Parcoursup : L’engagement des lycéens, entre conviction et opportunisme

L’engagement des jeunes pour un monde meilleur ou un simple atout sur Parcoursup ? La frontière semble floue.

Dans un monde où l’engagement civique est souvent célébré comme le Saint Graal de la démocratie, les lycéens se retrouvent à jongler entre idéalisme et pragmatisme. Si tous insistent sur le sens de leur engagement, beaucoup reconnaissent aussi qu’il constitue un atout dans leur parcours scolaire. Sur Parcoursup, ces expériences comptent. Mais alors, s’engagent-ils pour la bonne cause ou pour remplir une case sur un dossier ?

Ce qui se passe réellement

Manon, de « L’ère du vert », explique : « On l’a valorisé dans notre dossier », tout en précisant, « on ne s’est pas engagé seulement pour rajouter une ligne sur Parcoursup ». Un équilibre que partagent de nombreux lycéens, qui semblent avoir compris que le militantisme peut aussi être une stratégie. Gustave, lui, est plus direct : « Je l’ai fièrement indiqué dans mon dossier Parcoursup et je pense que ça peut faire la différence. » Voilà une belle manière de transformer l’engagement en un CV qui claque !

Mais au-delà de toute stratégie, Bernadette Groison, membre du bureau du Cese, rappelle l’essentiel : « Il faut rester engagé. La démocratie, ce n’est pas que l’acte de vote, c’est ce que l’on fait pour améliorer son quotidien et celui des autres. » Une belle déclaration qui, dans le contexte actuel, pourrait presque faire sourire, tant elle semble déconnectée des réalités politiques.

Pourquoi cela dérange

Le fait que l’engagement soit parfois perçu comme un simple outil pour briller sur Parcoursup soulève des questions sur l’authenticité des motivations. Quand l’engagement devient une case à cocher, que reste-t-il de l’idéal ? Les discours politiques sur l’importance de l’engagement civique semblent se heurter à la réalité d’une jeunesse qui, tout en étant consciente des enjeux, ne peut s’empêcher de jouer le jeu du système.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont doubles : d’un côté, une jeunesse qui s’engage, mais de l’autre, un risque de dévalorisation de cet engagement. Si l’on commence à voir le militantisme comme un simple levier pour accéder à l’enseignement supérieur, que restera-t-il de la passion et de la conviction ?

Lecture satirique

Ironiquement, ces jeunes semblent avoir compris que la meilleure manière de changer le monde est de le faire tout en s’assurant de ne pas perdre leur place dans le système. Un bel exemple de la promesse politique qui se heurte à la réalité : « Engagez-vous, mais pas trop, sinon vous risquez de perdre des points sur votre dossier. » La contradiction est savoureuse.

Effet miroir international

À l’étranger, des mouvements similaires se forment, mais souvent sous des régimes autoritaires où l’engagement est surveillé de près. Aux États-Unis ou en Russie, les jeunes qui s’engagent le font souvent au péril de leur sécurité. En France, il semble que le plus grand risque soit de ne pas être sélectionné sur Parcoursup.

À quoi s’attendre

À l’avenir, on peut s’attendre à une jeunesse toujours plus engagée, mais dont les motivations seront scrutées à la loupe. Les institutions devront s’interroger sur la valeur réelle de cet engagement et sur la manière dont elles encouragent les jeunes à s’impliquer.

Sources

Source : www.letudiant.fr

Trophées Act : quand les lycéens s’engagent et inspirent
Visuel — Source : www.letudiant.fr
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