Pendant la saison de pêche, des lâchers de truites arc-en-ciel ont lieu tous les quinze jours. « Cela permet de contenter les pêcheurs, qu’ils aient des espèces comme les truites arc-en-ciel à pêcher en quantité suffisante, précise Richard Perrin, président de l’association de pêche. Compte tenu de l’augmentation de la température de l’eau à plus de 26 °C, nous avons arrêté en 2025 les lâchers en juin pour les faire fin avril. Ce sont 80 kilos de truites de la pisciculture Meyer qui sont ainsi lâchés dans La Touloubre. » Le coût de chaque lâcher de truites est de 640 €.

Un système de comptage des poissons

La pisciculture Meyer est située dans la commune de L’Isle-sur-la-Sorgue. « C’est une entreprise familiale qui a été créée par mon grand-père en 1948, précise Michaël Meyer. Nous sommes spécialisés dans le grossissement de truites arc-en-ciel à partir d’œufs que nous achetons à un producteur. Nous produisions les œufs, auparavant, mais il y avait une sélection importante et nous n’en produisions pas assez. La pêche est en perdition car c’est une population vieillissante. Nous avons d’autres débouchés que les truites pour les lâchers, avec les truites fumées. Nous travaillons avec des associations de pêche et la fédération départementale de pêche.« 

Outre le réchauffement de l’eau, la truite arc-en-ciel doit faire face à des prédateurs, qui expliquent sa présence timide dans la Touloubre. Les espèces carnivores comme la perche ou le brochet. Un système permet de contrôler leur présence : la pêche électrique.

« La pêche électrique permet de faire un inventaire de la population de poissons dans un cours d’eau, avec moins de 1 000 volts et un manche isolant, précise Camille, garde-pêche. Lorsqu’un cours d’eau est presque à sec ou que la température est trop élevée, la fédération pratique ce système de pêche. Il faut trois personnes pour attraper les poissons. On pratique cette méthode lors de la réalisation de travaux ou pour contrôler la présence d’espèces carnivores, comme le brochet et la perche, qui sont retirées du cours d’eau.« 

Association agréée de la pêche et de la protection du milieu aquatique de La Touloubre, contact au 06 26 15 97 79.

Pêche à la truite : un lâcher qui fait des vagues dans la Touloubre

Des truites arc-en-ciel lâchées tous les quinze jours, mais à quel prix pour l’écosystème ?

Dans un monde où la température de l’eau grimpe plus vite que les promesses électorales, la pêche à la truite arc-en-ciel dans la Touloubre prend des allures de spectacle aquatique. Richard Perrin, président de l’association de pêche, nous explique que ces lâchers, qui coûtent la modique somme de 640 € pour 80 kilos de truites, sont là pour « contenter les pêcheurs ». Mais à quel prix pour la biodiversité ?

Ce qui se passe réellement

Pendant la saison de pêche, des lâchers de truites arc-en-ciel ont lieu tous les quinze jours. « Cela permet de contenter les pêcheurs, qu’ils aient des espèces comme les truites arc-en-ciel à pêcher en quantité suffisante, précise Richard Perrin. Compte tenu de l’augmentation de la température de l’eau à plus de 26 °C, nous avons arrêté en 2025 les lâchers en juin pour les faire fin avril. Ce sont 80 kilos de truites de la pisciculture Meyer qui sont ainsi lâchés dans La Touloubre. » Le coût de chaque lâcher de truites est de 640 €.

Un système de comptage des poissons

La pisciculture Meyer est située dans la commune de L’Isle-sur-la-Sorgue. « C’est une entreprise familiale qui a été créée par mon grand-père en 1948, précise Michaël Meyer. Nous sommes spécialisés dans le grossissement de truites arc-en-ciel à partir d’œufs que nous achetons à un producteur. Nous produisions les œufs, auparavant, mais il y avait une sélection importante et nous n’en produisions pas assez. La pêche est en perdition car c’est une population vieillissante.« 

Outre le réchauffement de l’eau, la truite arc-en-ciel doit faire face à des prédateurs, qui expliquent sa présence timide dans la Touloubre. Les espèces carnivores comme la perche ou le brochet. Un système permet de contrôler leur présence : la pêche électrique.

« La pêche électrique permet de faire un inventaire de la population de poissons dans un cours d’eau, avec moins de 1 000 volts et un manche isolant, précise Camille, garde-pêche. Lorsqu’un cours d’eau est presque à sec ou que la température est trop élevée, la fédération pratique ce système de pêche.« 

Pourquoi cela dérange

Le lâcher de truites arc-en-ciel, bien que festif pour les pêcheurs, soulève des questions sur la durabilité de cette pratique. En effet, comment peut-on prétendre protéger l’écosystème tout en introduisant des espèces non indigènes dans un milieu déjà fragilisé ?

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces lâchers sont multiples : compétition avec les espèces locales, déséquilibre de l’écosystème et, finalement, une pêche qui se transforme en simple divertissement au détriment de la biodiversité.

Lecture satirique

Il est ironique de voir que, dans un contexte où les discours politiques prônent la protection de l’environnement, on continue à lâcher des truites arc-en-ciel comme si de rien n’était. Comme si la nature était un simple terrain de jeu pour les amateurs de pêche. Une belle promesse de préservation, non ?

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires ailleurs dans le monde, où les gouvernements prennent des décisions qui semblent éloignées des réalités écologiques. Comme si la pêche à la truite était un microcosme des politiques qui ignorent les véritables enjeux environnementaux.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir une aggravation des problèmes écologiques dans la Touloubre. Peut-être qu’un jour, les pêcheurs devront se contenter de truites en plastique, tant la nature sera épuisée.

Sources

Source : www.laprovence.com

Pélissanne : des truites arc-en-ciel de l'Isle-sur-la-Sorgue lâchées dans la Touloubre
Visuel — Source : www.laprovence.com
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