Ousmane Sonko : Le Premier ministre qui promet de corriger les inégalités… à son rythme

Ousmane Sonko annonce la création d’un comité pour réformer le système de rémunération des fonctionnaires, tout en rappelant que la patience est une vertu… surtout quand il s’agit de réformes.

Le 3 avril 2026, à Thiès, le Premier ministre Ousmane Sonko a fait une annonce qui a fait vibrer les murs de l’école sénégalaise : un comité scientifique pour examiner les inégalités salariales dans la fonction publique. Un geste louable, mais qui laisse planer un parfum d’ironie. Après tout, qui aurait cru que le même homme qui dénonçait ces injustices lorsqu’il était dans l’opposition serait aujourd’hui à la tête d’un gouvernement qui semble prendre son temps pour agir ?

Ce qui se passe réellement

Lors de la clôture des festivités du Mouvement national des enseignants de « Pastef/Les Patriotes », Sonko a affirmé son attachement à l’école sénégalaise et a évoqué les nombreuses conférences qu’il a animées pour les enseignants. Il a rappelé que les enseignants ne pouvaient pas avoir de meilleurs alliés que son gouvernement, tout en soulignant que les actes réalisés en deux ans surpassaient ceux de ses prédécesseurs en douze ans. Un bel exercice de réécriture de l’histoire !

Pourquoi cela dérange

La promesse d’un comité scientifique pour corriger les inégalités salariales est une belle déclaration, mais elle soulève des questions. Pourquoi attendre neuf ans pour mettre en place ce comité ? Et pourquoi le gouvernement semble-t-il si peu pressé de résoudre ce problème urgent ? La lenteur administrative pourrait-elle être un moyen de gagner du temps face à une grève persistante des enseignants ?

Ce que cela implique concrètement

Les enseignants, en grève depuis plusieurs semaines, attendent des réponses concrètes. L’ironie de la situation est que Sonko, qui prône la transparence et l’engagement, semble plutôt jouer la montre. Les promesses de réformes sont belles, mais elles ne nourrissent pas les familles qui comptent sur des salaires équitables.

Lecture satirique

« Nous sommes une maison de verre », a déclaré Sonko. Une maison de verre, certes, mais qui semble avoir des rideaux bien tirés. La promesse de justice et d’équité salariale, tout en précisant que « tout le monde ne va pas avoir la même chose », ressemble à une belle pirouette pour éviter de s’engager fermement. En somme, une promesse de réformes à la sauce Sonko : savoureuse, mais à consommer avec modération.

Effet miroir international

En observant les discours de Sonko, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires ailleurs dans le monde, où les promesses de changement se heurtent à la réalité d’une lenteur bureaucratique. Comme aux États-Unis ou en Russie, où les dirigeants promettent monts et merveilles, mais où les citoyens attendent souvent des réformes qui n’arrivent jamais.

À quoi s’attendre

Si l’histoire nous a appris quelque chose, c’est que les promesses politiques sont souvent des mirages. Les enseignants sénégalais devront probablement continuer à faire entendre leur voix pour que les réformes tant attendues deviennent enfin une réalité. En attendant, le comité scientifique aura tout le temps de réfléchir…

Sources

Source : fr.allafrica.com

Visuel — Source : fr.allafrica.com
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