Pluies diluviennes en Angola : la promesse d’un gouvernement submergé par la réalité
Plus de 30 morts, des milliers de déplacés : l’Angola se noie sous les promesses non tenues de son président.
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Les pluies torrentielles qui se sont abattues sur l’Angola ces derniers jours ont fait plus de 30 morts, selon un nouveau bilan à la hausse mardi 7 avril de la télévision publique angolaise TPA. Le président angolais Joao Lourenço, dans un élan de compassion, a évoqué une « course contre la montre pour localiser, secourir et prodiguer des soins médicaux » à la population. Une belle déclaration, n’est-ce pas ? Sauf que le précédent bilan, donné dimanche 5 avril par les services d’urgence, faisait état de 15 morts et de milliers de déplacés. Une course, certes, mais à la réalité.
Ce qui se passe réellement
La ville côtière de Benguela a été la plus touchée par les inondations avec désormais 23 décès enregistrés, selon la télévision. Dans la capitale Luanda, six morts et un disparu ont été recensés par les pompiers. En Namibie voisine, le niveau du fleuve Zambèze a fortement monté, contraignant des milliers de personnes à fuir leurs foyers. Des images aériennes partagées par le ministère de la Défense montrent des étendues d’eau à perte de vue. Les fortes averses, qui se produisent régulièrement dans le sud du continent lors de l’été austral, semblent avoir pris un tournant tragique cette année.
Pourquoi cela dérange
Les chercheurs du réseau World Weather Attribution (WWA) estiment que ces « épisodes extrêmes de précipitations » sont devenus significativement plus intenses en raison du changement climatique d’origine humaine. En janvier, des régions du sud du Mozambique ont reçu jusqu’à 500 mm de pluie, soit l’équivalent d’un an de précipitations en année normale. Pendant ce temps, l’Angola semble naviguer à vue, entre promesses et inaction.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences directes sont tragiques : des vies perdues, des familles déplacées, et une infrastructure déjà fragile mise à mal. La question se pose : où sont les mesures préventives ? Où sont les investissements dans les infrastructures pour faire face à ces catastrophes ?
Lecture satirique
Le discours politique de Lourenço, tout en compassion, semble déconnecté de la réalité. La promesse d’une réponse rapide est belle, mais la réalité est que les inondations ne sont pas un phénomène nouveau. Peut-être que le président devrait se concentrer sur la construction de canalisations plutôt que sur des discours pleins de bonnes intentions. À quand le plan d’action concret ?
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires ailleurs dans le monde, où les dirigeants préfèrent jouer la carte du spectacle plutôt que de s’attaquer aux véritables problèmes. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la déconnexion entre les discours et la réalité est frappante. Les catastrophes naturelles ne connaissent pas de frontières, mais les promesses politiques, elles, semblent souvent rester à la surface.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager que ces épisodes de pluies torrentielles ne vont pas disparaître. Au contraire, ils risquent de devenir la norme. Les gouvernements doivent agir, et vite, avant que la prochaine tempête ne les emporte, eux et leurs promesses.



