Polynésie : la consommation résiste, mais l’export s’effondre sous le choc des prix mondiaux
La Polynésie française maintient sa croissance intérieure, mais subit un recul brutal de ses exportations, fragilisant son économie.
La Polynésie française a mieux résisté que prévu à la hausse des prix mondiaux au troisième trimestre 2025. La baisse de la facture pétrolière et la hausse de la demande intérieure soutiennent l’économie locale. Mais la chute des prix des perles et du poisson fait plonger les exportations. Ce retournement menace l’emploi, le pouvoir d’achat et la stabilité économique du territoire. Les prochains mois seront décisifs pour les secteurs concernés.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les exportations polynésiennes chutent de 15 % au troisième trimestre 2025, malgré une économie intérieure dynamique.
- Qui est concerné : Exportateurs, entreprises, ménages, secteurs perlicole et pêche.
- Quand : Troisième trimestre 2025.
- Où : Polynésie française.
Chiffres clés
- Importations de produits pétroliers : -53 % en valeur, -40 % en volume (T3 2025 vs T3 2024)
- Exportations locales : -15 % (T3 2025 vs T3 2024)
- Valeur des perles de culture brutes : -19 % malgré des volumes en hausse (T3 2025)
- Prix des perles : -28 % sur un an (T3 2025)
- Exportations de poisson : -30 % en valeur, prix moyen -19 % (T3 2025)
- Importations à destination des entreprises : +12 % (T3 2025)
- Importations des ménages : +9 %, agroalimentaire +14 % en valeur (T3 2025)
- Exportations locales cumulées depuis janvier : +10 % (2025)
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Les exportateurs de perles et de poissons voient leurs revenus baisser. Les ménages bénéficient d’une stabilité des prix à l’importation hors énergie.
- Démarches utiles : Aucune procédure spécifique mentionnée.
- Risques si vous n’agissez pas : Perte de revenus pour les secteurs exportateurs, risque de ralentissement économique.
- Exceptions : Les filières huile de coprah et noni progressent, mais restent minoritaires.
Contexte
La stabilité des importations polynésiennes en 2025 repose sur la forte baisse de la facture énergétique, permise par la chute des prix mondiaux du pétrole. Hors énergie, toutes les importations progressent, signe d’une économie intérieure dynamique. Mais la dépendance aux exportations de perles et de poissons expose la Polynésie aux fluctuations des marchés internationaux. La forte concentration des ventes de poissons vers les États-Unis accentue cette vulnérabilité. Malgré quelques filières en croissance, le recul des deux piliers historiques de l’export met en lumière une fragilité structurelle du commerce extérieur du territoire.
Ce qui reste à préciser
- L’évolution des prix mondiaux des perles et poissons au-delà du troisième trimestre 2025.
- Les mesures envisagées par les autorités locales pour diversifier les exportations.
Citation
« La Polynésie française bénéficie actuellement d’un répit sur sa facture énergétique et d’un regain de consommation et d’investissement, sa dépendance à quelques produits d’exportation exposés aux aléas des marchés internationaux demeure entière. Une fragilité structurelle que la conjoncture 2025 remet crûment en lumière. »
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-03 20:54:00 — Site : www.tahiti-infos.com
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-03 20:54:00 — Slug : la-polynesie-tient-le-cap-sauf-a-lexport
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