Pâques au milieu des bombes : un miracle de la résilience ?

Dans un monde où les conflits font rage, les chrétiens célèbrent Pâques, symbole de vie et d’espoir, malgré les atrocités qui les entourent.

Il faut déployer une énergie considérable pour trouver, ces jours-ci, des signes d’espoir dans le monde qui nous entoure. La guerre au Moyen-Orient, déclenchée par Israël et les États-Unis il y a un mois, le choc pétrolier qui s’en est suivi, la hausse des prix à la pompe, mais aussi les déclarations va-t-en-guerre de Donald Trump, les conflits qui se poursuivent en Ukraine, au Soudan, au Sahel, au Yémen et ailleurs, contribuent à obscurcir singulièrement la vue. Comme dans le monde entier, les chrétiens de ces régions s’apprêtent ces jours-ci à vivre Pâques, ce grand passage signifiant la libération, par Dieu, du mal et de la mort.

Ce qui se passe réellement

Malgré les bombes, la guerre, les blessés et les morts, les chrétiens de toute la région se rendront dimanche dans les églises du sud du Liban, du Kurdistan, de Gaza ou de Jérusalem. En proclamant la résurrection du Christ, ils célébreront la victoire de la vie sur la mort, et rappelleront l’espérance de la vie éternelle pour toute l’humanité. Ils chanteront aussi ces mots de la liturgie, dont on peut imaginer qu’ils résonneront d’une manière toute particulière : « Roi victorieux, prends-nous tous en pitié ! » Ces derniers jours, les fidèles auront aussi sans doute entendu les mots de Léon XIV : Dieu « n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre » et de ceux qui ont « les mains pleines de sang ».

Pourquoi cela dérange

Alors qu’en France beaucoup se réjouissent, à raison, des nombreux baptêmes d’adolescents et d’adultes, témoignant d’une quête de sens réelle de nos contemporains, notre devoir est aussi de ne pas oublier les peuples qui souffrent, en particulier dans cette région qui a vu naître le Christ. Non pas pour désespérer, même si tout nous y engage, mais pour espérer, avec eux, contre toute espérance.

Ce que cela implique concrètement

Les célébrations de Pâques, loin d’être un simple rituel, deviennent un acte de résistance face à l’oppression. Chaque chant, chaque prière, est un cri de défi contre ceux qui orchestrent la violence. En effet, comment peut-on prier pour la paix tout en étant complice de la guerre ?

Lecture satirique

Les discours politiques, souvent déconnectés du réel, semblent ignorer cette réalité. Les promesses de paix se heurtent à la dureté des faits : des bombes tombent, mais les promesses de paix continuent d’être répétées comme un mantra. Les dirigeants, tels des chefs d’orchestre, dirigent une symphonie de contradictions, où la guerre et la paix cohabitent dans un même souffle.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas unique au Moyen-Orient. Les politiques autoritaires, qu’elles soient aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, semblent se nourrir de ce même paradoxe : prôner la liberté tout en muselant les voix dissidentes. La rhétorique guerrière de certains dirigeants rappelle étrangement les discours de ceux qui, au nom de la sécurité, piétinent les droits fondamentaux.

À quoi s’attendre

Les chrétiens, en célébrant Pâques, nous rappellent que l’espoir est une arme puissante. Mais à quel prix ? Les conflits continueront d’obscurcir l’horizon, et les promesses de paix risquent de rester lettre morte tant que les véritables causes de ces guerres ne seront pas abordées. L’avenir semble incertain, mais une chose est sûre : la résilience des peuples face à l’adversité est un exemple à suivre.

Sources

Source : www.la-croix.com

Visuel — Source : www.la-croix.com
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