Une commission d’experts a recensé dans la revue médicale The Lancet 17 menaces susceptibles de peser sur la santé humaine entre 2025 et 2100. Les risques liés à l’obésité, à l’alimentation et à la sédentarité arrivent en tête. L’usage malveillant de l’intelligence artificielle et un conflit nucléaire figurent également parmi les menaces étudiées, avec un potentiel d’extinction massive, mais leurs projections sont jugées méthodologiquement fragiles.
Les risques sanitaires et sociaux en tête
Après les facteurs liés au poids, à l’alimentation et au manque d’activité physique, le classement place le faible niveau d’instruction en deuxième position et les inégalités de revenus en troisième. L’usage malveillant de l’IA et le risque d’un conflit nucléaire complètent les cinq premières menaces.
La liste se poursuit avec la mauvaise santé mentale, le vieillissement en mauvaise santé et le risque de conflit conventionnel. Viennent ensuite le tabagisme, l’hypertension artérielle, la résistance aux antimicrobiens, les pandémies naturelles et l’usage élevé d’alcool.
Le changement climatique arrive en quatorzième position, devant la pollution de l’air, l’effondrement de l’aide à la santé et, en dernière place, la malnutrition infantile.
Une comparaison fondée sur les années de vie en bonne santé perdues
Pour comparer ces risques, les auteurs ont utilisé le DALY, un indicateur qui estime les années de vie en bonne santé perdues en raison d’un décès prématuré, d’une maladie ou d’un handicap. L’étude évalue chaque menace entre 2025 et 2100, selon des scénarios favorables et défavorables, dans 204 pays et territoires.
La comparaison entre ces scénarios vise à estimer la part des pertes de santé qui pourrait être évitée grâce à des mesures politiques, des investissements ou des innovations. Christopher Murray, directeur de l’Institute for Health Metrics and Evaluation à l’université de Washington, a présenté cet objectif, selon des propos rapportés par Le Monde.
Des projections à interpréter avec prudence
Les auteurs signalent une fragilité méthodologique particulière pour les prévisions concernant l’IA et le conflit nucléaire. Le classement ne doit donc pas être lu comme une certitude sur l’évolution de ces menaces d’ici la fin du siècle.
L’évaluation du changement climatique comporte aussi une limite : elle porte sur ses effets directs sur la santé et ne comptabilise pas les conséquences des catastrophes naturelles, des sécheresses ou des déplacements de population. L’étude entend fournir aux décideurs des éléments pour préparer la prévention, tout en reconnaissant que son périmètre ne couvre pas l’ensemble des effets possibles.
Source : TF1 INFO – L'info pour tous et pour chacun (www.tf1info.fr)
Article original : Consulter la source originale



