La candidate de droite Keïko Fujimori est arrivée en tête dimanche à l’issue du scrutin, selon les premières indications. Elle est talonnée par l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga et le candidat de gauche Roberto Sanchez qui sont au coude à coude pour la deuxième place. Certains bureaux de vote rouvriront lundi au Pérou après de fortes perturbations logistiques.
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La candidate de droite à la présidentielle au Pérou Keïko Fujimori a salué ce lundi une victoire sur l’ « ennemi » de gauche au premier tour, alors que les premiers décomptes et sondages la placent en position d’accéder au second tour. Elle est loin cependant des 50% nécessaires pour l’emporter dès le premier tour.
La deuxième place, qualificative pour le second tour, se joue dans un mouchoir de poche, l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga apparaissant bien placé, rapporte l’Agence France presse.
Un scrutin chaotique: nouveau vote ce lundi
Mais quelque 63 000 Péruviens n’ont pas pu voter ce dimanche, rapporte notre correspondant à Lima, Martin Chabal. La faute à 211 bureaux de votes qui sont restés fermés toute la journée. Devant ces bureaux, les électeurs ont commencé à manifester, à l’image de Rosali, excédée par l’attente : « Moi je suis là depuis très tôt ce matin, j’ai fait la queue, mais on m’a dit qu’ils n’avaient pas les bulletins. Ils nous ont retiré le droit de vote ! »
Un scandale électoral qui a énormément fait réagir toute la journée de ce premier tour. Et de nombreux candidats ont accusé les uns et les autres de fraude. Il a fallu prendre une décision pour garantir le bon déroulement du scrutin. Yessica Calvijo, secrétaire du jury national des élections a pris la parole en début de soirée : « Nous allons étendre l’heure d’ouverture des bureaux de votes jusqu’au lundi 13 avril de 7 à 14 heures ».
À cause de ce vote chaotique, plus tôt dans la journée, la police péruvienne et des enquêteurs sont intervenus dimanche au siège de l’autorité électorale (ONPE) après l’échec de l’ouverture de 15 bureaux de vote, dans une présidentielle marquée par l’insécurité et une profonde défiance envers les institutions. Des agents de la police anticorruption et des enquêteurs « mènent des opérations à l’ONPE, ainsi qu’au sein de l’entreprise » chargée de distribuer les bulletins de vote, les urnes et autres matériels électoraux, a annoncé la police. « Ils n’ont pas réussi à livrer le matériel électoral à 15 bureaux de vote à Lima », a déclaré Piero Corvetto, chef de l’ONPE.

35 candidats en lice
La publication des résultats a donc été mise en suspens et ceux qui n’ont pas encore voté vont pouvoir le faire dans la journée.
Le scrutin, marqué par un nombre record de 35 candidats, se déroule dans un contexte de flambée de la criminalité et de rejet de la classe politique. Aucun des candidats ne dépassait 15 % d’intentions de vote dans les derniers sondages, rendant un second tour le 7 juin quasi inévitable. Plus de 27 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire président et parlementaires lors de ce vote obligatoire, marqué par le retour d’un Parlement bicaméral pour la première fois depuis 1990. Le bulletin de vote, long de 44 cm, illustre la complexité du scrutin.
Le Pérou a connu huit présidents depuis 2016, dont la moitié destitués. La classe politique est discréditée par des scandales de corruption à répétition. Quatre anciens chefs d’État sont emprisonnés. Selon la radio RPP, au moins 252 candidats ont fait l’objet de condamnations pénales, tandis que plus de 90 % des Péruviens disent avoir « peu » ou « aucune confiance » dans leurs institutions, selon Latinobarometro.
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Pérou : Keïko Fujimori, la victoire en trompe-l’œil d’une droite en déroute
Keïko Fujimori, candidate de droite, se félicite d’une victoire précaire, tandis que le chaos électoral laisse 63 000 Péruviens sur le carreau.
Dimanche, la candidate de droite Keïko Fujimori a réussi à se hisser en tête des élections présidentielles au Pérou, selon les premières indications. Mais attention, ce n’est pas une victoire éclatante, loin s’en faut. Elle est suivie de près par l’ultraconservateur Rafael Lopez Aliaga et le candidat de gauche Roberto Sanchez, qui se battent pour la deuxième place. La fête est déjà gâchée par des perturbations logistiques qui obligent certains bureaux de vote à rouvrir ce lundi. Un bel exemple de l’efficacité péruvienne !
Ce qui se passe réellement
Fujimori a déclaré ce lundi avoir remporté une victoire sur l’« ennemi » de gauche au premier tour, mais elle est encore loin des 50% nécessaires pour une victoire immédiate. La lutte pour la deuxième place est si serrée qu’on pourrait croire qu’ils jouent à un jeu de société plutôt qu’à une élection. Pendant ce temps, 63 000 Péruviens n’ont même pas eu l’occasion de voter, car 211 bureaux de vote sont restés fermés. Les électeurs, excédés, se sont mis à manifester, comme Rosali, qui a déclaré : « Moi je suis là depuis très tôt ce matin, j’ai fait la queue, mais on m’a dit qu’ils n’avaient pas les bulletins. Ils nous ont retiré le droit de vote ! »
Un scrutin chaotique : nouveau vote ce lundi
Ce premier tour a été marqué par un véritable scandale électoral. Les accusations de fraude fusent de toutes parts, et pour garantir un semblant de bon déroulement, Yessica Calvijo, secrétaire du jury national des élections, a annoncé l’extension des heures d’ouverture des bureaux de vote jusqu’à lundi. La police péruvienne, quant à elle, a dû intervenir au siège de l’autorité électorale (ONPE) après que 15 bureaux de vote n’ont pas ouvert. Un vrai festival de l’inefficacité !
Pourquoi cela dérange
Ce chaos électoral ne fait que renforcer la défiance envers les institutions. Avec huit présidents en six ans, dont la moitié destitués, la classe politique péruvienne est discréditée par des scandales de corruption à répétition. Au moins 252 candidats ont des condamnations pénales à leur actif, et plus de 90% des Péruviens n’ont « peu » ou « aucune confiance » dans leurs institutions. On pourrait presque croire que le Pérou a été choisi pour un épisode de la série « Les pires élections du monde ».
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont désastreuses. Les électeurs, déjà désillusionnés, pourraient se détourner définitivement de la politique. La complexité du scrutin, avec 35 candidats et un bulletin de vote long de 44 cm, n’arrange rien. Le retour d’un Parlement bicaméral pour la première fois depuis 1990 semble être une promesse de plus à mettre à la poubelle.
Lecture satirique
Les discours politiques de Fujimori et de ses concurrents semblent déconnectés de la réalité. Alors qu’ils se battent pour le pouvoir, les citoyens peinent à faire entendre leur voix. Promesses de changement et discours de victoire n’ont jamais été aussi éloignés de la réalité. On pourrait presque se demander si ces politiciens vivent sur une autre planète.
Effet miroir international
Ce scrutin chaotique rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, comme en Russie ou aux États-Unis, où la démocratie est souvent mise à mal par des manœuvres douteuses. Les promesses de transparence et de justice semblent avoir été échangées contre des jeux de pouvoir.
À quoi s’attendre
Avec un second tour quasi inévitable, la situation risque de se détériorer davantage. Les Péruviens doivent s’attendre à une campagne encore plus chaotique, où la manipulation et la désinformation seront à l’ordre du jour.
Sources





