« Notre pays n’oubliera jamais » : La Belgique commémore les attentats de Bruxelles, mais à quel prix ?

Dix ans après les attentats jihadistes de 2016, la Belgique se souvient des 32 victimes, mais les promesses de sécurité semblent aussi éphémères que les fleurs déposées sur les lieux du drame.

Ce dimanche 22 mars, la Belgique a marqué le dixième anniversaire des attentats de Bruxelles, une date gravée dans la mémoire collective du pays. Les autorités, avec un aplomb digne d’un numéro de magie, affirment avoir tiré des leçons de cette tragédie. Mais, à l’heure où le roi Philippe déclare solennellement que « notre pays n’oubliera jamais », on ne peut s’empêcher de se demander si ces mots ne sont pas qu’un écho vide, une promesse de plus dans un océan de discours politiques creux.

Ce qui se passe réellement

Les commémorations ont débuté dès l’aube, avec des témoignages poignants à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem et dans la station de métro Maelbeek, les deux cibles des attentats. Béatrice de Lavalette, survivante et athlète paralympique, a partagé son récit déchirant : « Tous les jours, je me réveille avec les souvenirs de cette horreur. » Mais, comme souvent dans ces discours, la douleur est vite suivie par le refrain habituel des autorités : « Nous n’avons pas cédé à la peur. » Pourtant, la peur semble omniprésente, surtout quand on constate que la cellule jihadiste impliquée avait déjà frappé Paris quelques mois plus tôt.

Pourquoi cela dérange

Les autorités belges, qui se vantent d’avoir renforcé le renseignement et la lutte antiterroriste, semblent ignorer que les promesses de sécurité ne suffisent pas à apaiser les craintes des citoyens. En effet, les attentats de 2016 ont révélé des failles béantes dans le système de sécurité, des failles que l’on pourrait croire colmatées, mais qui continuent de suinter à chaque alerte terroriste.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de ces attentats sont palpables : des mesures de sécurité renforcées, des budgets alloués à la lutte contre le terrorisme, mais aussi une stigmatisation croissante de certaines communautés. Les promesses de sécurité se heurtent à la réalité d’une société divisée, où la peur engendre la méfiance et la méfiance engendre la division.

Lecture satirique

Le discours politique, toujours bien rodé, nous rappelle que « face à la terreur, nous n’avons pas cédé à la division ». Pourtant, les faits montrent que la division est devenue la norme. Les politiques de sécurité, souvent plus spectaculaires que efficaces, ressemblent à des feux d’artifice : beaux à voir, mais rapidement éteints. La réalité, c’est que la lutte contre le terrorisme semble davantage être un prétexte pour justifier des mesures autoritaires qu’une véritable volonté de protéger les citoyens.

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres pays où la peur est utilisée comme un outil de contrôle. Que ce soit aux États-Unis, où la surveillance de masse est justifiée par la lutte contre le terrorisme, ou en Russie, où les dissidents sont muselés au nom de la sécurité nationale, la Belgique n’est pas seule sur cette pente glissante.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que les discours politiques continueront d’évoluer autour de la peur et de la sécurité. Les citoyens, quant à eux, devront naviguer dans un paysage où la mémoire des victimes est souvent utilisée comme un outil de manipulation.

Sources

Source : www.bfmtv.com

Visuel — Source : www.bfmtv.com
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