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Entre ce printemps et la fin de l’été, Nicetoile accélère sa relance en misant sur un repositionnement mêlant sport, mode et restauration, avec plus de 2 000 m2 de surfaces remises sur le marché, principalement au niveau 1, longtemps resté sous-exploité.
Le mouvement a déjà débuté en avril avec la réouverture de Courir, désormais installé sur 350 m2 au premier étage après avoir quitté le niveau inférieur. Dans le même temps, l’offre de restauration s’étoffe avec l’arrivée de Romantica, un concept de pizza à la part implanté au dernier niveau. En mai, La Grande Récré poursuit cette dynamique en modernisant son espace.
La transformation se poursuit en juin avec l’ouverture de Rice Bowl au niveau -1, misant sur une cuisine asiatique inspirée de la street-food et adaptée aux nouveaux modes de consommation rapides. En juillet, Coffee Break viendra compléter cette offre avec un espace café-snacking de 130 m2.
Le tournant majeur est attendu en août avec l’inauguration d’un vaste magasin Nike, réparti sur deux niveaux et couvrant 1 200 m2, après d’importants travaux. L’enseigne ambitionne de renforcer l’identité sport et lifestyle du centre avec ses collections phares. Enfin, en septembre, Only prendra place sur 300 m2 au niveau 1 avec une offre de prêt-à-porter destinée à toute la famille.
Depuis 1982, Nicetoile a connu plus de 400 rotations d’enseignes et s’est presque entièrement renouvelé, à l’exception de C&A. La direction attribue ce turn-over aux transformations du secteur, entre restructurations, faillites et crise accrue du prêt-à-porter après le Covid, avec des disparitions comme Naf Naf, Camaïeu ou Jennyfer.
Face à ces transformations, le centre adapte aussi son organisation en privilégiant désormais de grandes surfaces commerciales. Plusieurs cellules ont ainsi été regroupées pour accueillir des enseignes comme Courir ou Nike, en phase avec les standards actuels du marché.
Environ 8 % des surfaces restent vacantes, surtout au premier étage, mais des discussions sont en cours pour les occuper rapidement. Les loyers sont comparables à ceux du centre-ville, avec des charges supplémentaires, et de nouvelles enseignes pourraient bientôt compléter l’offre.
Nicetoile : Quand le Sport et la Mode Se Rencontrent… Pour Combler des Vides
Entre relance commerciale et surfaces vacantes, Nicetoile joue à cache-cache avec la réalité.
Ah, Nicetoile ! Ce temple du commerce où l’on espère que la mode et la restauration viendront sauver un espace longtemps laissé à l’abandon. Entre promesses de renouveau et réalité des chiffres, la transformation du centre commercial ressemble à une pièce de théâtre où les acteurs semblent avoir oublié leurs répliques.
Ce qui se passe réellement
Entre ce printemps et la fin de l’été, Nicetoile accélère sa relance en misant sur un repositionnement mêlant sport, mode et restauration, avec plus de 2 000 m² de surfaces remises sur le marché, principalement au niveau 1, longtemps resté sous-exploité. Le mouvement a déjà débuté en avril avec la réouverture de Courir, désormais installé sur 350 m² au premier étage après avoir quitté le niveau inférieur. Dans le même temps, l’offre de restauration s’étoffe avec l’arrivée de Romantica, un concept de pizza à la part implanté au dernier niveau. En mai, La Grande Récré poursuit cette dynamique en modernisant son espace.
La transformation se poursuit en juin avec l’ouverture de Rice Bowl au niveau -1, misant sur une cuisine asiatique inspirée de la street-food et adaptée aux nouveaux modes de consommation rapides. En juillet, Coffee Break viendra compléter cette offre avec un espace café-snacking de 130 m². Le tournant majeur est attendu en août avec l’inauguration d’un vaste magasin Nike, réparti sur deux niveaux et couvrant 1 200 m², après d’importants travaux. L’enseigne ambitionne de renforcer l’identité sport et lifestyle du centre avec ses collections phares. Enfin, en septembre, Only prendra place sur 300 m² au niveau 1 avec une offre de prêt-à-porter destinée à toute la famille.
Depuis 1982, Nicetoile a connu plus de 400 rotations d’enseignes et s’est presque entièrement renouvelé, à l’exception de C&A. La direction attribue ce turn-over aux transformations du secteur, entre restructurations, faillites et crise accrue du prêt-à-porter après le Covid, avec des disparitions comme Naf Naf, Camaïeu ou Jennyfer. Face à ces transformations, le centre adapte aussi son organisation en privilégiant désormais de grandes surfaces commerciales. Plusieurs cellules ont ainsi été regroupées pour accueillir des enseignes comme Courir ou Nike, en phase avec les standards actuels du marché. Environ 8 % des surfaces restent vacantes, surtout au premier étage, mais des discussions sont en cours pour les occuper rapidement. Les loyers sont comparables à ceux du centre-ville, avec des charges supplémentaires, et de nouvelles enseignes pourraient bientôt compléter l’offre.
Pourquoi cela dérange
La vacance de 8 % des surfaces, surtout au premier étage, soulève des questions. Est-ce vraiment un renouveau ou une simple tentative de masquer un échec commercial ? Les loyers comparables à ceux du centre-ville, avec des charges supplémentaires, semblent plus une invitation à fuir qu’un appel à investir. En somme, Nicetoile se transforme en un vaste espace où l’on espère que le sport et la mode viendront faire disparaître les fantômes des enseignes disparues.
Ce que cela implique concrètement
Les transformations en cours pourraient bien ne pas suffire à attirer une clientèle fidèle. Si le centre commercial continue de perdre des enseignes, il risque de devenir un musée du commerce, où l’on viendra admirer les vestiges d’un passé glorieux, tout en se demandant où sont passés les clients.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que Nicetoile se vante de son repositionnement, les acteurs du secteur semblent plus préoccupés par la survie que par l’innovation. Les promesses de renouveau s’apparentent à un discours politique déconnecté de la réalité, où l’on promet monts et merveilles tout en laissant des surfaces vacantes. Une belle métaphore des discours politiques actuels, où l’on parle de relance économique tout en observant des chiffres de chômage alarmants.
Effet miroir international
À l’échelle internationale, on pourrait faire un parallèle avec des politiques autoritaires qui, sous couvert de renouveau, cachent des réalités bien plus sombres. Comme Nicetoile, ces gouvernements promettent des transformations tout en laissant des pans entiers de la société à l’abandon. Une ironie qui ne fait sourire que ceux qui ont le privilège de ne pas vivre ces contradictions au quotidien.
À quoi s’attendre
Si Nicetoile continue sur cette voie, il est à craindre que le centre commercial devienne un exemple de ce qu’il ne faut pas faire. Une leçon sur les dangers de l’optimisme mal placé et des promesses non tenues. Les tendances visibles laissent entrevoir un avenir où le centre pourrait bien rester un vaste espace vide, où l’on viendra chercher des souvenirs, mais pas des emplettes.
Sources





