Le gouvernement du Manitoba a livré des dizaines de milliers de sacs de sable à la Première Nation de Peguis pour prévenir des inondations dans la communauté. Des habitants se préparent à l’éventualité de faire face à des inondations dévastatrices. Au cours des dernières années, la communauté a fait face à deux inondations qui avaient forcé des membres à quitter leurs maisons.
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La Première Nation de Peguis est située à environ 160 kilomètres au nord de Winnipeg.
Des bénévoles provinciaux ont été mobilisés
et travaillent avec la communauté pour protéger les habitations menacées, indique la province, par voie de communiqué.
Le premier ministre manitobain, Wab Kinew, avait précédemment indiqué qu’il s’attendait à ce que la province fournisse entre un et deux millions de sacs de sable à la Première Nation.
Le chef de la Première Nation de Peguis, Stan Bird, affirme que les habitants de la région d’Entre-les-lacs et les équipes de bénévoles risquent de manquer de temps
pour empiler des milliers de sacs de sable autour des maisons et des bâtiments avant que d’éventuelles inondations printanières ne submergent la région dans les prochains jours.

Des bénévoles et résidents construisent des barrières constituées de sac de sable à Péguis au nord de Winnipeg
Photo : Radio-Canada
Le temps est une ressource précieuse. Nous avons besoin de plus de temps, mais nous n’avons pas ce luxe, alors nous faisons ce que nous pouvons
, a affirmé Stan Bird.
Il croit que la Première Nation pourrait se retrouver en plein cœur de la crise
d’ici le week-end prochain, en fonction des conditions météorologiques et de la rapidité avec laquelle les mesures de prévention pourront être mises en place.

Le chef de la Première Nation reste optimiste, même s’il admet que l’inondation pourrait arriver avant que toutes les structures soient protégées.
Photo : Radio-Canada / Jaison Empson/CBC
L’organisation à but non lucratif Team Rubicon Canada a annoncé jeudi qu’elle allait envoyer entre 50 et 100 bénévoles. Leur participation est financé Services aux Autochtones Canada (SAC), par l’entremise de son Programme d’aide à la gestion des urgences. Ils sont arrivés dimanche pour participer aux opérations de mise en place des sacs de sable.
C’est de l’aide nécessaire, affirme le chef des pompiers, Shaun Spence. Il explique que des bénévoles et travailleurs remplissent les sacs de sable et sécurisent les infrastructures douze heures par jour.
Si le temps se réchauffe, nous pourrons même passer à un système de travail posté 24 heures sur 24
, dit-il.

Le chef des pompiers de Peguis, Shaun Spence , explique que les équipes priorisent la protection de maisons qui ont été endommagés dans les inondations précédentes.
Photo : Radio-Canada / Jaison Empson/CBC
Selon Shaun Spence, l’emplacement de ces sacs est essentiel pour mitiger les dégâts permanents aux maisons. Les sacs de sable protègent la propriété d’une maison contre les dégâts. C’est très important.
La communauté a également mis en place un centre d’hébergement temporaire au sein de l’aréna. Le centre pourrait abriter jusqu’à 300 personnes, indique le directeur des communications de la Première Nation, Doug Thomas.
Il est très probable que de nombreux foyers devront être évacués, compte tenu du peu de temps dont nous disposons actuellement
, explique-t-il.
Doug Thomas espère que les habitants ne seront pas forcés de quitter la communauté pour à Winnipeg. Il souhaite également voir des solutions permanentes pour protéger la communauté contre des inondations qui deviennent de plus en plus fréquentes.
C’est vraiment frustrant. C’est presque comme si on était des experts en inondations, et on ne devrait pas avoir à en arriver là.
Des prévisions inquiétantes
Les prévisions de la province mettent en garde contre un risque accru d’inondations dans la région d’Entre-les-Lacs, notamment dans les bassins des rivières Icelandic et Fisher, en raison d’un enneigement supérieur à la normale, d’une fonte printanière retardée et d’un risque accru de ruissellement rapide combiné aux précipitations printanières
.
Les relevés d’enneigement indiquent que l’équivalent en eau de la neige dans le bassin de la rivière Fisher s’élève à environ 113 millimètres. Cela est l’un des niveaux les plus élevés observés ces dernières années, selon le gouvernement provincial.
La province a indiqué qu’un ruissellement rapide et important était possible dès le début de la fonte des neiges, puisque les températures devront osciller autour de 0° C jusqu’à mi-avril
La province prévoit aussi que les débits de pointe soient similaires à ceux recensés au cours de l’inondation de 2014, qui avait forcé l’évacuation de plus de 100 personnes.
Il est aussi possible que les débits de point atteignent des niveaux similaires à ceux de l’inondation de 2022, si la fonte des neiges se produit plus rapidement.
L’état d’urgence avait été déclaré au cours de l’inondation de 2022 et avait forcé 1000 personnes à quitter la communauté.
CBC/Radio-Canada a contacté Services aux Autochtones Canada et le gouvernement du Manitoba pour obtenir leurs commentaires.
Avec les informations de Santiago Arias Orozco
Peguis : Quand le sable devient le dernier rempart contre l’inondation
Des sacs de sable livrés par le gouvernement du Manitoba pour la Première Nation de Peguis, mais la réalité est que les habitants se préparent à une nouvelle catastrophe. Ironie d’une promesse politique face à l’urgence.
Alors que le gouvernement du Manitoba s’active à livrer des dizaines de milliers de sacs de sable à la Première Nation de Peguis, la communauté se retrouve à nouveau sur le front des inondations. Après avoir déjà subi deux inondations dévastatrices, les habitants se préparent à une nouvelle crise imminente. Le premier ministre manitobain, Wab Kinew, promet entre un et deux millions de sacs de sable. Mais comme le dit si bien le chef de la Première Nation, Stan Bird : « Le temps est une ressource précieuse. Nous avons besoin de plus de temps, mais nous n’avons pas ce luxe. »
Ce qui se passe réellement
La Première Nation de Peguis, située à environ 160 kilomètres au nord de Winnipeg, se prépare à une éventuelle inondation printanière. Des bénévoles provinciaux sont mobilisés pour aider à empiler ces sacs de sable, mais le chef Bird craint que le temps ne leur soit pas favorable. La province a déjà connu des inondations catastrophiques, et les prévisions météorologiques ne laissent rien présager de bon. Les équipes de bénévoles travaillent d’arrache-pied pour protéger les maisons, mais le risque est grand que la communauté se retrouve « en plein cœur de la crise » d’ici peu.
Pourquoi cela dérange
Il est difficile de ne pas voir l’absurdité de la situation : des sacs de sable comme solution miracle face à des inondations récurrentes. Cela soulève des questions sur la gestion des crises et la préparation des infrastructures. Pourquoi attendre que la catastrophe frappe pour agir ? Les promesses politiques semblent se heurter à la dure réalité des événements climatiques.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont déjà visibles. Un centre d’hébergement temporaire a été mis en place, prêt à accueillir jusqu’à 300 personnes. Les habitants craignent de devoir évacuer, une situation qui rappelle les crises passées. Doug Thomas, directeur des communications de la Première Nation, souligne que « de nombreux foyers devront être évacués, compte tenu du peu de temps dont nous disposons actuellement ». Une fois de plus, la communauté est laissée à elle-même, attendant des solutions qui ne viennent pas.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. Les promesses de sacs de sable sont-elles vraiment une réponse adéquate à des inondations qui deviennent de plus en plus fréquentes ? C’est comme si le gouvernement pensait qu’un peu de sable pouvait résoudre des problèmes systémiques. En attendant, les habitants de Peguis se retrouvent à jouer aux experts en inondations, alors qu’ils devraient avoir accès à des solutions durables et efficaces.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les gouvernements préfèrent des solutions temporaires à des problèmes structurels. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses vides et les réponses inadaptées sont monnaie courante. À Peguis, la communauté est confrontée à une crise qui pourrait être évitée si des mesures préventives étaient prises au lieu de simples promesses.
À quoi s’attendre
Les prévisions météorologiques laissent présager un risque accru d’inondations. Les relevés d’enneigement sont alarmants, et les températures oscillent autour de 0°C, ce qui pourrait entraîner un ruissellement rapide. Si la situation ne s’améliore pas, la communauté pourrait faire face à des débits de pointe similaires à ceux des inondations de 2014 et 2022. Une fois de plus, les habitants de Peguis se retrouvent dans l’incertitude, attendant que la nature décide de leur sort.
Sources




