Pommes de terre à la dérive : quand l’excès devient la norme

Des centaines de milliers de tonnes de pommes de terre s’accumulent, tandis que les supermarchés continuent de faire payer le prix fort. Qui a dit que l’économie était logique ?

INTRODUCTION : Alors que les producteurs de pommes de terre se retrouvent avec d’importants excédents, la saison de conservation s’étend encore. Étrangement, cette surproduction ne semble pas affecter les prix en rayon. Ironie du sort, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

De nombreux producteurs se retrouvent avec d’importants excédents, ce qui se traduit par un stock de pommes de terre de plusieurs centaines de milliers de tonnes, alors que la saison des pommes de terre de conservation s’étend encore sur plusieurs mois. Cela s’explique par l’absence de demande : les grands fabricants de frites disposent de stocks suffisants, tandis que la concurrence s’intensifie sur les marchés mondiaux. Les alternatives, telles que la transformation des pommes de terre en aliments pour animaux ou en biocarburants, ne sont possibles que dans une mesure limitée. Ces prix plancher ne se perçoivent par contre pas dans les rayons de supermarchés puisqu’ils ne concernent que les pommes de terre industrielles destinées à la fabrication de frites surgelées. Pour les autres variétés, comme les Bintje et autres pommes de terre de consommation, les prix sont (un peu) plus élevés.

Pourquoi cela dérange

Cette situation met en lumière une incohérence frappante : d’un côté, des producteurs croulant sous les excédents, de l’autre, des consommateurs qui continuent de payer des prix élevés pour des pommes de terre qui, en théorie, devraient être bradées. Où est la logique ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des producteurs en difficulté, une surproduction qui ne trouve pas preneur, et une industrie qui semble déconnectée des réalités du marché. Pendant ce temps, les consommateurs sont laissés dans l’ignorance, payant le prix fort pour des pommes de terre qui, en réalité, devraient être à prix cassé.

Lecture satirique

Ah, la magie du marché libre ! Les promesses de l’économie de marché se heurtent à la dure réalité des stocks. Les discours politiques vantant la prospérité agricole semblent bien loin des champs où les pommes de terre pourrissent. Qui aurait cru que la surproduction pourrait coexister avec des prix élevés ?

Effet miroir international

À l’étranger, des politiques autoritaires semblent également ignorer les besoins réels de leur population. En Russie ou aux États-Unis, des discours grandiloquents cachent souvent une réalité bien moins reluisante. Peut-être que les pommes de terre pourraient servir de métaphore pour illustrer ces dérives ?

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, on peut s’attendre à une crise agricole encore plus profonde, avec des producteurs qui pourraient être contraints de prendre des décisions drastiques. Qui sait, peut-être que les pommes de terre deviendront le nouvel or noir ?

Sources

Source : www.rtbf.be

Visuel — Source : www.rtbf.be
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