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Ce dimanche 12 avril, le Partitu di a Nazione Corsa (PNC) a réuni ses cadres en Cunsigliu à Corte. À cette occasion, Pascal Zagnoli, secrétaire général du mouvement autonomiste, a accordé un entretien à nos équipes.
Résultats des élections municipales 2026
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Le Partitu di a Nazione Corsa (PNC) a réuni son Cunsigliu ce dimanche 12 avril à Corte.
L’occasion pour les cadres du mouvement autonomiste de dresser un bilan des élections municipales et de définir la stratégie politique pour les échéances à venir mais aussi d’aborder des dossiers d’actualité comme celui des carburants.
Secrétaire général du parti, Pascal Zagnoli fait le point sur ces questions.
Retrouvez l’entretien réalisé par Maïa Graziani et Anna Peron :
France 3 Corse ViaStella : Vous avez réuni le Cunsigliu de votre parti pour faire notamment un bilan des dernières élections municipales. Quel est-il ?
Pascal Zagnoli : C’est un bilan satisfaisant que nous avons fait aujourd’hui devant les membres du Cunsigliu qui représentent un petit peu nos délégués dans tous les territoires de la Corse.
Un bilan satisfaisant, puisque nous restons sur nos places fortes avec un ancrage électoral important dans de nombreuses microrégions et en même temps parce que nous avons été en capacité d’être présents sous nos couleurs ou dans différentes coalitions dans toutes les microrégions de l’île.
C’est ce que nous avions annoncé un petit peu en amont des élections municipales, que nous souhaitions être présents du Cap Corse jusqu’à la pointe de Bonifacio, et c’est chose faite. Et avec aujourd’hui plusieurs dizaines, voire cinquantaines d’élus, adjoints aux maires, maires ou conseillers municipaux se revendiquant du PNC ou de la formation Avanzemu, cela constitue pour nous un motif de grande satisfaction au sortir de ces élections municipales.
Les élections sont désormais terminées, et dans l’actualité il y a des dossiers brûlants, notamment celui des carburants. Selon vous, le PNC n’a pas attendu la crise en Iran pour se poser la question de leur prix dans l’île. Que fait le parti aujourd’hui, concrètement, sur ce sujet ?
Concrètement, c’est notamment via l’action de notre député Paul-André Colombani à l’Assemblée nationale que le PNC travaille au niveau de la cherté des carburants, en travaillant également de concert avec le collectif contre la cherté de la vie, présidé par Frédéric Poletti.
Paul-André Colombani est impliqué sur ce dossier-là depuis maintenant plusieurs mois, plusieurs années, à Paris, et c’est en ce sens qu’une mission parlementaire lui a été confiée par le gouvernement pour étudier les mécanismes de formation des prix du carburant à l’échelle de la Corse.
Aujourd’hui, cette mission va débuter. Il ne faudra malheureusement pas attendre forcément de résultats immédiats à très court terme, mais pour autant, il y a un travail de fond qui va être réalisé en vue de tenter de résoudre dans les prochains mois voire les prochaines années le mécanisme de surcoût des carburants dans l’île.
Recentrer notre action politique sur le quotidien.
Autre dossier qui sera mené notamment par les parlementaires : l’avenir institutionnel de la Corse. C’est un débat que vous appelez de vos vœux très rapidement.
Bien sûr. Aujourd’hui on ne peut pas accepter que pour des élections sénatoriales qui arrivent ces prochains mois, on puisse se faire confisquer le processus de Beauvau qui a été ouvert en 2022, au sortir, je le rappelle quand même, de l’assassinat d’Yvan Colonna, et après six semaines de grandes mobilisations populaires dans les rues de l’île. Le processus de Beauvau a été ouvert parce que la jeunesse corse s’est mobilisée.
Aujourd’hui, il y a eu trois ans de travaux qui ont été réalisés à Paris et en Corse. Désormais, l’heure est à la concrétisation et nous appelons de nos vœux à ce que le processus passe au Sénat avant l’été.
Il y a plusieurs échéances électorales à venir. Quelle sera la stratégie du PNC ? Ce sera vous, seuls contre tous ?
Ce n’est pas « seuls contre tous ». La stratégie du PNC, ce sera le PNC pour la Corse et pour les Corses, puisqu’aujourd’hui on veut recentrer notre action politique sur le quotidien, sur la cherté de la vie, sur le développement économique et sur ce qui préoccupe véritablement les Corses.
Je pense véritablement que les femmes et les hommes qui se lèvent tous les matins pour travailler n’ont que faire des querelles politiques entre les partis ou entre certaines personnes qui font de la politique dans l’île.
Ils veulent qu’on réponde à leurs problématiques du quotidien et c’est ce à quoi on va s’atteler ces prochaines semaines.
PNC : Entre promesses et réalité, la danse des élus corses
Le Partitu di a Nazione Corsa (PNC) se félicite d’un bilan électoral « satisfaisant », mais la réalité des Corses semble encore bien éloignée de ces discours triomphalistes.
Ce dimanche 12 avril, le PNC a réuni son Cunsigliu à Corte pour faire le point sur les élections municipales. Pascal Zagnoli, le secrétaire général, a pris la parole pour vanter les mérites d’un parti qui, selon lui, a su s’ancrer dans toutes les microrégions de l’île. Mais derrière cette façade d’optimisme, une question demeure : que fait réellement le PNC pour les Corses ?
Ce qui se passe réellement
Le PNC se vante d’avoir des élus dans toutes les microrégions, allant du Cap Corse à Bonifacio. Avec des dizaines d’élus, adjoints aux maires et conseillers municipaux, Zagnoli se dit satisfait. Mais cette satisfaction est-elle justifiée ? Les Corses, eux, sont confrontés à des réalités bien plus pressantes, comme la flambée des prix des carburants. Zagnoli affirme que le PNC s’attaque à ce problème, mais il semble que les solutions concrètes tardent à venir.
Pourquoi cela dérange
La promesse de « recentrer notre action politique sur le quotidien » semble être un slogan bien creux. Pendant que le PNC se félicite de ses succès électoraux, les Corses continuent de souffrir de la cherté de la vie. Le député Paul-André Colombani est chargé d’une mission parlementaire sur les prix des carburants, mais il faudra « plusieurs mois, voire plusieurs années » pour voir des résultats. En attendant, les Corses doivent faire face à des prix qui ne cessent d’augmenter.
Ce que cela implique concrètement
Les promesses du PNC, bien que séduisantes, ne se traduisent pas en actions concrètes. Les Corses, qui se lèvent chaque matin pour travailler, n’ont que faire des querelles politiques. Ils veulent des solutions immédiates à leurs problèmes quotidiens, pas des discours politiques qui semblent déconnectés de leur réalité.
Lecture satirique
Il est ironique de voir un parti qui se proclame « autonomiste » se perdre dans des discours politiques alors que les véritables préoccupations des Corses sont laissées de côté. Zagnoli parle de « réponses aux problématiques du quotidien », mais les Corses attendent toujours ces réponses. Peut-être que le PNC devrait se concentrer moins sur les élections et plus sur les besoins réels des habitants.
Effet miroir international
En observant le PNC, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec des politiques autoritaires ailleurs dans le monde, où les discours grandiloquents masquent des réalités bien plus sombres. La Russie, par exemple, utilise des promesses de prospérité pour justifier des actions répressives. Le PNC, bien que moins extrême, semble emprunter un chemin similaire en se concentrant sur l’image plutôt que sur l’action.
À quoi s’attendre
Si le PNC ne change pas de cap, les Corses pourraient bien se retrouver dans une situation où les promesses électorales ne se traduisent jamais en réalité. La tendance actuelle laisse présager un avenir où les préoccupations quotidiennes des citoyens sont toujours reléguées au second plan.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr



