« One Health » : Quand la santé mondiale se heurte à la réalité des promesses
À Lyon, le sommet « One Health » a promis une approche intégrée pour la santé mondiale, mais les discours politiques semblent plus éloignés que jamais de la réalité.
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INTRODUCTION : Le Sommet « One Health », qui s’est tenu du 5 au 7 avril à Lyon, a mis en lumière une déclaration de Galien Africa, affirmant que la sécurité sanitaire mondiale repose sur des approches intégrées, notamment dans les pays du Sud. Une belle promesse, n’est-ce pas ? Sauf que dans le monde réel, les défis sont aussi nombreux que les discours creux des dirigeants.
Ce qui se passe réellement
Dakar — La sécurité sanitaire mondiale dépend d’approches intégrées et multisectorielles, en particulier dans les pays du Sud, relève une déclaration de Galien Africa, lue à la clôture, à Lyon (France), du Sommet « One Health ». Ce dernier, organisé à l’occasion de la Journée mondiale de la santé, visait à promouvoir une gestion de la santé humaine, animale et environnementale. Dans un contexte où le changement climatique et la perte de biodiversité menacent gravement la santé des populations, la déclaration souligne que la souveraineté sanitaire est une priorité stratégique pour les pays africains.
Galien Africa insiste sur l’importance de l’innovation locale et de la production régionale pour réduire les vulnérabilités. De plus, l’implication des communautés, des jeunes et des femmes est jugée indispensable pour la réussite des politiques publiques. Les participants ont appelé à transformer les engagements en actions concrètes, mesurables et financées.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de voir comment des promesses de coopération et d’intégration se heurtent à la réalité des politiques souvent fragmentées. Les gouvernements, tout en prônant l’importance de l’innovation locale, continuent de dépendre des solutions importées, laissant les populations locales sur le carreau. La déclaration appelle à renforcer les cadres juridiques et institutionnels, mais qui peut croire que cela se traduira par des actions concrètes ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : sans une véritable volonté politique et des actions mesurables, les belles paroles resteront lettre morte. Les systèmes d’alerte précoce et les mécanismes anticipatifs, bien qu’évoqués, risquent de ne jamais voir le jour si les gouvernements ne s’engagent pas réellement à investir dans les infrastructures nécessaires.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir des dirigeants se rassembler pour discuter de la santé mondiale tout en ignorant les crises sanitaires qui frappent déjà leurs propres populations. Les promesses de partenariats multisectoriels semblent plus être un slogan qu’une réalité. Peut-être que les dirigeants devraient d’abord s’assurer que leurs propres systèmes de santé ne sont pas en train de s’effondrer avant de prêcher l’intégration.
Effet miroir international
En parallèle, on ne peut s’empêcher de penser aux politiques autoritaires qui, à l’échelle mondiale, continuent de miner les efforts de santé publique. Les discours sur la santé et la sécurité sont souvent utilisés pour justifier des mesures répressives, comme on le voit aux États-Unis ou en Russie. Les promesses de « One Health » pourraient facilement se transformer en un prétexte pour renforcer le contrôle plutôt que d’améliorer la santé.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est probable que les belles déclarations du sommet ne se traduisent pas en actions concrètes. Les populations continueront de souffrir des conséquences d’une gouvernance défaillante, tandis que les dirigeants se congratuleront pour leurs discours éloquents.



