Orthez : Quand une enquête publique devient un spectacle de marionnettes

Une enquête publique sur un demi-échangeur autoroutier révèle l’absurdité d’une démocratie en papier mâché.

INTRODUCTION : Du 5 janvier au 9 février, une enquête publique a eu lieu sur un projet autoroutier, relancé sous François Hollande, qui a vu la participation de… 42 personnes. Oui, vous avez bien lu ! La majorité des avis sont défavorables, mais qui s’en soucie ? Après tout, la route vers l’avenir est pavée de bonnes intentions, n’est-ce pas ?

Ce qui se passe réellement

Une enquête publique s’est déroulée du 5 janvier au 9 février sur ce dossier relancé durant le mandat d’Yves Darrigrand et porté par le plan d’investissement autoroutier décidé par le président de la République, à l’époque François Hollande (2012-2017). Durant cette période, à peine 42 personnes ont déposé un avis, mais la majorité d’entre elles n’y est pas favorable.

Une amicale de riverains monte au créneau

« Les observations du public expriment des préoccupations récurrentes », note le rapporteur Yves Goret. Et d’énumérer la perte de surfaces agricoles, la dévalorisation foncière, les difficultés d’exploitation, les craintes sur les indemnisations et la proximité des emprises avec des habitations ou des activités sensibles. Des conclusions qui ont le don d’exaspérer le président de l’amicale des riverains d’Orthez Sud (Aros).

« Nous sommes révoltés par cette position (du commissaire enquêteur, NDLR) car il est connu que ce sont toujours les opposants aux projets qui se manifestent », tempête le président d’Aros, Jean-Bernard Piet. Pour l’Orthézien, la majorité de la population attend cet équipement, annoncé pour 2028, avec impatience. Et de rappeler que la construction de ce demi-échangeur autoroutier était l’un des piliers des programmes électoraux de la plupart des candidats aux récentes élections, dont celui de la nouvelle majorité.

« Nous sommes à un carrefour. La population doit se faire entendre »

En 2021, la société Vinci Autoroutes, maître d’ouvrage de l’équipement, organisait déjà une concertation publique durant un mois. Celle-ci avait alors réuni 290 contributions. À l’époque, 58 % des contributeurs avaient affiché leur soutien à l’opportunité du projet chiffré à neuf millions d’euros. « Cette sortie d’autoroute est indispensable pour Orthez et plus largement pour le centre du Béarn, au même titre que celui de Carresse-Cassaber », écrit le député de la circonscription David Habib, dans un communiqué.

Pourquoi cela dérange

La situation est cocasse : une poignée de voix s’élève contre un projet que la majorité des élus semblent considérer comme vital. Mais qui sont ces 42 personnes ? Des agriculteurs inquiets pour leurs terres ou des citoyens fatigués de voir leurs préoccupations balayées d’un revers de main ? L’ironie est palpable quand on voit des élus se battre pour un projet qui, selon eux, est « indispensable », alors que les habitants, eux, semblent avoir d’autres priorités.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : la perte de terres agricoles, la dévalorisation des biens immobiliers et un mécontentement croissant parmi les riverains. Mais, bien sûr, la construction de routes est plus importante que la préservation de l’environnement et des communautés locales, n’est-ce pas ?

Lecture satirique

Les discours politiques se contredisent à chaque tournant. D’un côté, on nous dit que la voix du peuple compte, et de l’autre, on ignore les préoccupations de ceux qui vivent à proximité des projets. C’est un peu comme si un chef cuisinier ignorait les allergies de ses clients tout en prétendant vouloir leur faire plaisir. La promesse d’un demi-échangeur en 2028 semble plus une farce qu’une réalité.

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui ignorent les voix dissidentes. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, les préoccupations des citoyens sont souvent étouffées au profit d’intérêts économiques. Orthez, un petit microcosme de cette dérive ?

À quoi s’attendre

Si la mobilisation des riverains ne prend pas de l’ampleur, nous pourrions bien voir ce projet se concrétiser, au détriment de l’environnement et des préoccupations locales. Les promesses électorales se transformeront en réalité bétonnée, et les voix des citoyens continueront d’être étouffées.

Sources

Source : www.sudouest.fr

Visuel — Source : www.sudouest.fr
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