One Health Summit : Quand la santé devient un concept à la mode
Claude Gambey, membre du gouvernement chargé de la santé, a brillé au One Health Summit, mais la réalité de la santé mentale en Nouvelle-Calédonie reste dans l’ombre.
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Du 5 au 7 avril 2026, Lyon a accueilli le One Health Summit, un événement où dirigeants et scientifiques se sont réunis pour discuter des interconnexions entre santé humaine, animale et environnementale. Une belle initiative, n’est-ce pas ? Mais derrière les discours enjoués, la question se pose : ces belles paroles se traduiront-elles en actions concrètes ou resteront-elles de simples promesses ?
Ce qui se passe réellement
Le sommet a mis en avant l’approche One Health, qui repose sur l’idée que les santés des humains, des animaux et des écosystèmes sont indissociables. Claude Gambey a souligné l’importance de coordonner les politiques publiques pour faire face aux enjeux sanitaires, alimentaires et environnementaux. En effet, la pandémie de Covid-19 a révélé la nécessité de réponses collectives basées sur la science et la coopération internationale.
Un sommet pour accélérer la mise en place de cette approche
Ce rassemblement a réuni des acteurs clés des secteurs public et privé, des universitaires, des organisations internationales et des représentants de la société civile. Ensemble, ils ont cherché à renforcer la coordination internationale et à mobiliser des actions concrètes. Les thèmes abordés incluent les résistances antimicrobiennes, les systèmes alimentaires durables, et la pollution environnementale.
Pourquoi cela dérange
Malgré ces nobles intentions, la question de la santé mentale, pourtant cruciale, a été à peine effleurée. Gambey lui-même a admis que ce sujet n’avait pas reçu l’attention qu’il mérite, alors même que les jeunes de Nouvelle-Calédonie souffrent de problèmes de santé mentale croissants. Un bel exemple de déconnexion entre discours et réalité.
Ce que cela implique concrètement
Les promesses de coordination et d’actions concrètes sont souvent suivies de près par des réalités moins reluisantes. Les initiatives locales, comme le programme Wolbachia, ont certes montré des résultats, mais combien d’autres projets restent dans les limbes, faute de financement ou de volonté politique ?
Lecture satirique
Ironiquement, alors que le sommet prône une approche intégrée de la santé, les décideurs semblent oublier que la santé mentale est tout aussi essentielle que la santé physique. Peut-être que les maladies vectorielles sont plus « glamour » à traiter que les crises invisibles qui rongent nos jeunes ?
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, des pays comme les États-Unis et la Russie montrent comment des discours politiques peuvent masquer des réalités alarmantes. Les promesses de santé publique se heurtent souvent à des politiques ultraconservatrices qui ignorent les véritables besoins des populations. La Nouvelle-Calédonie pourrait-elle devenir un nouvel exemple de cette tendance ?
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pourrions voir un décalage croissant entre les discours politiques et les besoins réels des citoyens. La santé mentale pourrait bien rester sur le banc de touche, tandis que les initiatives « One Health » se multiplient sans véritable impact sur le terrain.
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