Orange a finalement obtenu gain de cause. Selon nos informations, le gouvernement a tranché en faveur du numéro un français des télécoms dans le conflit qui l’oppose, depuis la fin de 2024, à son rival Mayotte THD pour l’installation de la fibre optique à Mayotte. Matignon a considéré que l’Etat ne pouvait pas empêcher Orange de raccorder, comme il a commencé à le faire, 28 000 foyers dans cinq communes du département d’outre-mer – à savoir la capitale Mamoudzou ainsi que Tsingoni, Koungou, Pamandzi et Dzaoudzi.
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Or, Mayotte THD, qui a remporté un appel d’offres pour une délégation de service public (DSP) auprès du département, le 19 décembre 2024, pour apporter la fibre à 63 000 habitations et entreprises de l’archipel, prévoyait aussi de couvrir ces mêmes territoires. Il ne pourra, en conséquence, pas compter sur les subventions de l’Etat pour apporter l’Internet fixe à très haut débit dans ces communes. L’exécutif « considère qu’il ne peut pas subventionner l’installation de la fibre là où il y a déjà un opérateur privé qui déploie », fait valoir un représentant du gouvernement.
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Orange triomphe à Mayotte : la fibre optique, un cadeau empoisonné pour les habitants
Le gouvernement a tranché en faveur d’Orange dans la guerre de la fibre optique à Mayotte, laissant les promesses de connectivité à la traîne.
Alors que le monde s’émerveille des avancées technologiques, Mayotte, ce petit coin de France, se retrouve au cœur d’une bataille digne des plus grands drames télévisuels. Orange, le géant des télécoms, a remporté la mise dans un conflit qui l’oppose à son rival local, Mayotte THD, pour l’installation de la fibre optique. Le gouvernement, dans sa sagesse infinie, a décidé que l’État ne pouvait pas empêcher Orange de raccorder 28 000 foyers dans cinq communes. Une décision qui, à première vue, semble logique, mais qui soulève des questions sur l’équité et l’accès à Internet pour tous.
Ce qui se passe réellement
Orange a, en effet, obtenu le feu vert du gouvernement pour déployer la fibre optique à Mamoudzou, Tsingoni, Koungou, Pamandzi et Dzaoudzi. Pendant ce temps, Mayotte THD, qui avait remporté un appel d’offres pour apporter la fibre à 63 000 habitations, se retrouve les mains liées, incapable de compter sur les subventions de l’État. Le gouvernement, dans un élan de logique bureaucratique, a jugé qu’il ne pouvait pas subventionner l’installation de la fibre là où un opérateur privé est déjà en train de déployer ses câbles. Une belle manière de dire aux habitants : « Désolé, mais vous aurez ce que vous méritez. »
Pourquoi cela dérange
Cette situation met en lumière l’absurdité d’un système qui privilégie les intérêts d’un opérateur privé au détriment d’un service public essentiel. Les promesses de connectivité et d’accès à Internet pour tous se heurtent à la réalité d’un marché où les décisions politiques semblent dictées par les intérêts financiers. Les habitants de Mayotte, en attendant, continuent de naviguer dans un océan de lenteur numérique, tandis que les grandes entreprises s’accaparent les bénéfices.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette décision sont claires : des milliers de foyers risquent de rester à l’écart de la révolution numérique, tandis que les promesses de modernité se heurtent à la réalité d’un accès limité. Les habitants devront se contenter d’une connectivité sporadique, tandis qu’Orange se frotte les mains, conforté par l’appui de l’État.
Lecture satirique
Il est fascinant de voir comment les discours politiques se transforment en promesses creuses. « Nous voulons un accès à Internet pour tous », clament les responsables politiques, tout en favorisant un opérateur qui ne se soucie guère des réalités locales. Les contradictions sont aussi flagrantes qu’un panneau publicitaire au milieu d’une forêt. Les habitants de Mayotte, eux, se demandent si leur voix compte vraiment dans cette bataille où les intérêts privés semblent primer sur le bien commun.
Effet miroir international
Cette situation rappelle étrangement les dérives autoritaires que l’on observe ailleurs dans le monde. Aux États-Unis, par exemple, les grandes entreprises technologiques profitent d’un cadre réglementaire laxiste pour s’accaparer le marché, laissant les citoyens dans l’ignorance. En Russie, l’État contrôle l’accès à l’information, tandis qu’à Mayotte, c’est un opérateur privé qui dicte les règles du jeu. Une belle leçon de démocratie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, les habitants de Mayotte pourraient bien se retrouver dans une situation où l’accès à l’information et aux services numériques devient un luxe. Les promesses de connectivité risquent de se transformer en mirage, laissant les plus vulnérables sur le bord de la route numérique.
Sources




