« Pas touche au 1er mai ! »: La CGT se mobilise contre la loi de l’absurde

Le 1er mai, jour férié emblématique, menacé par une proposition de loi qui promet de transformer la fête des travailleurs en une journée de travail ordinaire. La CGT s’insurge.

Ce mardi 7 avril, à Millau, la CGT appelle à un rassemblement devant la permanence de Jean-François Rousset, député de la 3e circonscription de l’Aveyron. L’objectif ? Convaincre cet élu de ne pas voter une proposition de loi examinée le 10 avril à l’Assemblée nationale, qui vise à élargir les dérogations au travail le 1er mai. Oui, vous avez bien entendu, ce jour férié, symbole des luttes ouvrières, pourrait devenir un jour comme les autres. Qui aurait cru que le 1er mai, jour de la fête des travailleurs, serait un jour où l’on pourrait faire travailler les salariés ?

Ce qui se passe réellement

La proposition de loi, portée par Thibault Bazin, député LR, et soutenue par le bloc central ainsi que par l’extrême droite, entend permettre à divers secteurs de faire travailler leurs employés le 1er mai. Boulangers, fleuristes, supermarchés, et même cinémas seraient concernés. Tout cela, bien sûr, pour « répondre à un besoin du public ». Qui aurait pensé que le besoin de fleurs et de baguettes pouvait surpasser le droit des travailleurs à un jour de repos ?

Boulangers, fleuristes mais aussi salariés de supermarchés concernés

Le texte, présenté comme une aubaine pour les petits artisans, semble en réalité taillé sur mesure pour les grandes enseignes comme Carrefour ou Auchan. La CGT dénonce une première brèche vers la suppression d’un jour férié, un coup de poignard dans le dos des luttes sociales qui ont façonné notre histoire.

« L’illusion » d’avoir le choix de travailler

La loi stipule que seuls les salariés « volontaires » peuvent travailler ce jour-là, avec un accord écrit. Mais qui peut vraiment croire à cette illusion de choix ? Dans un marché du travail où le chantage à l’embauche est monnaie courante, cette promesse de « non-sanction » en cas de refus semble plus risible qu’autre chose. Et que dire de l’absence de majoration salariale ? Travailler le 1er mai sans compensation, c’est un peu comme aller à un banquet où l’on vous sert des miettes.

Pourquoi cela dérange

Cette proposition de loi ne fait pas que menacer un jour férié ; elle remet en cause plus d’un siècle de luttes sociales. Le 1er mai commémore les luttes pour les droits des travailleurs, notamment la fusillade de Fourmies en 1891. Remettre en question ce principe, c’est balayer d’un revers de main des décennies de combats pour la justice sociale.

Ce que cela implique concrètement

Si cette loi passe, nous pourrions assister à une banalisation du 1er mai, transformé en une simple journée de consommation. Les travailleurs, déjà sous pression, pourraient se retrouver piégés dans un système où le droit au repos est sacrifié sur l’autel du profit.

Lecture satirique

La promesse d’un « choix » est une farce. Dans un monde où les employés sont souvent contraints d’accepter des conditions de travail précaires, cette loi apparaît comme un coup de théâtre grotesque. La réalité est que le choix est souvent une illusion, et cette proposition de loi ne fait que renforcer cette triste vérité.

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie, où les droits des travailleurs sont souvent piétinés au nom de la croissance économique. Ce qui se passe en France n’est pas isolé ; c’est un symptôme d’une tendance mondiale inquiétante.

À quoi s’attendre

Si cette loi est adoptée, nous pourrions assister à un glissement dangereux vers une normalisation du travail le 1er mai. Les syndicats, comme la CGT, devront intensifier leur mobilisation pour défendre les droits des travailleurs, car ce combat ne fait que commencer.

Sources

Source : www.midilibre.fr

Visuel — Source : www.midilibre.fr
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