Péter Magyar (ici lors de son vote plus tôt dans la journée de dimanche 12 avril) conservateur de centre droit et pro-européen, s’impose comme une alternative après avoir rassemblé bien au-delà de l’opposition traditionnelle en Hongrie.

MAREK ANTONI IWANCZUK / NurPhoto via AFP

Péter Magyar (ici lors de son vote plus tôt dans la journée de dimanche 12 avril) conservateur de centre droit et pro-européen, s’impose comme une alternative après avoir rassemblé bien au-delà de l’opposition traditionnelle en Hongrie.

Les résultats de ces élections législatives étaient attendus bien au-delà des frontières hongroises ce dimanche 12 avril. D’un côté, le Premier ministre d’extrême droite Viktor Orbán, au pouvoir depuis plus de quinze ans, soutenu jusqu’au bout par ses alliés américains, avec la venue cette semaine de JD Vance à Budapest. De l’autre, Péter Magyar, un conservateur de centre droit qui a réussi à s’imposer comme l’alternative.

Au fil de la soirée, le suspense n’est plus. Viktor Orbán a reconnu sa défaite, évoquant un résultat « douloureux ». Cette fois, les sondages ne se sont pas trompés. Donné en tête depuis plusieurs jours, Péter Magyar confirme et met fin à plus d’une décennie de domination sans partage.

Dans la foulée, son adversaire victorieux a affirmé avoir reçu un appel du Premier ministre sortant. « Le Premier ministre Viktor Orbán vient de m’appeler pour nous féliciter de notre victoire », a écrit Péter Magyar sur Facebook, après s’être montré plus tôt « prudemment optimiste ».

Selon les données du Bureau électoral, après dépouillement de 66,69 % des bulletins de vote, le parti Tisza de Péter Magyar peut se prévaloir de 137 des 199 sièges de l’assemblée hongroise, soit une super-majorité des deux tiers lui laissant les mains libres pour des réformes constitutionnelles.

Une « leçon magistrale » des Hongrois

Emmanuel Macron s’est exprimé sur son compte X peu après l’annonce des résultats. Il affirme s’être entretenu avec Péter Magyar pour le féliciter. « La France salue une victoire de la participation démocratique, de l’attachement du peuple hongrois aux valeurs de l’Union européenne et pour la Hongrie en Europe. »

« Ce scrutin historique est une leçon magistrale adressée par le peuple hongrois à tous ceux qui ont cherché à écrire son histoire à sa place. Les Européens sont libres et entendent bien le rester », a dit Jean-Noël Barrot, le ministre des Affaires étrangères. « Le peuple hongrois a décidé de tourner la page d’un pouvoir qui s’est fourvoyé dans le démantèlement de l’État de droit et des libertés fondamentales, la désinformation et la collusion avec la Russie, au mépris de la souveraineté européenne. »

« La Hongrie a choisi l’Europe », s’est quant à elle réjouie la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. « Ce soir, le cœur de l’Europe bat un peu plus vite en Hongrie », a-t-elle écrit estimant que par ce vote, « un pays a repris son chemin européen ».

Un « grand patriote » sortant

Plus tard dans la soirée, le président du Rassemblement national Jordan Bardella s’est lui aussi exprimé, mais pour apporter son soutien au perdant de l’élection. « Les Hongrois se sont exprimés et ont donné une majorité claire à Péter Magyar. Ce résultat, accueilli respectueusement par Viktor Orbán, démontre que les accusations incessantes des institutions européennes ces dernières années contre la démocratie hongroise étaient infondées. »

Il évoque un « grand patriote, qui aura achevé durant son mandat le rattrapage économique de la Hongrie » et « promu des politiques familiales qui ont permis de protéger la natalité, et défendu les frontières de son pays et de l’Europe face aux flux migratoires. » Il dit espérer du successeur d’Orban qu’il « gouverne dans l’intérêt exclusif de son pays et de son peuple ».

Orbán : la Défaite Douloureuse d’un Grand Patriote

Péter Magyar remporte les élections en Hongrie, mettant fin à plus de quinze ans de règne d’un Viktor Orbán affaibli. Une victoire qui fait trembler les fondations de l’extrême droite en Europe.

Ce dimanche 12 avril, les résultats des élections législatives hongroises ont fait l’effet d’une bombe, bien au-delà des frontières du pays. D’un côté, le Premier ministre d’extrême droite Viktor Orbán, soutenu par ses alliés américains, et de l’autre, Péter Magyar, un conservateur de centre droit qui a su s’imposer comme l’alternative. Comme un mauvais film d’horreur, le suspense a pris fin lorsque Viktor Orbán a reconnu sa défaite, évoquant un résultat « douloureux ». Qui aurait cru qu’un jour, le grand architecte du démantèlement de l’État de droit en Hongrie serait contraint de faire ses adieux ?

Ce qui se passe réellement

Les résultats étaient attendus avec impatience. Le parti Tisza de Péter Magyar a remporté 137 des 199 sièges de l’assemblée hongroise, lui offrant une super-majorité des deux tiers. Cela lui laisse les mains libres pour des réformes constitutionnelles. Orbán, qui a régné sans partage, a dû se rendre à l’évidence : le peuple hongrois a décidé de tourner la page. Dans une déclaration sur Facebook, Magyar a même partagé qu’Orbán l’avait félicité pour sa victoire, un geste qui pourrait presque passer pour une blague de mauvais goût.

Pourquoi cela dérange

Cette défaite est une claque pour tous ceux qui ont cru que l’autoritarisme pouvait s’installer durablement en Europe. Les discours de Viktor Orbán, qui se vantait d’être le champion de la démocratie hongroise, sont désormais réduits à néant. Jean-Noël Barrot, ministre des Affaires étrangères, a qualifié ce scrutin de « leçon magistrale » pour ceux qui ont tenté d’écrire l’histoire hongroise à leur place. Mais peut-on vraiment parler de leçon quand on a passé plus d’une décennie à démanteler les libertés fondamentales ?

Ce que cela implique concrètement

La victoire de Magyar pourrait signifier un retour à des valeurs plus démocratiques en Hongrie, mais cela reste à voir. Les réformes constitutionnelles qu’il pourrait entreprendre pourraient soit renforcer la démocratie, soit servir à consolider son propre pouvoir. La super-majorité est un outil dangereux entre les mains d’un homme qui a promis de « défendre les frontières » tout en s’alliant avec des régimes autoritaires.

Lecture satirique

Les discours politiques de l’extrême droite, qui prônent la souveraineté nationale tout en se vautrant dans les bras de puissances étrangères, sont plus contradictoires que jamais. Orbán, le « grand patriote », a vu son rêve s’effondrer comme un château de cartes. Son soutien à des figures comme JD Vance, qui viennent lui prêter main-forte, n’est pas exactement le signe d’un leader fort, mais plutôt d’un homme acculé. La réalité est que les Hongrois ont choisi l’Europe, et non le retour vers un passé autoritaire.

Effet miroir international

Cette défaite en Hongrie résonne comme un écho à d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les leaders qui s’accrochent au pouvoir par tous les moyens finissent par être rejetés par leur peuple. La Hongrie pourrait bien être le premier domino à tomber dans une série de révoltes contre l’extrême droite en Europe.

À quoi s’attendre

Les mois à venir seront cruciaux pour la Hongrie. Péter Magyar devra prouver qu’il peut gouverner au-delà des promesses électorales. Les yeux seront rivés sur lui, et chaque décision sera scrutée. La question reste : saura-t-il réellement tourner la page, ou se contentera-t-il de réécrire l’histoire à sa manière ?

Sources

Source : www.huffingtonpost.fr

Une « défaite douloureuse » : le Premier Ministre d’extrême droite Viktor Orbán battu en Hongrie face à Péter Magyar
Visuel — Source : www.huffingtonpost.fr
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