« Nos enfants ne sont pas des chiffres » : 100 parents d’élèves manifestent sur un rond-point près de Nantes

La colère des parents face à la fermeture de classes

Vendredi 3 avril, les parents d’élèves des écoles publiques du Loroux-Bottereau, Saint-Julien-de-Concelles et Divatte-sur-Loire ont décidé de frapper plus fort. En effet, plutôt que de se contenter de manifestations classiques, ils ont choisi de faire entendre leur colère dans un lieu hautement symbolique : un rond-point, au cœur de la circulation, pour que personne ne puisse les ignorer.

Ce qui se passe réellement

Pour protester contre la suppression de classes et d’un poste de Rased (Réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté), plus de 100 parents, accompagnés de leurs enfants et de quelques élus, se sont réunis sur le rond-point de la boulangerie de la Tartine du bonheur. À une heure d’intense circulation, ils ont réussi à capter l’attention de nombreux automobilistes, qui n’ont pas hésité à klaxonner en signe de soutien.

La manifestation s’est déroulée dans la bonne humeur et sans heurts. ©HSM

Pourquoi cela dérange

La fermeture de classes, notamment à l’école Le Lys de la Vallée, est perçue comme une décision injuste et déconnectée des réalités. Les co-présidentes de l’APE, Maud Charruau et Mélanie Rio, soulignent que « nos enfants ne sont pas des chiffres ». Elles insistent sur le fait que la situation actuelle, avec moins d’enfants par classe, est confortable et apaisée. La suppression de classes pourrait mener à des conditions d’accueil insatisfaisantes, alors même que la commune prévoit la construction de 600 logements d’ici 10 ans.

Ce que cela implique concrètement

La fermeture d’une classe en maternelle et d’une autre en élémentaire à Saint-Julien-de-Concelles n’est pas qu’un simple chiffre. Cela signifie des classes plus chargées, des conditions d’apprentissage dégradées et un impact direct sur la scolarisation des enfants. Pierre-Jean Macé, président de l’Apel au Loroux, déclare : « C’est injuste et injustifié. Ces fermetures sont dues à des chiffres, sans aucune raison. »

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les décideurs, tout en prônant une politique d’austérité, semblent ignorer les réalités de terrain. La baisse de la natalité est souvent utilisée comme excuse pour justifier ces fermetures, mais qui peut croire que l’éducation de nos enfants doit être sacrifiée sur l’autel des chiffres ? En somme, il s’agit d’un calcul froid, où les enfants ne sont que des variables dans une équation budgétaire.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires où l’éducation est souvent la première victime des politiques d’austérité. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les gouvernements semblent plus préoccupés par les économies budgétaires que par l’avenir de leurs enfants. Une tendance inquiétante qui devrait nous alerter.

À quoi s’attendre

Les parents d’élèves, soutenus par les municipalités du Loroux et Saint-Julien, ne comptent pas s’arrêter là. Ils prévoient de manifester à nouveau à Nantes, au siège de la préfecture, ce mardi 7 avril. Leur message est clair : « Il faut se faire entendre pour faire bouger les choses. »

Sources

Source : actu.fr

Visuel de la manifestation

Visuel — Source : actu.fr

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