Poulet ukrainien dans les cantines : non, 100 % du poulet servi aux élèves en France ne vient pas d’Ukraine
La rumeur d’un « poulet 100 % ukrainien » dans les cantines françaises est fausse : la réalité est bien plus nuancée et encadrée.
Une affirmation virale sur les réseaux sociaux prétend que tous les poulets servis dans les cantines françaises proviendraient d’Ukraine et seraient chargés d’antibiotiques ou d’eau de javel. Cette information inquiète de nombreux parents et pose la question de la sécurité alimentaire de nos enfants. Or, selon les chiffres et les experts du secteur, cette rumeur est infondée. Voici ce que vous devez savoir pour comprendre l’origine réelle du poulet servi dans les cantines et l’impact sur votre quotidien.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : 100 % du poulet servi dans les cantines françaises ne provient pas d’Ukraine, même si les importations ukrainiennes ont augmenté.
- Qui est concerné : Parents d’élèves, élèves, gestionnaires de restauration collective, secteur agroalimentaire.
- Quand : Données et réglementation en vigueur jusqu’à janvier 2026.
- Où : France, importations depuis l’Ukraine et d’autres pays de l’UE et hors UE.
Chiffres clés
- 250 000 tonnes de volailles ukrainiennes importées en France en 2024 (contre 90 000 tonnes en 2022).
- Un quota de 120 000 tonnes d’importation de volailles ukrainiennes est en vigueur depuis octobre 2025.
- Dans les cantines, 50 % de la viande servie est importée, mais seulement 1 % du bio provient de pays étrangers.
- Sur 10 525 cantines collectives déclarantes, 3 103 ont atteint ou dépassé 20 % de bio, 1 525 ont atteint 50 % de produits durables (Egalim).
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : L’étiquetage de l’origine des viandes est obligatoire depuis mars 2022 pour les viandes fraîches, réfrigérées, congelées ou surgelées.
- Démarches utiles : Les cantines doivent indiquer le pays d’élevage et d’abattage si le fournisseur transmet l’information.
- Risques si vous n’agissez pas : Aucune sanction directe pour les familles, mais vigilance sur la provenance en cas de doute.
- Exceptions : Les produits transformés ne sont pas soumis à l’obligation d’étiquetage détaillé (mention « UE » ou « non UE » seulement).
Contexte
La polémique sur le poulet ukrainien a été relancée après des propos erronés relayés sur les réseaux sociaux et certains médias. En réalité, si les importations de volailles ukrainiennes ont triplé depuis le début de la guerre en Ukraine, elles restent minoritaires par rapport à l’ensemble de la consommation nationale. La Pologne demeure le premier exportateur de volailles en Europe. La loi Egalim impose aux cantines d’atteindre au moins 50 % de produits durables et de qualité, dont 20 % de bio. L’étiquetage de l’origine est obligatoire depuis mars 2022, mais reste limité pour les produits transformés. Les contrôles et les engagements des acteurs de la restauration collective visent à garantir la sécurité et la qualité des repas servis aux enfants.
Ce qui reste à préciser
- La part exacte de poulet ukrainien dans les menus des cantines, hors produits bio et hors produits transformés.
- La transparence réelle des fournisseurs sur l’origine des viandes utilisées dans les plats préparés.
Citation
« Il y a un truc qui est sûr, c’est que 100 % du poulet qu’on consomme à la cantine, en France, n’est certainement pas ukrainien. Même si les importations de volailles d’origine ukrainienne sont une réalité. » — Yann Nédélec, directeur de l’association nationale interprofessionnelle de la volaille de chair (Anvol).
Sources
Source : Association des maires de France
Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-05 07:02:00 — Site : www.20minutes.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-05 07:02:00 — Slug : le-poulet-servi-dans-les-cantines-scolaires-provient-il-a-100-dukraine
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