« Oubliez la démocratie : le capitaine Traoré fait le show au Burkina Faso »
Le chef de la junte burkinabè, Ibrahim Traoré, annonce que les Burkinabè doivent « oublier » la démocratie, tout en se préparant à se présenter aux élections. Ironie, quand tu nous tiens !
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Dans un élan de franchise déconcertante, Ibrahim Traoré, le chef de la junte au Burkina Faso, a récemment déclaré que les Burkinabè devaient « oublier » la démocratie. Une déclaration qui, à première vue, pourrait sembler choquante, mais qui, dans le contexte actuel, s’apparente davantage à une routine qu’à une surprise. En effet, ce capitaine, arrivé au pouvoir par un coup d’État en septembre 2022, semble avoir une vision très personnelle de la gouvernance.
Ce qui se passe réellement
La junte actuelle a adopté une charte qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’en 2029, tout en autorisant Traoré à se présenter aux « élections présidentielle, législatives et municipales ». Un petit détail : ces élections, initialement prévues pour 2024, semblent avoir été reléguées aux oubliettes. « On ne parle même pas d’élections », a-t-il affirmé, comme si la démocratie était un concept dépassé, réservé aux pays qui ne connaissent pas le goût du pouvoir militaire.
Pourquoi cela dérange
Cette déclaration est d’autant plus dérangeante qu’elle souligne une incohérence flagrante : comment un chef de junte peut-il prétendre à des élections tout en affirmant que la démocratie n’est « pas pour nous » ? Cela ressemble à un mauvais sketch où le comédien oublie son texte, mais continue à jouer son rôle avec une conviction déconcertante.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont déjà visibles : la Commission électorale nationale indépendante a été dissoute, et les partis politiques ont vu leurs activités suspendues. La liberté de la presse, quant à elle, est en danger, avec de nombreux médias internationaux interdits ou suspendus. Les Burkinabè, au lieu de jouir de leurs droits démocratiques, se retrouvent face à un régime qui les invite à « oublier » leurs aspirations.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment Traoré, tout en prônant l’oubli de la démocratie, se prépare à une carrière politique. Peut-être qu’il pense que le fait de se présenter aux élections après avoir dissous toute opposition et interdit la liberté de la presse lui conférera une légitimité ? Ironique, n’est-ce pas ?
Effet miroir international
Cette situation rappelle les dérives autoritaires observées ailleurs, où les dirigeants, tout en clamant leur légitimité, piétinent les droits fondamentaux. On pourrait presque croire que Traoré s’inspire de manuels de gouvernance de certains régimes bien connus, où l’autoritarisme est la norme.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est probable que le Burkina Faso s’enfonce davantage dans l’autoritarisme, laissant les Burkinabè dans l’incertitude et la désillusion. Les promesses de démocratie s’évanouissent, et la réalité d’un régime militaire se renforce.



