Pêche polynésienne : volumes records en 2024, mais la filière reste fragile face aux marchés et à la pression sur les espèces
Mise à jour le 2026-01-04 00:40:00 : La pêche en Polynésie atteint un sommet, mais la filière reste sous tension, impactant emplois et sécurité alimentaire.
La Polynésie française a enregistré en 2024 l’un de ses plus hauts niveaux de pêche depuis cinq ans. Cette hausse concerne directement les consommateurs, les pêcheurs et l’économie locale. Mais la filière reste exposée à des risques : dépendance à l’effort de pêche, fragilité de certaines espèces et forte sensibilité aux marchés extérieurs. Les prochains mois seront décisifs pour la stabilité des emplois et la sécurité alimentaire.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : La pêche polynésienne atteint 11 194 tonnes en 2024, mais la filière reste vulnérable.
- Qui est concerné : Pêcheurs, consommateurs, acteurs économiques, collectivités locales.
- Quand : Année 2024, bilan publié le 31 décembre 2025.
- Où : Polynésie française (Îles du Vent, Tuamotu-Gambier, Îles Sous-le-Vent).
Chiffres clés
- 11 194 tonnes de poissons débarquées en 2024
- 82 thoniers actifs dans la flottille hauturière
- 2 400 tonnes issues de la pêche côtière
- Plus de 7 000 tonnes pour la pêche lagonaire (autoconsommation)
- 116 tonnes de crevettes produites en aquaculture
- 2 235 tonnes exportées (+2,7 % sur un an)
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Stabilité de l’offre locale, mais exposition à des hausses de prix ou ruptures en cas de crise extérieure.
- Démarches utiles : Aucune procédure nouvelle signalée pour les consommateurs ou professionnels.
- Risques si vous n’agissez pas : Vulnérabilité des emplois et du pouvoir d’achat en cas de baisse des captures ou de chute des exportations.
- Exceptions : La pêche lagonaire reste principalement dédiée à l’autoconsommation.
Contexte
La production polynésienne repose sur deux piliers : la pêche hauturière (près des deux tiers des volumes) et la pêche côtière. En 2024, la flottille hauturière s’est renforcée avec 82 thoniers actifs, permettant une hausse de 1,3 % de la production malgré une baisse de 7 % des hameçons posés. Le thon blanc reste l’espèce dominante, mais ses captures diminuent. La croissance s’appuie sur les thons jaunes, obèses et les marlins. Les exportations progressent, représentant un quart de la production hauturière. La pêche côtière reste stable grâce à un effort accru, même si le nombre de navires diminue. Les Îles du Vent concentrent la majorité des prises. Enfin, la pêche lagonaire (autoconsommation) et l’aquaculture (crevettes) amorcent un rebond. Malgré ces succès, la filière reste fragile face aux aléas économiques et environnementaux.
Ce qui reste à préciser
- Évolution des prix pour les consommateurs locaux en 2025
- Impact à long terme sur les espèces fragilisées par la pression de pêche
Citation
« En 2024, la pêche polynésienne affiche des volumes de capture élevés, parmi les plus hauts de ces dernières années. […] Mais derrière ces bons résultats, la filière reste sous tension : dépendance à l’effort de pêche, fragilité de certaines espèces et exposition aux marchés extérieurs, selon le bilan publié le 31 décembre par l’Institut de la statistique de la Polynésie française. »
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-04 00:40:00 — Site : www.tahiti-infos.com
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-04 00:40:00 — Slug : peche-une-filiere-sous-tension-malgre-des-volumes-eleves
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