Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.


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L’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau continue de bonifier sa participation dans Transat. Il a de nouveau acheté des blocs d’actions du voyagiste montréalais cette semaine.

Pierre Karl Péladeau a acheté pour plus de 350 000 $ d’actions de Transat en effectuant plusieurs transactions entre le 27 mars et le 9 avril.

Il a ainsi acheté 140 000 actions supplémentaires de Transat au cours des deux dernières semaines, dont plus de la moitié depuis le début du mois d’avril. Avec une participation qui s’élève maintenant à 10,3 %, il demeure le deuxième actionnaire en importance derrière le Fonds FTQ, qui détient 10,7 %.

La probabilité d’assister à une vente du franchiseur montréalais MTY ou de certains de ses actifs a diminué, selon l’analyste John Zamparo, de la Scotia, après que la direction de l’entreprise n’a pas offert de mise à jour vendredi entourant l’examen stratégique des activités. MTY présentait vendredi ses résultats de début d’exercice. La direction avait révélé à la mi-novembre qu’un processus de revue stratégique était en cours avec l’appui d’un conseiller financier.

Stella-Jones a perdu la recommandation de la Financière Banque Nationale en début de semaine. L’analyste Maxim Sytchev a retiré mardi sa suggestion d’achat sur l’action du fournisseur montréalais de traverses de chemin de fer et de produits en bois traité. Soulignant que le titre a mieux résisté qu’anticipé depuis le début de l’année, il pense qu’il sera éventuellement possible de trouver un meilleur prix pour acheter des actions de cette entreprise. Jugeant le contexte d’affaires plus morose, il estime que le moment est venu de se positionner sur les lignes de touche. Ils sont dorénavant cinq analystes à suggérer l’achat de l’action sur les neuf assurant un suivi du titre.

L’épicier montréalais Metro a perdu l’appui de la Scotia jeudi. John Zamparo retire aussi sa recommandation d’achat sur les titres de Loblaw (Provigo et Maxi) et d’Empire (IGA). Les risques à court terme sont, selon cet expert, orientés à la baisse pour les épiciers en raison notamment d’une croissance des bénéfices d’exploitation attendue plus faible cette année et en raison de résultats récents inférieurs aux prévisions sur des indicateurs clés, ce qui pourrait annoncer un environnement concurrentiel plus intense avec la présence notamment de Costco, de Walmart et de Dollarama. Il dit constater une absence de catalyseurs à court terme pour les épiciers. Il n’y a maintenant plus que 3 analystes sur 11 qui suggèrent l’achat de l’action de Metro.

Le Canadien National (CN) a gagné l’appui de Bank of America jeudi. L’analyste Ken Hoexter propose dorénavant d’acheter l’action du transporteur ferroviaire montréalais. Il juge l’évaluation attrayante au niveau actuel et dit entrevoir des signaux de demande laissant percevoir des gains de parts de marché. Il croit aussi que la direction du CN a fait part de prévisions prudentes à la fin janvier en présentant sa performance financière de fin d’exercice. Les avis sur le CN demeurent partagés à 50-50 sur Bay Street dans la communauté des analystes.

Troilus s’est attiré un nouvel admirateur cette semaine. L’analyste Robin Kozar, de la firme Ventum Capital, a lancé en début de semaine un suivi officiel des activités de la société minière montréalaise dont le projet phare de cuivre-or est situé au nord de Chibougamau, au Québec. Il recommande l’achat de l’action de Troilus. « Le gisement de Troilus est l’un des plus importants gisements aurifères non exploités d’Amérique du Nord. Ce projet offre une combinaison attrayante de taille, de durée de vie de la mine, d’avantages liés à la réhabilitation d’un site industriel existant, et de soutien gouvernemental, le tout dans une juridiction de premier plan. Il s’agit d’un projet aurifère d’envergure, dont la production de cuivre comme sous-produit renforce la valeur stratégique. » Il anticipe une mise en production rapide. Troilus a été l’une des étoiles boursières au Québec en 2025. Son titre s’est apprécié de 430 % l’an passé. Les quatre analystes assurant un suivi officiel de Troilus proposent tous l’achat de l’action.

L’ex-premier ministre du Canada Stephen Harper vient d’acheter des actions d’Alimentation Couche-Tard. Il a acheté le 31 mars un lot de 510 actions au prix unitaire de 77,96 $. Il s’est joint au conseil d’administration de Couche-Tard il y a deux ans. C’est la première fois qu’il achète des actions de Couche-Tard sur le marché depuis sa nomination au conseil.

Les titres québécois de Groupe ADF, TFI, 5N Plus, Savaria, Banque Nationale, Groupe TVA, Saputo et Thérapeutique Knight ont tous atteint cette semaine un sommet des 52 dernières semaines à la Bourse de Toronto.

Pierre Karl Péladeau : Le roi des actions, ou l’illusion d’un empire ?

L’homme d’affaires Pierre Karl Péladeau, en achetant des actions de Transat, semble jouer à un jeu de Monopoly où les règles sont écrites par les plus riches. Pendant ce temps, les petits actionnaires se demandent s’ils ne sont pas les figurants d’une pièce tragique.

Dans un monde où l’économie est souvent comparée à un grand cirque, Pierre Karl Péladeau, le clown d’affaires, continue de jongler avec les actions de Transat. Avec plus de 350 000 $ investis entre le 27 mars et le 9 avril, il a réussi à s’assurer une participation de 10,3 %, juste derrière le Fonds FTQ. Mais qui a vraiment besoin de vacances quand on peut acheter des actions à tour de bras ?

Ce qui se passe réellement

Péladeau a acquis 140 000 actions supplémentaires de Transat, renforçant ainsi sa position de deuxième actionnaire. Pendant ce temps, l’analyste John Zamparo de Scotia a annoncé que la probabilité d’une vente de MTY avait diminué, tandis que d’autres entreprises comme Stella-Jones et Metro perdent leur soutien des analystes. Ah, la belle danse des chiffres !

Pourquoi cela dérange

Ce qui est troublant, c’est la manière dont ces transactions se déroulent dans un contexte où les petites entreprises peinent à survivre. Pendant que Péladeau s’enrichit, les épiciers comme Metro et Loblaw voient leurs actions dégringoler. Une belle illustration de l’inégalité croissante dans le monde des affaires, où les gros poissons mangent les petits sans vergogne.

Ce que cela implique concrètement

Les décisions de Péladeau et des analystes montrent une tendance inquiétante : les grandes entreprises continuent de dominer le marché, tandis que les petites entreprises sont laissées pour compte. Cela pourrait mener à une concentration encore plus grande des richesses et à une diminution de la diversité économique.

Lecture satirique

Dans un discours où l’on parle souvent de « croissance inclusive », il est ironique de voir que ceux qui détiennent le pouvoir économique semblent plus préoccupés par leurs portefeuilles que par l’impact de leurs décisions sur la société. Péladeau, en achetant des actions, ne fait que renforcer l’idée que le capitalisme est un jeu où seuls les plus riches peuvent gagner.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires que l’on observe dans d’autres pays, où les élites économiques dictent les règles du jeu. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la concentration de la richesse et du pouvoir est souvent le précurseur d’une démocratie affaiblie. À quand le retour des petits actionnaires dans cette danse macabre ?

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions assister à une érosion de la classe moyenne et à une polarisation accrue de la société. Les petits investisseurs, déjà en difficulté, pourraient se retrouver à la merci des grandes entreprises, qui continuent de jouer à leur propre jeu.

Sources

Source : www.lapresse.ca

L’investisseur avisé | Pierre Karl Péladeau continue d’acheter des actions de Transat
Visuel — Source : www.lapresse.ca
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