Ousmane Sonko : Le Premier ministre qui ne veut plus voyager… pour notre bien !

Pour faire face à une dette abyssale, Ousmane Sonko annonce que « aucun ministre de mon gouvernement ne bougera du pays ». Une décision qui soulève des questions sur la capacité diplomatique du Sénégal.

Le 3 avril, Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal, a décidé de suspendre tous les déplacements secondaires à l’étranger de son gouvernement. Une annonce qui, sous couvert d’économies, semble surtout masquer une incapacité à gérer la crise actuelle. Avec une dette atteignant 132% du PIB, le Sénégal se retrouve dans une situation délicate, exacerbée par les répercussions de la guerre au Moyen-Orient. À Dakar, cette décision ne passe pas inaperçue.

Ce qui se passe réellement

Sonko a lui-même renoncé à trois déplacements prévus ce mois-ci, dont deux visites officielles au Niger et en Espagne, ainsi qu’un meeting politique en France. La rationalisation des déplacements est présentée comme une nécessité pour assainir les finances publiques. Mais à quel prix ?

Le député d’opposition Pape Djibril Fall n’hésite pas à dénoncer cette mesure : « Dire que vous n’allez plus voyager, c’est témoigner d’une incapacité à aller négocier. On ne peut pas se refermer sur nous-mêmes ! » Pour lui, cette décision est une manière de cacher l’immobilisme du gouvernement derrière un vernis populiste.

Pourquoi cela dérange

Limiter l’action diplomatique à un moment où la dette du pays le met déjà en difficulté vis-à-vis de ses partenaires internationaux n’a pas de sens. En effet, cette stratégie de repli pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les relations du Sénégal avec le reste du monde.

Ce que cela implique concrètement

En restreignant les déplacements, le gouvernement risque de se couper de toute possibilité de négociation et de soutien international. Les promesses de Sonko de préparer le pays à des « situations extrêmement difficiles » semblent donc davantage relever du discours que de la réalité.

Lecture satirique

Ironiquement, Sonko se positionne en héros de l’austérité, alors qu’il semble surtout fuir ses responsabilités. En prônant une « pédagogie par l’exemple », il oublie que les citoyens sénégalais, eux, n’ont pas le luxe de suspendre leurs déplacements pour des raisons économiques. La promesse d’un gouvernement qui « ne bouge pas » pourrait bien se transformer en un gouvernement qui ne fait rien.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, où les dirigeants, sous prétexte de crises économiques, restreignent les libertés et les interactions internationales. Les exemples de l’ultraconservatisme aux États-Unis ou en Russie ne sont jamais bien loin.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, le Sénégal pourrait se retrouver isolé sur la scène internationale, avec des répercussions sur son développement économique et social. Les prochaines mesures annoncées par le ministre de l’Énergie seront scrutées de près.

Sources

Source : www.rfi.fr

Visuel — Source : www.rfi.fr
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