L’annonce intervient moins de deux heures avant le début de la rencontre : dans un communiqué commun, Les Loyalistes et Le Rassemblement ont fait savoir qu’ils ne participeront pas à la réunion organisée par l’État, ce mardi 7 avril, avec les forces politiques calédoniennes. Programmée à l’initiative de Sébastien Lecornu, elle doit permettre d’envisager la suite à donner au rejet, le 2 avril à l’Assemblée nationale, du projet de réforme constitutionnelle issue de l’accord de Bougival.
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Les deux partis non-indépendantistes justifient cette décision par l’invitation faite par le Premier ministre aux responsables du FLNKS, qui ont confirmé leur présence plus tôt dans la journée. « Le Premier ministre a indiqué, sur les réseaux sociaux, qu’il réunirait ‘les signataires de l’accord de Bougival’. Nous nous étonnons donc de cette invitation et de la présence du FLNKS, qui affirme depuis neuf mois ne pas assumer sa signature.«
Les responsables loyalistes s’indignent tout particulièrement de l’éventuelle présence de Christian Tein, président du Front de libération, qu’ils jugent responsable des émeutes de 2024. « Comment justifier la présence du président du FLNKS et de groupes de pression directement mis en cause par la justice dans l’organisation des violences du 13 mai 2024 ? Faut-il comprendre qu’ils se considèrent à nouveau comme signataires ? » Le Front de libération a rejeté l’accord en août 2025, un mois après la signature de ses représentants.
« Respect de la démocratie »
Les Loyalistes et Le Rassemblement disent également ne pas comprendre l’objet de cette réunion. « S’il s’agit d’organiser une consultation sur l’accord de Bougival, nous n’y serons favorables qu’avec l’engagement clair du respect au moins majoritaire du résultat par les groupes parlementaires. L’État dispose-t-il de cette garantie ? À ce stade, non.«
Partisans d’une ouverture du corps électoral pour les prochaines élections provinciales, qui devraient se tenir d’ici fin juin, les deux partis notent « qu’aucune majorité ne se dégage pour l’ouvrir aux personnes présentes depuis une certaine durée« . « L’État veut-il nous faire boire le calice jusqu’à la lie en nous demandant d’accepter l’ouverture aux seuls natifs, alors même que cette réforme, favorable aux indépendantistes, mettrait fin à tout espoir d’ouverture plus large à l’avenir ?«
Par conséquent, Les Loyalistes et Le Rassemblement « ne participeront à aucune réunion avec le FLNKS tant que l’État n’aura pas obtenu des groupes parlementaires l’engagement du respect de la démocratie en Nouvelle-Calédonie« .
Nouvelle-Calédonie : Les Loyalistes et Le Rassemblement, champions du boycott à la sauce politique
Moins de deux heures avant une réunion cruciale, Les Loyalistes et Le Rassemblement annoncent leur absence, soulevant des questions sur la démocratie calédonienne.
Alors que l’État s’apprête à discuter de l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie, voilà que les deux partis non-indépendantistes, Les Loyalistes et Le Rassemblement, décident de faire un coup d’éclat en refusant de participer à la réunion organisée par le ministre Sébastien Lecornu. Une décision qui, à première vue, pourrait sembler noble, mais qui, en réalité, ne fait que masquer des contradictions bien plus profondes.
Ce qui se passe réellement
Dans un communiqué, ces deux partis justifient leur boycott par l’invitation faite par le Premier ministre aux responsables du FLNKS, qui, ironie du sort, ont confirmé leur présence. « Le Premier ministre a indiqué qu’il réunirait ‘les signataires de l’accord de Bougival’. Nous nous étonnons donc de cette invitation », s’indignent-ils. Une indignation qui semble un peu sélective, surtout quand on considère que le FLNKS a été au cœur des tensions politiques récentes.
Les Loyalistes vont même jusqu’à pointer du doigt Christian Tein, président du Front de libération, qu’ils accusent d’être responsable des émeutes de 2024. « Comment justifier sa présence alors qu’il est mis en cause par la justice ? », s’interrogent-ils. Un point de vue qui, à première vue, semble légitime, mais qui pourrait aussi être interprété comme une tentative de détourner l’attention de leurs propres échecs.
« Respect de la démocratie »
Les Loyalistes et Le Rassemblement affirment ne pas comprendre l’objet de cette réunion. Ils exigent un engagement clair de l’État pour respecter les résultats d’une éventuelle consultation sur l’accord de Bougival. « L’État dispose-t-il de cette garantie ? À ce stade, non », déclarent-ils. Une belle promesse de démocratie, mais qui, dans les faits, semble davantage relever du souhait pieux que d’une réalité tangible.
Et que dire de leur position sur l’ouverture du corps électoral pour les prochaines élections provinciales ? Ils notent qu’aucune majorité ne se dégage pour cette ouverture. « L’État veut-il nous faire boire le calice jusqu’à la lie ? », s’interrogent-ils, tout en semblant oublier qu’ils sont eux-mêmes responsables de la situation actuelle.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est vraiment dérangeant ici, c’est le décalage entre les discours et les actes. Les Loyalistes et Le Rassemblement se présentent comme les défenseurs de la démocratie, tout en refusant de participer à un dialogue qui pourrait potentiellement faire avancer les choses. Leur refus de s’asseoir à la table des négociations ne fait que renforcer l’idée qu’ils préfèrent le statu quo à une véritable avancée politique.
Ce que cela implique concrètement
En refusant de participer à cette réunion, ces partis risquent de laisser le champ libre à des discussions qui pourraient ne pas les inclure. Cela pourrait avoir des conséquences directes sur l’avenir politique de la Nouvelle-Calédonie, notamment en ce qui concerne l’accord de Bougival et les réformes constitutionnelles qui en découlent.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir ces partis, qui se présentent comme les garants de la démocratie, faire le choix du boycott. Cela rappelle les promesses de certains dirigeants autoritaires qui, tout en prônant la démocratie, ferment la porte à toute forme de dialogue. Un peu comme si un chef d’État, en pleine crise, décidait de ne pas se montrer pour éviter les questions gênantes.
Effet miroir international
Cette situation fait écho à des dérives autoritaires observées ailleurs, notamment aux États-Unis ou en Russie, où les dirigeants choisissent souvent de contourner le dialogue démocratique au profit de décisions unilatérales. Un parallèle qui, bien que pertinent, ne doit pas être forcé, mais qui souligne l’importance d’un véritable engagement démocratique.
À quoi s’attendre
Si cette dynamique se poursuit, la Nouvelle-Calédonie pourrait se retrouver dans une impasse politique, où le dialogue est remplacé par le boycott. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si un véritable engagement en faveur de la démocratie pourra émerger de cette situation tendue.
Sources




