Polynésie : l’UAPED, seule unité d’accueil pour enfants en danger du Pacifique, bloquée faute d’accord avec la justice
L’UAPED de Polynésie, unique dans le Pacifique, ne peut fonctionner pleinement sans convention judiciaire. Les enfants victimes restent exposés à des procédures inadaptées.
En Polynésie, l’Unité Pédiatrique Dédiée à l’Enfance en Danger (UAPED) existe, mais son action reste limitée. La convention indispensable entre la justice, le Pays et la gendarmerie n’est toujours pas signée. Ce blocage empêche la prise en charge optimale des enfants victimes. Les conséquences sont directes sur la santé et la sécurité des mineurs concernés. La situation reste incertaine tant que l’accord n’est pas trouvé.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : L’UAPED de Polynésie ne peut fonctionner pleinement sans convention signée avec la justice.
- Qui est concerné : Enfants victimes, familles, professionnels de santé et de justice.
- Quand : Situation constatée début 2026, blocage en cours.
- Où : Polynésie française, unique UAPED du Pacifique.
Chiffres clés
- 100 millions de FCP de subvention pour l’unité médico-judiciaire (2023).
- Plus de 7000 actes réalisés, pour une capacité initiale de 3000 actes annuels.
- Un travailleur social suit 75 jeunes en Polynésie, contre 30 en France hexagonale.
- Plus d’une centaine d’UAPED en France, une seule dans le Pacifique.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Les enfants victimes ne bénéficient pas encore d’un parcours protégé et adapté.
- Démarches utiles : Les familles doivent attendre la réquisition judiciaire pour accéder à l’UAPED.
- Risques si vous n’agissez pas : Risque de traumatismes aggravés pour les enfants, retards dans la prise en charge.
- Exceptions : Aucune exception mentionnée pour l’instant.
Contexte
L’UAPED est une structure médicalisée, avec prise en charge psychologique, créée pour éviter aux enfants victimes de répéter leur histoire à plusieurs interlocuteurs. En 2023, une convention a été signée pour l’unité médico-judiciaire de l’hôpital, mais pas pour l’UAPED. Le financement initial ne couvre plus le volume d’actes réalisés. Le CESEC, présidé par Maiana Bambridge, recommande d’augmenter le nombre de travailleurs sociaux et de renforcer la formation locale. Les rapports du CESEC influencent les décisions institutionnelles, mais des blocages persistent.
Ce qui reste à préciser
- La date exacte de signature de la convention avec la justice.
- Les modalités de financement supplémentaires pour l’UAPED.
Citation
« C’est important parce qu’aujourd’hui, l’UAPED existe, les locaux existent. Le problème est que dès lors la convention n’est pas signée entre la justice et le Pays puis la gendarmerie, la procédure organisationnelle n’arrive pas à se mettre en route, parce que c’est sur réquisition judiciaire que l’UAPED intervient. C’est une structure très médicalisée, avec une prise en charge de psychologues également. L’intérêt de l’Unité, c’est que le mineur traumatisé n’a pas à répéter plusieurs fois la même histoire, dans des lieux différents à des personnes différentes. Ce sont les professionnels qui se déplacent à l’UAPED, et l’enfant n’y livre son histoire qu’une seule fois » — Maiana Bambridge, présidente du CESEC.
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-01 06:53:00 — Site : la1ere.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-01 06:53:00 — Slug : invitee-du-journal-maiana-bambridge-presidente-du-cesec
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