 250 wagons, passent. Pendant ce temps, les expéditions de denrées alimentaires et de pétrole explosent, tandis que les trains de voyageurs se retrouvent en seconde classe. En Europe et en Asie, les trains de voyageurs bénéficient de voies réservées, mais pas au Canada. Ici, il semble que le fret soit roi.

Pourquoi cela dérange

Il est inacceptable que les trains de voyageurs n’aient pas de priorité légale sur les trains de marchandises. Les passagers, qui représentent une valeur inestimable, sont traités comme des marchandises de seconde zone. Des billets à 10 000 dollars pour une chambre en classe Prestige, et pourtant, ces passagers se retrouvent à regarder passer des chargements de potasse. Cela soulève des questions sur les priorités du système ferroviaire canadien.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : un transport ferroviaire peu fiable décourage les passagers potentiels. Si le Canada veut vraiment encourager l’utilisation des trains, il doit donner la priorité aux passagers. Sinon, il continuera de voir ses trains vides, tandis que les camions et les trains de marchandises dominent les routes et les rails.

Lecture satirique

Les promesses politiques de modernisation et de durabilité se heurtent à la réalité des rails. Pendant que les politiciens vantent les mérites du transport durable, les passagers se retrouvent coincés dans des trains lents, attendant que des trains de marchandises passent. C’est un peu comme si l’on promettait un festin, mais qu’on servait seulement des miettes. Les discours politiques sont déconnectés de la réalité des voyageurs, qui ne demandent qu’à être traités avec dignité.

Effet miroir international

En regardant vers le sud, aux États-Unis, Amtrak a réussi à obtenir une certaine priorité pour ses trains de voyageurs. Mais même là, les trains de marchandises continuent de faire passer les passagers au second plan. Cela rappelle les dérives autoritaires où les intérêts commerciaux priment sur le bien-être des citoyens. Si le Canada ne prend pas exemple sur ces pratiques, il risque de se retrouver dans une situation similaire.

À quoi s’attendre

Si rien ne change, les trains de voyageurs continueront de souffrir de retards interminables. Les passagers pourraient bien être contraints de se tourner vers d’autres moyens de transport, laissant les rails à la merci des trains de marchandises. Une situation qui ne peut que s’aggraver si les décideurs ne prennent pas les mesures nécessaires pour rétablir l’équilibre entre le transport de passagers et de marchandises.

Sources

Source : lactualite.com

Visuel — Source : lactualite.com
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